Une très forte augmentation des entrées en contrat d’apprentissage en 2020

En 2020, le nombre de contrats d’apprentissage atteindrait 525 600, en augmentation de plus de 40 % par rapport à l’année précédente.

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C’est tant mieux! Mais il aura fallu les aides massives de l’état pour parvenir à ce résultat. Que va-t-il se passer quand les aides vont tomber?

La part de contrats permettant de préparer une formation du supérieur s’accroît fortement, tandis que la proportion de mineurs diminue. Les secteurs d’activité les plus dynamiques se situent dans le tertiaire.

Une très forte progression des entrées dans le privé, portée par le supérieur

En 2020, le nombre d’entrées en apprentissage est estimé à 525 600 (encadré) et augmente fortement par rapport à l’année précédente (+42 %). Cette hausse est presque entièrement portée par le secteur privé (+44 %), les embauches dans le secteur public n’augmentant que de 5 % (tableau 1).

 

TABLEAU 1 | Le tableau 1 montre que les employeurs utilisateurs des nouveaux contrats d’apprentissage, secteurs privé et public

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FORMATION CONCEPTEUR DESIGNER UI

Nous trouvons cette formation  de concepteur Designer UI , chez Ziggourat formation. C’est un métier émergeant idéal pour la reconversion

OBJECTIFS DE LA FORMATION

Ce parcours de formation vous permet de préparer le titre professionnel de concepteur designer UI . Le Concepteur Designer UI conçoit et réalise des outils de communication numériques adaptés à différents supports de publication, en tenant compte des standards, du référencement, de l’accessibilité et de l’ergonomie. A partir d’un cahier des charges, d’instructions reçues d’un responsable de projet ou directement d’un client, il (elle) analyse la demande, conçoit l’interface, élabore une ambiance graphique, crée ou adapte une charte graphique et des médias. Il (elle) réalise des visuels ou des maquettes et élabore des animations.

 

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C. Seiler (Haut-commissaire aux compétences) : « la formation professionnelle comme levier de relance »

La crise du coronavirus a joué le rôle d’un révélateur : insuffisante digitalisation des parcours, métiers en tension, illectronisme, soft skills requises par le télétravail généralisé, etc. Autant d’éléments qui font, selon Carine Seiler, Haut-commissaire aux compétences, de la formation professionnelle un levier de la relance.

FNE formation coronavirus

Décideurs. Le Plan d’investissement dans les compétences (PIC) compte-t-il parmi les victimes de la Covid-19 ? 

Carine Seiler. Absolument pas. La crise accentue au contraire l’impérieuse nécessité d’investir dans les compétences. Elle exige une réponse forte et immédiate pour permettre à ceux qui ont perdu leur emploi et pour les jeunes confrontés à un marché du travail en crise de se projeter vers l’emploi, grâce à la formation. Et le Plan d’investissement est au rendez-vous. Grâce à la formidable mobilisation des organismes de formation et des CFA mais aussi de tous les acteurs – régions, Opco, partenaires sociaux… –, l’objectif d’amplification de l’effort de formation a été quasiment atteint en 2020. Avant la mi-mars 2020 et le 1e confinement, on enregistrait même une augmentation de 10 % dans l’effort de formation. La crise a par ailleurs eu pour effet d’accélérer la prise de conscience sur la nécessité de mieux intégrer le digital dans les parcours de formation et de franchir un cap significatif dans l’hybridation de la formation. C’est une transformation globale qui suppose, pour un organisme de formation, de faire évoluer sa pédagogie mais qui questionne également son modèle économique, son organisation, ses ressources humaines… 

Justement, par quels dispositifs ouvrir et éclaircir un horizon bien sombre ? 

 

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Organismes de formation : un modèle challengé… prêt à se réinventer ?

Avant même la crise sanitaire, le modèle des organismes de formation était interrogé par certains axes de la réforme de 2018. Comment répondre aux attentes d’apprenants devenus acteurs « individuels » du développement des compétences ? Comment se positionner quand le fléchage des financements évolue, alors que les impératifs organisationnels des entreprises s’accentuent ? Rompus aux évolutions réglementaires, les organismes de formation pourraient se diriger vers un renouvellement du cœur même de leur modèle.

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Les organismes de formation doivent tenir compte de deux paradigmes bien distincts

Une salle, un contenu, un formateur. Cette formule a longtemps résumé l’offre de formation faite aux entreprises et à leurs collaborateurs. Toutefois, depuis les années 2000, des innovations technologiques et digitales sont venues challenger cette structuration avec les premières expériences d’e-learning suivies par le développement, abouti, du digital learning.

Sur le registre pédagogique, les méthodes évoluent régulièrement, nourries par les apports des neurosciences, notamment. Ces dernières ont en effet renforcé certaines intuitions des formateurs et concepteurs de formation. La prise en compte du fonctionnement du cerveau apprenant conduit ainsi à davantage séquencer les parcours, à moduler le contexte d’apprentissage (en grand ou petit groupe, en binôme, seul), à changer régulièrement de ton et/ou de support pour « réveiller » l’attention des apprenants. Mobiliser l’esprit et le corps, les émotions et les sens, permet de mieux apprendre.

Outre cette première logique, le modèle des organismes de formation relève d’un second paradigme : les réglementations portant sur la formation. En la matière, le législateur s’est montré prolixe ! Le volet « formation » de la loi Avenir professionnel vient après onze autres textes dédiés, depuis 1971.

Très encadré, notre système de formation professionnelle est doté d’une gouvernance qui accompagne et contrôle les demandes de formation ainsi que leurs modes de financement, d’une part, et les offres de formation et leurs modalités, d’autre part. Citons, parmi les principales instances : France Compétences, la Caisse des dépôts, les Opco, les CPIR devenues associations transitions pro (AT pro).

Pour « professionnaliser » le secteur de la formation, la réforme de 2018 a instauré une certification nationale, Qualiopi, qui remplace le système de référencement Datadock. Attestant la qualité du processus mis en œuvre pour développer les compétences, cette certification concerne les actions financées sur des fonds publics ou mutualisés [2] et vise le respect des engagements inscrits dans le référentiel de certification. Là où Datadock était déclaratif, avec une « possibilité » de contrôle a posteriori, le nouveau système de certification prévoit un audit régulier des « éléments de preuve » fournis par les organismes ayant été certifiés.

Bien que les instances et dispositifs décrits ci-dessus soient, pour la plupart, nés de la réforme de 2018, il faut noter que, jusqu’à celle-ci, la complexité du système – en matière de financement notamment – faisait des responsables formation des experts de ces mécanismes plus encore que de la pédagogie.

Opportunité ou limitation du champ d’action : des avis contrastés sur la « mise aux normes » du système de formation professionnelle

 

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