Les Experts Compétences attirent votre attention sur une erreur qui coûte cher à de nombreux organismes de formation.
Nos articles sur le sujet
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La plupart des organismes de formation consacrent une énergie considérable à construire leur catalogue.
- Ils créent de nouveaux programmes.
- Ils mettent à jour leurs référentiels.
- Ils enrichissent leurs fiches produits.
- Ils obtiennent des certifications.
- Tout cela est indispensable.
Mais une question reste rarement posée :
Le client recherche-t-il réellement une formation ?
Dans la majorité des cas…
la réponse est non.
Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions
Une entreprise n’achète jamais une formation pour le plaisir
Lorsqu’un dirigeant contacte un organisme de formation, il ne se lève pas un matin avec l’envie d’acheter vingt-et-une heures de pédagogie.
Il cherche à résoudre un problème.
Par exemple :
- ses commerciaux ne vendent plus suffisamment ;
- son équipe maîtrise mal un nouveau logiciel ;
- le turnover augmente ;
- les managers rencontrent des difficultés ;
- une évolution réglementaire impose une montée en compétences ;
- une certification devient obligatoire.
La formation n’est qu’un moyen.
Le véritable objectif est la résolution d’une difficulté opérationnelle.
Ce que vend réellement un organisme de formation
Prenons quelques exemples.
Un organisme propose une formation Excel.
Le client, lui, souhaite :
- produire ses tableaux plus rapidement ;
- réduire les erreurs ;
- gagner du temps dans ses reportings.
Autre exemple.
Une formation en management.
Le client souhaite :
- diminuer les conflits ;
- fidéliser ses collaborateurs ;
- améliorer la productivité.
Même logique pour une formation en cybersécurité.
L’entreprise n’achète pas une journée de sensibilisation.
Elle cherche à réduire son exposition aux risques informatiques.
Dans tous les cas, la logique est identique.
La formation est un outil.
La solution est l’objectif.
Les catalogues rassurent… mais ils ne vendent plus
De nombreux sites Internet d’organismes de formation ressemblent encore à de simples catalogues.
On y trouve :
- les objectifs pédagogiques ;
- les prérequis ;
- les durées ;
- les modalités ;
- les programmes détaillés.
Ces informations sont nécessaires.
Mais elles arrivent souvent trop tôt dans le parcours du prospect.
Avant de vouloir connaître le contenu d’une formation, un décideur cherche d’abord à savoir :
« En quoi cette formation va-t-elle améliorer la situation de mon entreprise ? »
Cette question devrait guider toute la communication commerciale d’un organisme.
Passer d’une logique de catalogue à une logique de résultat
Prenons un exemple concret.
Approche traditionnelle
Formation « Prise de parole en public ».
Durée : deux jours.
Objectifs :
- maîtriser les techniques d’expression orale ;
- gérer son stress ;
- structurer un discours.
Approche orientée solution
Vos collaborateurs peinent à convaincre en réunion ?
Cette formation leur permettra :
- de présenter leurs projets avec davantage d’impact ;
- de gagner en confiance ;
- de rendre leurs interventions plus efficaces.
Le contenu pédagogique est identique.
Le message commercial est totalement différent.
Les entreprises raisonnent en retour sur investissement
Dans un contexte économique tendu, les directions générales et les directions des ressources humaines doivent justifier chaque dépense.
La question devient donc :
Quel bénéfice concret cette formation apportera-t-elle ?
Les organismes qui répondent précisément à cette interrogation prennent une longueur d’avance.
Ils ne vendent plus une action de formation.
Ils proposent une amélioration mesurable.
Les financeurs évoluent également
Cette évolution concerne aussi :
- les OPCO ;
- France Travail ;
- les collectivités territoriales ;
- les entreprises.
Les financeurs s’intéressent de plus en plus :
- aux compétences acquises ;
- aux résultats obtenus ;
- à l’impact sur l’emploi ;
- aux effets sur la performance.
Cette logique renforce encore l’importance d’une approche orientée résultats.
Le rôle du commercial change profondément
Le commercial d’un organisme de formation n’est plus seulement un vendeur de stages.
Il devient un conseiller.
Avant de proposer une solution, il doit comprendre :
- le contexte ;
- les difficultés rencontrées ;
- les objectifs du client ;
- les contraintes budgétaires ;
- les délais.
Autrement dit, il vend d’abord un diagnostic.
Puis seulement une formation.
Le marketing doit évoluer lui aussi
Les contenus publiés sur les sites Internet et les réseaux sociaux devraient répondre aux préoccupations des entreprises.
Par exemple :
Au lieu de publier :
« Découvrez notre nouvelle formation Excel. »
Pourquoi ne pas publier :
« Vos équipes passent deux heures par jour à produire leurs tableaux ? Voici comment réduire ce temps de moitié. »
La différence est considérable.
Dans le premier cas, on parle de soi.
Dans le second, on parle du client.
Les organismes les plus performants l’ont déjà compris
Les OF qui connaissent aujourd’hui une croissance durable ont progressivement changé leur manière de communiquer.
Ils mettent en avant :
- les bénéfices ;
- les gains de performance ;
- les économies réalisées ;
- les retours d’expérience ;
- les résultats obtenus chez leurs clients.
Le catalogue n’a pas disparu.
Il intervient simplement plus tard dans le parcours de décision.
Une évolution qui concerne aussi les formations loisirs
Cette logique ne s’applique pas uniquement à la formation professionnelle.
Une personne qui s’inscrit à un atelier de photographie n’achète pas uniquement un cours technique.
Elle souhaite :
- réaliser de meilleures images ;
- partager une passion ;
- développer sa créativité ;
- rencontrer d’autres amateurs.
Là encore, la solution dépasse largement le contenu pédagogique.
Donc
Le marché de la formation évolue rapidement.
Les organismes qui continueront à présenter uniquement des catalogues risquent de devenir de moins en moins visibles.
À l’inverse, ceux qui replaceront les besoins du client au cœur de leur discours commercial créeront une relation beaucoup plus forte avec leurs prospects.
Une entreprise n’achète pas une formation de deux jours.
Elle achète une amélioration de sa situation.
C’est cette différence de perspective qui fera, demain, la réussite commerciale de nombreux organismes de formation.
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SOURCES
- France Compétences : https://www.francecompetences.fr
- Centre Inffo : https://www.centre-inffo.fr
- Ministère du Travail : https://travail-emploi.gouv.fr
- Service-Public.fr – Formation professionnelle : https://www.service-public.fr
- France Travail – Formation : https://www.francetravail.fr
Mini FAQ : Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions
Pourquoi les entreprises n’achètent-elles plus simplement des formations ?
Parce qu’elles cherchent avant tout à résoudre un problème opérationnel ou stratégique, et attendent des résultats concrets.
Un catalogue de formations est-il encore utile ?
Oui, mais il ne doit plus constituer le principal argument commercial. Il doit venir compléter une approche orientée besoins et résultats.
Comment vendre davantage de formations ?
En identifiant précisément les problématiques des clients et en montrant comment la formation proposée apporte une solution mesurable.
Cette approche concerne-t-elle les petites structures ?
Oui. Les organismes de formation de toutes tailles peuvent adopter une communication centrée sur les bénéfices plutôt que sur les seuls contenus pédagogiques.
Cette évolution est-elle compatible avec Qualiopi ?
Absolument. Qualiopi encourage déjà une analyse fine des besoins et une adaptation des actions de formation aux attentes des bénéficiaires.











