Réforme de la formation professionnelle : exécutif et partenaires sociaux travaillent sur des aménagements

Des discussions sont en cours pour tenter de réduire le coût de cette réforme, qui rencontre un vif succès.

Financement formation

Essor du compte personnel de formation (CPF), dynamique de l’apprentissage… la réforme de la formation professionnelle est un succès quantitatif qui crée des problèmes de financement et de qualité selon l’exécutif et les partenaires sociaux désireux de faire un peu le ménage. Depuis avril, syndicats (à l’exception de la CGT) et patronat discutent de « la loi sur la liberté de choisir son avenir professionnel » de 2018 avec l’objectif de faire des propositions d’évolution début juillet. En les attendant, le gouvernement a commencé à les réunir parallèlement début juin.

Le sujet le plus épineux sera celui du financement. L’organisme régulateur, France compétences, qui redistribue l’argent collecté auprès des entreprises, s’attend à un déficit de 2,5 milliards d’euros cette année. La faute un peu au Covid côté recettes mais surtout à la montée de trois grosses dépenses: l’apprentissage (6,1 milliards), le CPF (1,9 milliard) et la formation des chômeurs (PIC, 1,6 milliard). « Il y a des choses qui marchent mieux que prévu. Plus de 500.000 contrats d’apprentissage cette année, ça entraîne plus de dépenses que 340.000 en 2019. Il y a le CPF qui marche du feu de dieu. Évidemment nous souhaitons maintenir ces deux dispositifs à ces niveaux », souligne-t-on au ministère du Travail. Mais pour retrouver l’équilibre de France compétences, exigé par la loi pour 2022, l’équation sera complexe.

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Les salaires des professionnels du digital en 2021 : tech, marketing, design…

Coup d’oeil sur ce que gagne les professionnels de l’IT

salaires développeurs

Au sommaire, nous vous proposons de découvrir les rémunérations des professionnels de la tech, du marketing et du design, sur la base du salaire brut annuel en fonction des métiers :

1- Les salaires dans le domaine de la tech : développeur back-end et front-end, développeur full stack, développeur mobile, ingénieur QA, data scientist/engineer, devOps, product owner, lead technique, directeur technique, intégrateur web…

2- Les salaires dans le domaine du marketing : chef de projet digital, responsable communication marketing, chief marketing officer, growth manager/hacker, chief data officer, responsable CRM, community manager, content manager, responsable SEA/SEM, responsable SEO, traffic manager, e-commerce manager, country manager…

3- Les salaires dans le domaine du design : UX/UI designer, graphiste offline/online…

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Certification : à quoi servent les blocs de compétences ?

La réforme de 2014 les a créés, celle de 2018 les a définis : les « blocs de compétences » sont des composants des certifications qui peuvent être validés séparément, un peu comme les unités de valeur (UV) à l’université. Ils servent à structurer les référentiels des certifications, mais aussi à créer des passerelles entre diplômes et à faciliter la mobilité professionnelle. Au moins en théorie. Où en est-on de leur déploiement ? Et en quoi peuvent-ils être utiles aux salariés et à l’entreprise ?

 

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Où trouve-t-on les blocs de compétences ?

La réforme de 2018 a confié la gestion de la certification à France Compétences et à sa Commission de la certification professionnelle. Celle-ci tient à jour le Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), ainsi que le répertoire spécifique (RS), qui contient les habilitations et compétences transversales et complémentaires.

Seules les certifications enregistrées au RNCP sont découpées en blocs de compétences ; et elles doivent toutes faire l’objet d’un tel découpage, sauf quelques exceptions. Les certifications et habilitations du RS ne sont pas, elles, décomposées en blocs ; mais elles peuvent correspondre à un bloc de compétences d’une certification enregistrée au RNCP. En clair, une certification du RS est « insécable », mais peut constituer une brique d’une certification du RNCP.

Dans le RNCP

Le RNCP comprend plusieurs types de certifications :

 

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«  La loi du 5 septembre 2018 débouche sur une situation explosive pour les entreprises de 50-300 salariés » (Marie Dupuis-Courtes, CPME)

Que reste-t-il des principes des lois de 1971 ? Quelles ruptures après la réforme de 2018 ? Quelles perspectives se dégagent de ces 50 ans d’évolutions du dispositif de la formation professionnelle ? Plusieurs personnalités et experts du secteur de la formation professionnelle apportent leur éclairage sur ces questions. Décryptage avec Marie Dupuis-Courtes, vice-présidente de la Confédération des petites et moyennes entreprises, en charge de la formation professionnelle.

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Le Quotidien de la formation. Que doit-on à la loi Delors ?

Marie Dupuis-Courtes. D’avoir inscrit la formation professionnelle continue dans le champ professionnel, d’avoir fait passer le message que la formation initiale n’est pas l’alpha et l’oméga d’une vie entière, et que, dans un monde qui change de plus en plus vite, on doit se former tout au long de la vie.C’est aussi la marque de la volonté de l’Etat, à l’époque, de faire confiance aux partenaires sociaux, et pour nous, CPME, l’excellent souvenir d’une période particulière : celle de la création d’Agefos PME et de la mutualisation pour accompagner le développement de la formation continue dans les PME. Un outil performant, que nous avons fait évoluer, qui était devenu incontournable voire gênant pour certains. On se demande d’ailleurs s’il ne fallait pas casser l’Agefos PME [ 1 ] pour faire la réforme de 2018.

QDF. Précisément, où en est-on aujourd’hui ?

MDC. 2018 est un tournant probablement majeur. La réforme a fait un bon job sur l’alternance et l’apprentissage. Certes il ne faut pas être dupe des résultats et reconnaître le poids des aides financières. Mais malgré tout le changement d’image de l’alternance est fondamental. C’est un vrai bon point. Il faudrait pouvoir écrire d’autres chapitres, dont celui de la formation professionnelle continue, avec le même satisfecit, mais ce n’est pas le cas. En effet, nous vivons un véritable recul sur la formation professionnelle continue : L’ANI (accord national interprofessionnel) rendu caduque par le Big bang de Muriel Pénicaud débouche sur une situation catastrophique et explosive pour les PME de 50-300 salariés. Elisabeth Borne semble en avoir conscience. De plus, nous constatons un recul des moyens financiers pour les entreprises de moins de 50 salariés, malgré l’affichage de « sanctuarisation ». En 2020, la dotation adressée par France compétences à Opco EP (entreprises de proximité) est en diminution de 30 % alors que la masse salariale n’a baissé que de 9,5 % ! Ainsi Opco EP attendait 220 millions d’euros, réduits à 180, puis finalement réduits à nouveau à 148 pour 2020 !  L’équilibre financier de la réforme ne peut pas se faire sur le dos de la formation dans les PME. Ce qui questionne le PIC (pacte d’investissement dans les compétences): 50 % de ses fonds provient de la captation des fonds d’entreprise. Et conséquence : 50 % des problèmes de financement de France compétences vient de cela. On ne pourra rétablir un équilibre dans la formation continue sans reprendre toutes les lignes de financement de France compétences.

QDF. Que faire désormais ?

 

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