Formation au numérique : Les acteurs historiques ont du mal à suivre la cadence

Formation au numérique : Les acteurs historiques ont du mal à suivre la cadence

La Grande Ecole du Numérique, un groupement d’intérêt public constitué de l’Etat et des entreprises Caisse des Dépôts, Société Générale et Orange, fédère un réseau de formations inclusives. Elle publie les premiers résultats de « GEN_SCAN », son observatoire national des besoins en formations et compétences numériques.   « Pourquoi GEN-SCAN ? Parce que la problématique de pénurie […]

 

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Formation au numérique : Les acteurs historiques ont du mal à suivre la cadence

 

 

Oui, la GEN fait des efforts (franchement, qui ne mènent à pas grand chose), mais cet interview, semble faire comprendre que les OF, les écoles ou le monde de la formation est en retard sur les besoins des entreprises, et n’est pas à la hauteur des enjeux du monde numérique. Malheureusement, cette analyse, pourtant fort pertinente, omet intégralement la question des financements. Or la plupart des OF (qui souffrent économiquement) sont tributaires du bon vouloir de Pôle emploi, des Régions (à travers des Appels d’offre souvent incompréhensibles), des organismes financeurs Opco et autres (Je ne parle pas de transition pro qui refuse un dossier sur deux et je ne parle pas du CPF qui finance le permis de conduire – on se demande ????). Le cas Pôle emploi est significatif, les organismes de formation sont submergés par les demandes des chercheurs d’emploi;  sur 100 demandes 90 (voir 100) sont refusées ou éliminées (hors délais, ou perte de dossier etc…) ou incompatibles avec les besoins exprimés.

Voilà pourquoi, les organismes de formation sont à la traine. Confrontés à cette situation, ils ne peuvent remplir les sessions de formation, sont obligés d’annuler ou de trouver des astuces incroyables pour boucler les budgets (formateurs au rabais, remplissage inconsidéré des salles de cours, pas de matériel etc…). Ne parlons pas des investissements dans les nouvelles technologies qui dépassent les possibilités de bon nombre d’organismes de formation. Les écoles lorgnent vers l’alternance et les universités sont hors sol, ce qui ne donne pas un paysage très reluisant. La situation s’aggrave depuis les dernières réformes qui visent à faire plus avec moins de moyens.

Donc, l’analyse est pertinent mais il manque tout un volet qui explique le désenchantement. Et je n’oser même pas parler de toutes ces instances qui se superposent les unes aux autres d’année en année qui émargent sur les fonds formation sous couvert d’inclusion.

Autant d’argent qui finance de beaux esprits mais qui ne profite pas aux principaux intéressés.

Je n’ose même pas parler de cette mythe qui découpe les métiers en bloc de compétences.

A trop regarder, on perd de vue l’essentiel. N’est-ce pas ?

 

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