Pourquoi des romans nous poursuivent après la dernière page ?

Pourquoi des romans nous poursuivent après la dernière page ?

C’est une question que se posent Les Experts Compétences  parce que certain d’entre-eux s’apprêtent à partir à la plage ou à la montagne.

 

Lorsque nous refermons un livre, il arrive parfois que tout s’arrête immédiatement.

  • L’histoire est terminée.
  • Les personnages disparaissent.

Quelques jours plus tard, nous avons presque tout oublié.

Et puis il existe d’autres romans.

Des romans qui refusent de nous quitter.

Ils continuent de vivre en nous.

  • Une scène revient soudainement dans notre mémoire.
  • Une phrase ressurgit au détour d’une promenade.
  • Un personnage semble encore nous accompagner plusieurs semaines, parfois plusieurs années après la lecture.

Pourquoi ?

Un bon roman ne raconte pas seulement une histoire

On croit souvent qu’un roman se résume à son intrigue.

Pourtant, ce n’est généralement pas ce qui nous marque le plus.

Ce qui reste, ce sont les émotions.

  • Une rencontre.
  • Une peur.
  • Un regard.
  • Une musique.
  • Une lumière.
  • Ou simplement un silence.

Les meilleurs romans créent un univers dans lequel le lecteur continue de vivre bien après avoir tourné la dernière page.


 

Les personnages deviennent presque réels

Nous connaissons tous cette étrange sensation.

En refermant un roman, nous avons parfois l’impression de quitter des amis.

Ou des ennemis.

Les personnages ont cessé d’être de simples êtres de papier.

Ils sont devenus des compagnons de route.

Nous continuons à nous demander ce qu’ils auraient fait dans telle ou telle situation.

C’est probablement le signe qu’un roman a réussi quelque chose d’essentiel : créer une véritable présence.


 

Lorsque la fiction rejoint notre propre vie

Les grands romans parlent rarement uniquement de leurs personnages.

  1. Ils parlent de nous.
  2. Ils réveillent des souvenirs.

Des interrogations.

  • Des regrets.
  • Des espérances.

Le lecteur ne suit plus seulement une aventure.

Il commence à dialoguer avec elle.

C’est souvent à ce moment-là que la littérature cesse d’être un divertissement pour devenir une expérience.


 

Dans Au coursier des rêves, une musique qui continue de résonner

Au cœur du roman apparaît une mystérieuse « musique inconnue ».

  • Elle intrigue.
  • Elle fascine.

Elle échappe à tous ceux qui cherchent à la posséder.

Au fil des pages, le lecteur comprend progressivement qu’elle ne représente pas seulement une mélodie.

Elle symbolise tout ce qui résiste encore à la standardisation du monde :

  • l’émotion sincère ;
  • la création libre ;
  • les liens humains authentiques.

Beaucoup de lecteurs y voient une métaphore.

D’autres y reconnaissent un souvenir personnel.

C’est précisément cette liberté d’interprétation qui permet au roman de continuer son chemin après la lecture.


 

Un monde saturé d’images… mais en manque d’émotions

Nous vivons aujourd’hui dans un univers où les écrans produisent chaque jour des milliers d’histoires.

  • Nous regardons.
  • Nous faisons défiler.
  • Nous oublions.

À une vitesse impressionnante.

Le roman fonctionne autrement.

Il demande du temps.

Il laisse de la place au silence.

Il sollicite notre imagination plutôt que de l’occuper.

Peut-être est-ce pour cette raison que certains livres nous accompagnent si longtemps.

Ils nous laissent devenir co-auteurs de notre propre lecture.


 

Lire, c’est aussi ralentir

On oppose souvent le livre aux réseaux sociaux.

Pourtant, il ne s’agit pas d’une opposition.

Les deux répondent à des besoins différents.

Les réseaux nous informent rapidement.

Le roman nous invite à habiter le temps.

  • À observer.
  • À ressentir.
  • À réfléchir.

Dans une époque où tout s’accélère, cette lenteur devient presque un luxe.


 

Un livre ne s’achève jamais vraiment

On croit refermer un roman.

En réalité, il continue souvent d’écrire discrètement une partie de notre histoire.

Il transforme notre regard.

Notre manière d’écouter les autres.

Parfois même notre façon de prendre certaines décisions.

C’est peut-être là le plus beau pouvoir de la littérature.

Celui de poursuivre son œuvre bien après que le lecteur a quitté la dernière page.


 

Et vous ?

Avez-vous déjà refermé un roman en ayant le sentiment que quelque chose continuait de vivre en vous ?

Quels sont les livres qui vous accompagnent encore aujourd’hui ?

Peut-être est-ce là le plus beau compliment que l’on puisse faire à un auteur : écrire une histoire qui refuse de s’arrêter lorsque le livre se referme. Donnez-nous votre avis 


À découvrir

Le Petit Coursier est un roman dystopique et poétique qui interroge notre rapport aux écrans, aux médias, à la musique et aux émotions humaines.

Plus d’informations, des extraits et l’univers complet du roman sont à découvrir sur :

👉 https://lepetitcoursier.eu

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Mini FAQ :

Pourquoi

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Fin des PRIC 2027 : tous les OF ne seront pas touchés…

Fin des PRIC 2027 : tous les OF ne seront pas touchés…

Pour accéder au PRIC, il faut d’abord remporter les appels d’offres et surtour opérer des regroupements d’OF. Les Experts Compétences  ont souvent gagné ces AO et ont donc bénéficié des financements PRIC. Une véritable bouffée d’oxygène pour un OF mais que de contraintes. Alors que pensez de la disparition des PRIC ? C’est au détriment des demandeurs d’emploin ebcore un coup

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La confirmation est désormais officielle : le ministère du Travail a annoncé aux Régions la disparition des Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences (PRIC) ainsi que la fin des enveloppes régionales dédiées à l’apprentissage à compter de 2027.

Pour beaucoup d’observateurs, il s’agit d’une nouvelle coupe budgétaire dans un secteur déjà fortement fragilisé.

La réalité est plus nuancée.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la disparition des PRIC ne concernera pas directement l’ensemble des organismes de formation. Elle touchera principalement ceux qui avaient réussi à accéder à ces marchés publics particulièrement exigeants. En revanche, les conséquences économiques se diffuseront progressivement à l’ensemble de l’écosystème de la formation professionnelle.

Fin des PRIC 2027 : tous les OF ne seront pas touchés…

Les PRIC : un dispositif réservé aux organismes les plus structurés

Les Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences avaient un objectif clair : financer massivement la montée en compétences des demandeurs d’emploi afin de répondre aux besoins des territoires.

Mais, contrairement à une idée largement répandue, les PRIC n’étaient pas une simple subvention ouverte à tous.

Pour bénéficier de ces financements, les organismes de formation devaient répondre à des appels d’offres publics particulièrement complexes.

Ces marchés exigeaient notamment :

  • une ingénierie pédagogique solide ;
  • des capacités administratives importantes ;
  • une couverture géographique parfois régionale ;
  • des indicateurs qualité très précis ;
  • une capacité financière permettant de supporter des marchés de plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions d’euros.

Autrement dit, très peu d’organismes pouvaient réellement prétendre remporter ces appels d’offres.


 

Les consortiums : une réalité souvent méconnue

Dans la pratique, un organisme de formation isolé avait rarement les moyens de répondre seul.

Il fallait constituer de véritables consortiums réunissant plusieurs partenaires complémentaires.

Cette logique permettait de couvrir un territoire plus vaste, de mutualiser les compétences et de rassurer les acheteurs publics.

Il n’était d’ailleurs pas rare de voir des organismes privés travailler aux côtés d’acteurs historiques comme l’AFPA afin de présenter une offre suffisamment crédible.

Cette réalité est largement ignorée du grand public.

Répondre à un PRIC relevait davantage de l’ingénierie de projet que de la simple activité de formation.


 

Tous les organismes ne seront donc pas directement touchés

C’est un point essentiel.

La disparition des PRIC ne signifie pas que tous les organismes de formation perdront brutalement une partie de leur chiffre d’affaires.

Nombre d’entre eux n’ont jamais remporté un seul marché PRIC.

Les petites structures spécialisées dans :

  • la formation interentreprises ;
  • les formations certifiantes financées par le CPF ;
  • les prestations intra-entreprises ;
  • les formations courtes ;

n’étaient souvent pas concernées.

Pour elles, la disparition des PRIC ne modifiera pas directement leur activité.


 

En revanche, tout le marché va être déstabilisé

C’est ici que les conséquences deviennent beaucoup plus importantes.

Les organismes qui réalisaient une part significative de leur activité grâce aux PRIC devront retrouver rapidement de nouveaux débouchés.

Ils vont naturellement se repositionner sur :

  • les appels d’offres de France Travail ;
  • les marchés des OPCO ;
  • les contrats d’apprentissage ;
  • les prestations pour les entreprises ;
  • les marchés régionaux encore disponibles.

La concurrence va donc s’intensifier.

Et lorsque les grands acteurs se repositionnent, ils exercent une pression sur l’ensemble du marché.

Les organismes qui n’ont jamais bénéficié des PRIC pourraient ainsi être indirectement pénalisés par une concurrence accrue et une pression plus forte sur les prix.


 

Une tendance engagée depuis plusieurs années

La disparition des PRIC ne constitue pas une décision isolée.

Elle s’inscrit dans un mouvement plus large de transformation de la formation professionnelle.

Ces dernières années, le secteur a déjà connu :

  • la diminution des crédits régionaux ;
  • la réforme du CPF et ses multiples restrictions ;
  • la baisse des financements consacrés aux reconversions professionnelles ;
  • la réduction des aides à l’apprentissage ;
  • le renforcement des contrôles administratifs ;
  • la centralisation croissante de la gouvernance autour de l’État.

Chaque mesure prise isolément peut sembler limitée.

En revanche, leur accumulation dessine une véritable évolution du modèle économique de la formation professionnelle.


 

Les grands organismes devront se réinventer

Les structures qui avaient développé une véritable expertise dans la réponse aux marchés publics vont devoir revoir leur stratégie.

Plusieurs pistes apparaissent déjà :

  • développement de l’activité entreprises ;
  • diversification vers le numérique ;
  • montée en gamme des prestations ;
  • internationalisation ;
  • création de nouvelles certifications ;
  • partenariats privés.

Certaines y parviendront.

D’autres rencontreront davantage de difficultés.

Comme lors de chaque changement de modèle économique, une phase de concentration du secteur paraît probable.


 

Une opportunité pour les organismes agiles ?

Paradoxalement, cette évolution pourrait également créer des opportunités.

Les petites structures, souvent plus réactives, plus spécialisées et plus proches des besoins des entreprises locales, pourraient tirer leur épingle du jeu à condition de ne plus dépendre exclusivement des financements publics.

La différenciation deviendra probablement plus importante que la taille.

Expertise, innovation pédagogique, proximité avec les entreprises et qualité du service pourraient redevenir des critères décisifs.


 

La fin d’une époque

Pendant près de dix ans, les PRIC ont profondément transformé la formation des demandeurs d’emploi.

Ils ont permis de financer des milliers de parcours de formation, d’accompagner des reconversions et d’investir massivement dans les compétences.

Mais ils ont également professionnalisé les organismes capables de répondre à ces marchés complexes.

Leur disparition marque probablement la fin d’une période où les Régions jouaient un rôle moteur dans le financement massif des compétences.

L’avenir sera sans doute davantage marqué par des financements ciblés, des exigences accrues de rentabilité et une logique plus économique que sociale.

Les organismes de formation qui réussiront seront ceux qui sauront anticiper ces mutations plutôt que les subir.


Donc

La disparition des PRIC ne doit pas être interprétée comme un simple retrait budgétaire.

Elle constitue un signal supplémentaire de la profonde recomposition du secteur de la formation professionnelle.

Les organismes directement concernés devront reconstruire leur modèle économique.

Les autres devront se préparer à évoluer dans un environnement beaucoup plus concurrentiel.

Dans tous les cas, la capacité d’anticipation, d’innovation et de diversification sera plus que jamais la clé de la pérennité.


 

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PRIC 2027, fin des PRIC, Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences, appels d’offres formation professionnelle, organismes de formation, marchés publics formation, financement formation, apprentissage 2027, Région, France Travail, OF.

SOURCES

  • Ministère du Travail – orientations budgétaires 2027.
  • Centre Inffo – Évolutions des Pactes Régionaux d’Investissement dans les Compétences.
  • Régions de France – Communications sur les financements régionaux de la formation professionnelle.

 

Mini FAQ : Fin des PRIC 2027 : tous les OF ne seront pas touchés…

Les PRIC concernaient-ils tous les organismes de formation ?

Non. Seuls les organismes capables de répondre aux appels d’offres régionaux pouvaient en bénéficier, souvent au sein de consortiums réunissant plusieurs partenaires.

Pourquoi la disparition des PRIC aura-t-elle un impact sur l’ensemble du secteur ?

Les organismes qui vivaient de ces marchés publics vont se repositionner sur d’autres financements, augmentant ainsi la concurrence sur l’ensemble du marché.

Les petites structures doivent-elles s’inquiéter ?

Pas nécessairement. Les organismes spécialisés, proches des entreprises et peu dépendants des financements publics pourraient même trouver de nouvelles opportunités.

Les Régions continueront-elles à financer des formations ?

Oui, mais avec des enveloppes beaucoup plus limitées et des priorités recentrées, ce qui modifiera profondément la nature des appels d’offres.

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Le CPF devient-il un outil de pilotage de l’État ?

Le CPF devient-il un outil de pilotage de l’État ?

Ah ! le CPF ? Les Experts Compétences  qui viennent du monde du DIF n’en finissent pas de s’interroger sur les buts de l’état concernant la formation.

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Au cœur de l’été, la signature de la Convention d’Objectifs et de Performance (COP) 2026-2028 entre l’État et la Caisse des Dépôts est passée relativement inaperçue.

Pourtant, ce document stratégique mérite toute l’attention des professionnels de la formation.

À première vue, il s’agit d’un contrat administratif fixant les missions de la Caisse des Dépôts pour les trois prochaines années.

À y regarder de plus près, il dessine une nouvelle philosophie de la formation professionnelle.

Le CPF n’apparaît plus seulement comme un droit individuel permettant à chacun de développer ses compétences.

Il devient progressivement un véritable instrument de pilotage économique, au service des politiques publiques de l’emploi, des compétences et de la compétitivité.

Cette évolution interroge directement les organismes de formation.

  1. CPF : 3 jugements qui changent tout

Le CPF devient-il un outil de pilotage de l’État ?

Une modernisation technologique sans précédent

La Convention prévoit plusieurs évolutions majeures.

Parmi les plus significatives figurent :

  • le déploiement du Passeport de compétences ;
  • la généralisation du Passeport de prévention ;
  • la montée en puissance de la plateforme AGORA comme outil national de centralisation des données ;
  • le développement d’algorithmes d’intelligence artificielle dédiés à la lutte contre la fraude ;
  • un suivi beaucoup plus fin des parcours de formation.

Pris séparément, chacun de ces outils répond à une logique parfaitement compréhensible.

L’État souhaite mieux connaître les parcours professionnels.

Il veut réduire les fraudes.

Il cherche également à améliorer l’efficacité de la dépense publique.

Sur le principe, ces objectifs sont légitimes.


 

Derrière la technologie, un changement de philosophie

Ce qui frappe dans cette Convention n’est pas uniquement l’accumulation d’outils numériques.

C’est le changement de logique.

Pendant longtemps, le CPF reposait sur une idée simple :

chaque citoyen construit librement son projet professionnel.

Progressivement, cette logique semble évoluer.

Le CPF devient un levier destiné à orienter les compétences vers les besoins économiques identifiés au niveau national.

Autrement dit, la formation professionnelle n’est plus seulement considérée comme un droit individuel.

Elle devient un instrument de souveraineté économique.


 

Une évolution qui s’inscrit dans un contexte déjà très tendu

Cette Convention n’arrive pas dans un paysage apaisé.

Depuis plusieurs années :

  • les pouvoirs publics cherchent à maîtriser la dépense liée au CPF ;
  • les partenaires sociaux dénoncent un recul progressif du paritarisme ;
  • les branches professionnelles réclament une meilleure adéquation entre les formations financées et les besoins des entreprises ;
  • de nombreux organismes de formation dénoncent une standardisation croissante des procédures.

Parallèlement, les petites structures doivent déjà faire face :

  • à Qualiopi ;
  • aux contrôles renforcés ;
  • aux évolutions permanentes des référentiels ;
  • aux nouvelles exigences numériques.

La COP 2026-2028 ajoute une couche supplémentaire de pilotage.


 

Les bénéfices attendus

Il serait toutefois caricatural de ne voir dans cette évolution qu’une dérive administrative.

Plusieurs avancées peuvent être saluées.

Parmi elles :

  • une meilleure sécurisation des financements publics ;
  • une réduction des fraudes ;
  • une meilleure connaissance des parcours professionnels ;
  • un pilotage plus précis des abondements publics ;
  • une vision nationale plus cohérente des compétences disponibles.

Ces objectifs répondent à des préoccupations réelles.

Personne ne souhaite le retour des dérives observées lors de l’explosion du CPF en 2020.


 

Les risques pour les organismes de formation

Mais toute politique publique produit également des effets secondaires.

Le risque majeur est celui d’une hyper-centralisation.

Lorsque toutes les décisions reposent sur :

  • des bases de données nationales ;
  • des algorithmes ;
  • des référentiels uniformisés ;
  • des critères automatisés,

la diversité de l’offre de formation peut progressivement s’appauvrir.

Les structures les plus innovantes sont souvent les plus petites.

Or ce sont précisément elles qui disposent des moyens administratifs les plus limités.

La normalisation croissante pourrait conduire à privilégier les grands opérateurs au détriment des organismes spécialisés.


 

La liberté de choisir reste la clé de l’engagement

Depuis plus de cinquante ans, la formation professionnelle repose sur un principe fondamental :

la montée en compétences suppose l’adhésion du bénéficiaire.

On apprend rarement efficacement sous la contrainte.

C’est précisément ce qui faisait la force du CPF :

la possibilité de construire un projet personnel.

Transformer progressivement ce droit en outil de planification pourrait produire un effet paradoxal.

À vouloir optimiser les parcours, on risque de réduire l’engagement des individus.

Or sans engagement :

  • la motivation diminue ;
  • les abandons augmentent ;
  • les reconversions deviennent plus difficiles.

 

Quatre conditions pour réussir cette modernisation

Les Experts Compétences estiment que cette évolution peut réussir à une condition : préserver l’équilibre entre pilotage national et liberté individuelle.

Quatre priorités apparaissent essentielles.

1. Restaurer une véritable liberté d’usage

Les bénéficiaires doivent conserver une capacité réelle de choisir leur projet de formation dans un cadre stable et lisible.

2. Préserver la diversité des organismes de formation

L’innovation pédagogique naît souvent dans les petites structures.

Leur disparition appauvrirait durablement le secteur.

3. Redonner une place aux partenaires sociaux

Le recul du paritarisme engagé depuis 2018 mérite aujourd’hui d’être réinterrogé.

La gouvernance de la formation professionnelle ne peut reposer uniquement sur une logique administrative.

4. Articuler besoins économiques et aspirations individuelles

Former uniquement pour répondre aux tensions de recrutement serait une erreur.

Former uniquement selon les envies individuelles le serait tout autant.

L’équilibre entre ces deux dimensions demeure la clé d’une politique efficace.


 

Notre analyse

La Convention d’Objectifs et de Performance 2026-2028 traduit une ambition forte :

faire de la compétence un levier stratégique de souveraineté économique.

Cette ambition est légitime.

Mais elle ne pourra produire ses effets que si elle conserve ce qui a toujours fait la force du CPF :

la liberté pour chacun de construire son avenir professionnel.

Être compétent ne doit jamais devenir un simple objectif statistique.

La compétence reste avant tout un projet humain.

Car une société progresse durablement lorsque les individus choisissent d’apprendre, de se reconvertir et de transmettre leurs savoirs.

La technologie peut accompagner cette dynamique.

Elle ne doit jamais s’y substituer.


Donc

L’avenir du CPF ne se jouera probablement pas uniquement dans les algorithmes, les plateformes ou les tableaux de bord.

Il dépendra de la capacité des pouvoirs publics à concilier trois exigences :

  • l’efficacité économique ;
  • la maîtrise des finances publiques ;
  • le respect des aspirations individuelles.

L’histoire de la formation professionnelle montre qu’aucune réforme ne réussit durablement lorsqu’elle oublie l’humain.

À l’heure où les métiers évoluent plus vite que jamais, la compétence doit rester un droit vivant, choisi et porteur d’avenir.

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SOURCES

  • Convention d’Objectifs et de Performance 2026-2028 entre l’État et la Caisse des Dépôts.
  • Caisse des Dépôts – Mon Compte Formation.
  • France Compétences – Documentation institutionnelle.
  • Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles – Réforme de la formation professionnelle.
  • Travaux de Jean-Marie Luttringer sur la gouvernance de la formation professionnelle.

Mini FAQ : Le CPF devient-il un outil de pilotage de l’État ?

Qu’est-ce que la Convention d’Objectifs et de Performance (COP) 2026-2028 ?

Il s’agit du document stratégique signé entre l’État et la Caisse des Dépôts définissant les priorités de gestion du CPF et des services associés pour la période 2026-2028.

Quel est le rôle d’AGORA ?

AGORA est une plateforme destinée à centraliser les données relatives aux parcours professionnels et aux compétences afin d’améliorer le pilotage des politiques publiques.

Pourquoi parle-t-on d’intelligence artificielle dans le CPF ?

La COP prévoit le développement d’outils d’IA afin de renforcer la détection des fraudes, sécuriser les financements et améliorer le contrôle des dispositifs.

Les organismes de formation doivent-ils s’inquiéter ?

La modernisation présente des opportunités mais impose également une vigilance accrue concernant la diversité de l’offre, la liberté pédagogique et la place des petites structures.

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Le retour discret du paritarisme

Les Experts Compétences  ont donné espoir à des milliers de personnes en reconversion. Il y a toujours un département reconversion chez Nextformation. C’était l’époque des Fongecif. 

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Au cœur de l’été, une décision institutionnelle est passée largement sous les radars médiatiques.

Une nouvelle instance paritaire nationale a été créée afin d’assurer, à partir de 2027, la répartition des crédits consacrés aux Projets de Transition Professionnelle (PTP). À compter de 2028, elle prendra également en charge le pilotage du système d’information du réseau Transitions Pro.

À première vue, il pourrait s’agir d’une simple évolution administrative.

En réalité, cette décision marque peut-être le début d’un mouvement plus profond : le retour des partenaires sociaux dans la gestion nationale des fonds de la formation professionnelle, une responsabilité dont ils avaient été largement dessaisis lors de la réforme de 2018.

Le retour discret du paritarisme

CIF

Pour comprendre cette évolution, il faut revenir à 1971

La loi du 16 juillet 1971, fondatrice de la formation professionnelle continue en France, confiait aux partenaires sociaux une responsabilité importante dans la gestion des fonds destinés à la formation.

Cette architecture reposait sur une idée simple : les entreprises financent la formation et les représentants des employeurs comme des salariés participent à la répartition de ces ressources.

Cependant, comme le rappelait régulièrement Jean-Marie Luttringer, l’un des plus grands spécialistes du droit de la formation professionnelle, cette gouvernance n’a jamais bénéficié d’une véritable autonomie.

Les ressources provenaient d’une contribution obligatoire définie par l’État.

Autrement dit, les partenaires sociaux géraient des fonds dont ils ne maîtrisaient ni le montant ni les règles de perception.

Le paritarisme existait.

Mais il demeurait largement encadré par la puissance publique.


 

Les Fongecif : un formidable outil de reconversion

Pendant près de trente ans, les Fongecif ont pourtant démontré l’efficacité de cette gouvernance.

Pour de nombreux organismes de formation, ils représentaient un partenaire essentiel.

J’ai personnellement vécu cette période.

Au début des années 2000, j’ai participé au développement de plusieurs départements consacrés aux formations longues et diplômantes.

Nous avons construit des parcours autour des Titres Professionnels et développé des formations permettant à des salariés de changer totalement de métier.

L’informatique connaissait alors une forte croissance.

Des milliers de personnes en difficulté professionnelle ont pu retrouver un emploi durable grâce à ces dispositifs.

Le Fongecif finançait de véritables projets de vie.

Il ne s’agissait pas seulement de financer une formation.

Il s’agissait de permettre une reconversion complète.

Cette politique produisait des résultats remarquables en matière d’employabilité.


 

La réforme de 2018 a profondément changé la logique

La loi du 5 septembre 2018 a profondément modifié l’organisation de la formation professionnelle.

Les Fongecif ont disparu.

Le FPSPP et le COPANEF ont également été supprimés.

La régulation financière nationale a été transférée à France compétences, établissement public placé sous la tutelle de l’État.

Les partenaires sociaux ont conservé certaines missions, notamment autour de la certification avec CléA, mais ils ont pratiquement perdu leur rôle historique dans la gestion nationale des financements.

Dans le même temps, les Projets de Transition Professionnelle ont remplacé les anciens congés individuels de formation.

Sur le papier, l’objectif restait identique.

Dans les faits, les moyens consacrés à la reconversion ont fortement diminué.


 

Une baisse des moyens qui a changé le paysage

Pour de nombreux organismes spécialisés dans les formations longues, les conséquences ont été immédiates.

Les budgets disponibles se sont réduits.

Les critères d’accès sont devenus plus restrictifs.

Le nombre de dossiers finançables a diminué.

Beaucoup de départements spécialisés dans les reconversions professionnelles ont dû être fermés ou profondément réorganisés.

Certains organismes ont réussi à rebondir grâce au développement de l’alternance.

D’autres ont disparu.

Les salariés, eux, disposent aujourd’hui de beaucoup moins d’opportunités pour changer réellement de métier.

La reconversion est devenue plus difficile alors même que les mutations économiques s’accélèrent.


 

Le retour des partenaires sociaux : une avancée… mais de portée limitée

L’instance créée en 2026 constitue donc un signal.

Les partenaires sociaux retrouvent une responsabilité nationale dans la gestion de fonds.

Mais il convient de garder raison.

Les crédits concernés représentent moins de 500 millions d’euros, très loin des moyens dont disposait autrefois le FPSPP.

Nous sommes donc loin d’un retour complet au modèle antérieur.

Il s’agit davantage d’une réouverture prudente que d’une véritable refondation.


 

Pourquoi cette décision est malgré tout importante

Elle reconnaît implicitement que la gouvernance entièrement centralisée mise en place en 2018 n’a pas répondu à toutes les attentes.

Elle réintroduit progressivement les partenaires sociaux dans les décisions concernant les parcours de reconversion.

Elle rappelle surtout que la formation professionnelle ne peut être pilotée uniquement selon une logique budgétaire.

Elle constitue aussi un enjeu économique, social et humain.


 

Notre analyse

Les Experts Compétences considèrent que cette évolution va dans le bon sens.

Mais elle restera largement symbolique tant que les moyens consacrés aux reconversions ne retrouveront pas un niveau cohérent avec les besoins du marché du travail.

La France parle régulièrement de mobilité professionnelle.

Elle encourage les salariés à changer de métier.

Elle demande aux entreprises de s’adapter aux mutations technologiques.

Encore faut-il donner aux individus les moyens financiers de réussir ces transitions.

Sans politique ambitieuse de reconversion, les discours sur les compétences risquent de rester de simples intentions.


Donc

Le retour partiel des partenaires sociaux dans la gestion des fonds des Projets de Transition Professionnelle constitue un événement discret mais significatif.

Il ne rétablit pas le système qui existait avant 2018.

Il ne recrée pas les Fongecif.

Il ne règle pas la question des financements.

Mais il marque peut-être le début d’une réflexion plus large sur la gouvernance de la formation professionnelle.

Après plusieurs années de centralisation, le temps est peut-être venu de redonner davantage de responsabilités à ceux qui connaissent le mieux les réalités du terrain.

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Projets de Transition Professionnelle, PTP, Fongecif, Transitions Pro, partenaires sociaux, France compétences, réforme formation professionnelle, reconversion professionnelle, paritarisme, financement formation.

SOURCES

  • Ministère du Travail – création de l’instance paritaire nationale chargée des Projets de Transition Professionnelle.
  • Code du travail – dispositions relatives aux Projets de Transition Professionnelle et au réseau Transitions Pro.
  • Loi n° 71-575 du 16 juillet 1971 portant organisation de la formation professionnelle continue.
  • Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel.
  • Travaux et publications de Jean-Marie Luttringer sur l’histoire et la gouvernance de la formation professionnelle.

 

Mini FAQ : Le retour discret du paritarisme

Cette nouvelle instance remplace-t-elle France compétences ?

Non. France compétences conserve ses missions. La nouvelle instance intervient spécifiquement sur la répartition des crédits des Projets de Transition Professionnelle puis sur le pilotage du système d’information de Transitions Pro.

Les Fongecif reviennent-ils ?

Non. Les Fongecif ne sont pas recréés. En revanche, les partenaires sociaux retrouvent une responsabilité nationale dans la gestion d’une partie des financements consacrés à la reconversion.

Les budgets de reconversion vont-ils augmenter ?

À ce stade, rien ne l’indique. La nouvelle gouvernance ne s’accompagne pas automatiquement d’une augmentation des crédits disponibles.

Pourquoi cette évolution intéresse-t-elle les organismes de formation ?

Parce que les formations longues et diplômantes destinées aux reconversions dépendent largement de ces financements. To

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Qualiopi V10 : ce que l’on sait déjà

Qualiopi V10 : ce que l’on sait déjà

Les Experts Compétences  accompagnent depuis des années des Organismes de formation sur leur dossier Qualiopi. Nous sommes sur la version 9 depuis 2024 et au mois de septembre 2026 devrait sortir la version 10. Qu’est-ce qui change, bien que nous n’ayons pas encore le texte définitif ?

NOS ARTICLES SUR LE MEME SUJET

À l’heure où nous écrivons cet article, la seule version officielle demeure le guide de lecture V9. La V10 est attendue, mais son contenu définitif n’a pas encore été publié par le ministère.


Ce qui ne changera pas

Très important.

Beaucoup pensent que tout sera bouleversé.

Or :

  • toujours 7 critères ;
  • toujours 32 indicateurs ;
  • le RNQ reste inchangé.

C’est le guide de lecture qui évoluera, c’est-à-dire l’interprétation des preuves attendues.

Qualiopi V10 : ce que l’on sait déjà

Qualiopi V10 fait déjà parler d’elle… 

Depuis plusieurs semaines, les publications se multiplient sur les réseaux sociaux :

« La V10 arrive ! »

« Les audits vont être bouleversés ! »

« Il faut tout revoir avant septembre ! »

Pour beaucoup de dirigeants d’organismes de formation, difficile de distinguer les informations vérifiées des simples spéculations.

Commençons donc par une mise au point.

À ce jour, la version officiellement applicable du guide de lecture Qualiopi reste la V9 publiée le 8 janvier 2024.

Le Référentiel National Qualité (RNQ), composé de 7 critères et 32 indicateurs, n’a pas été modifié. Ce qui devrait évoluer est uniquement le guide de lecture, c’est-à-dire le document utilisé par les auditeurs pour interpréter les exigences et apprécier les preuves présentées lors des audits.

Autrement dit :

Ce n’est pas Qualiopi qui change. C’est la manière dont les auditeurs vont apprécier votre conformité.


Pourquoi une V10 ?

Depuis plusieurs années, le système de la formation professionnelle est confronté à plusieurs difficultés :

  • multiplication des fraudes au CPF ;
  • développement massif de la sous-traitance ;
  • montée des formations à distance ;
  • contrôle renforcé des financements publics.

Le Gouvernement a annoncé un vaste plan de renforcement des contrôles qualité. La future V10 du guide de lecture s’inscrit dans cette logique de sécurisation des financements publics.


 

Ce qui ne changera probablement pas

Avant d’imaginer une révolution, rappelons un point essentiel.

Les fondamentaux demeurent :

  • les 7 critères ;
  • les 32 indicateurs ;
  • la logique d’amélioration continue ;
  • la durée de validité de la certification.

Les organismes déjà bien structurés n’auront donc pas à reconstruire entièrement leur système qualité.


 

Ce qui devrait évoluer

Même si aucun texte officiel n’est encore publié, plusieurs orientations semblent se dessiner.

1. Des preuves plus concrètes

Depuis les premières versions de Qualiopi, beaucoup d’organismes ont appris à produire des documents « pour l’audit ».

La tendance actuelle consiste désormais à rechercher des preuves vivantes :

    • tableaux de bord réellement utilisés ;
    • comptes rendus de réunions ;
    • actions correctives effectivement mises en œuvre ;
    • suivi régulier des indicateurs.

Autrement dit :

les procédures devront vivre au quotidien.


2. Une traçabilité renforcée

Les financeurs souhaitent pouvoir démontrer plus facilement :

    • que la formation a bien eu lieu ;
    • que l’apprenant était bien présent ;
    • que les évaluations correspondent réellement au parcours suivi.

La numérisation des preuves devrait donc prendre une place encore plus importante.


3. Une vigilance accrue sur la sous-traitance

La sous-traitance est devenue un sujet majeur.

L’organisme certificateur ne s’intéressera plus uniquement au prestataire principal.

Il voudra également vérifier :

    • comment les sous-traitants sont sélectionnés ;
    • comment ils sont évalués ;
    • comment leur activité est suivie.

Cette évolution est cohérente avec les réformes engagées autour du CPF depuis 2024.


4. Les CFA resteront particulièrement observés

Les centres de formation d’apprentis devraient continuer à faire l’objet d’une attention particulière.

Les contrôles porteront notamment sur :

    • le suivi des apprentis ;
    • les relations avec les entreprises ;
    • les résultats obtenus ;
    • la qualité des parcours.

5. L’amélioration continue devra être démontrée

Collecter des questionnaires de satisfaction ne suffira plus.

L’auditeur cherchera à comprendre :

    • quelles décisions ont été prises ;
    • quelles actions ont été engagées ;
    • quels résultats ont été obtenus.

Le cycle qualité devra être démontré de manière beaucoup plus concrète.


 

V9 contre V10 : faut-il tout refaire ?

À notre avis :

non.

En revanche, beaucoup d’organismes devront probablement changer leur manière de préparer les audits.

Pendant plusieurs années, certains dossiers Qualiopi ressemblaient à des classeurs parfaitement rangés… mais rarement utilisés.

La tendance actuelle est différente.

L’auditeur cherche désormais à vérifier que le système qualité pilote réellement l’activité de l’organisme.


 

Notre analyse

Chez Les Experts Compétences, nous observons une évolution intéressante.

Les premières versions de Qualiopi vérifiaient essentiellement la présence des documents.

La future V10 semble vouloir vérifier leur utilisation effective.

Cette nuance est importante.

On passe progressivement :

  • d’une logique documentaire ;
  • à une logique de pilotage.

C’est probablement la meilleure manière de faire évoluer Qualiopi sans modifier le Référentiel National Qualité lui-même.


 

 

Ce que nous conseillons dès aujourd’hui

Même sans V10 officielle, plusieurs actions peuvent être engagées immédiatement.

Vérifiez vos preuves

Vos documents sont-ils réellement utilisés ?


Mettez à jour votre veille

Assurez-vous que votre veille réglementaire, pédagogique et sectorielle est bien documentée.


Pilotez vos indicateurs

Les données sont-elles analysées régulièrement ?

Ou simplement archivées ?


Auditez votre sous-traitance

Disposez-vous d’éléments objectifs permettant de démontrer le suivi de vos partenaires ?


Préparez vos équipes

Un système qualité ne repose jamais uniquement sur un responsable Qualiopi.

Il doit être compris par l’ensemble des collaborateurs.


 

Donc

La future V10 suscite beaucoup de commentaires.

Pourtant, une chose est certaine :

aucune révolution officielle n’a encore été publiée.

Les organismes qui réussiront leur prochain audit ne seront pas forcément ceux qui auront produit davantage de documents.

Ce seront probablement ceux qui auront démontré que leur système qualité pilote réellement leur activité.

En matière de qualité, la meilleure préparation reste donc… de faire vivre Qualiopi toute l’année, et pas seulement quelques semaines avant l’audit.


 

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MOTS CLÉS 

  • Qualiopi V10
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  • organismes de formation,
  • référentiel national qualité, RNQ.

SOURCES

 

Mini FAQ : Qualiopi V10 : ce que l’on sait déjà

La V10 est-elle déjà applicable ?

Non. À la date de publication de cet article, la version officielle du guide de lecture demeure la V9 du 8 janvier 2024.

Le Référentiel National Qualité change-t-il ?

Non. Les 7 critères et les 32 indicateurs restent identiques. C’est le guide de lecture qui est susceptible d’évoluer.

Dois-je modifier immédiatement mon système Qualiopi ?

Non. En revanche, il est recommandé de renforcer la qualité des preuves, la traçabilité des actions et le pilotage de votre démarche qualité.

Les audits vont-ils devenir plus exigeants ?

Tout laisse penser que les auditeurs porteront davantage d’attention aux preuves concrètes et à l’application réelle des procédures plutôt qu’à la seule présence des documents.

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OF : Jusqu’où iront les contractions budgétaires ?

OF : Jusqu’où iront les contractions budgétaires ?

Dans le secteur économique de la formation professionnelle Les Experts Compétences  partagent la vie des Organismes de formation. Ils maîtrisent les sources de financement diverses et pilotent des OF dans le maquis des subventions nécessaires à la formation des travailleurs de demain (surtout en matière informatique). Que constatent-ils aujourd’hui ? Un nouveau coup de frein pour la formation professionnelle

Un nouveau coup de frein pour la formation professionnelle

Depuis plusieurs mois, les signaux d’alerte se multiplient.

Les organismes de formation, les CFA, les Régions et les acteurs de l’apprentissage ont déjà dû composer avec un environnement budgétaire de plus en plus contraint.

Mais la décision annoncée à la fin du mois de mai marque une nouvelle étape.

 

Après la réduction de plus de 56 % des crédits consacrés aux Pactes régionaux d’investissement dans les compétences (PRIC), le Gouvernement a confirmé une baisse de 88 % du fonds de soutien aux Régions destiné aux centres de formation d’apprentis. Les dotations passent ainsi de 268 millions d’euros en 2025 à seulement 33 millions d’euros en 2026.

 

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OF : Jusqu’où iront les contractions budgétaires ?

Une décision qui inquiète les Régions

Les exécutifs régionaux n’ont pas caché leur inquiétude.

Régions de France parle d’une décision « brutale » qui remet directement en cause la capacité des collectivités à financer les investissements et le fonctionnement des CFA.

Concrètement, les 33 millions d’euros restants se répartissent en :

  • 11 M€ pour le fonctionnement ;
  • 22 M€ pour l’investissement.

Pour certaines régions, les montants deviennent symboliques.

En Centre-Val de Loire, par exemple, l’enveloppe de fonctionnement ne dépasse plus 553 044 €, auxquels s’ajoutent environ 1,47 M€ pour l’investissement.


 

Additionner les réductions finit par produire un effet systémique

Pris isolément, chaque arbitrage budgétaire peut sembler gérable.

Mais lorsqu’on additionne :

  • la baisse des financements des PRIC,
  • la réduction des soutiens aux CFA,
  • les nouvelles règles de financement,
  • les évolutions du CPF,
  • les contraintes Qualiopi,
  • les difficultés économiques de nombreuses entreprises,

on constate que c’est l’ensemble de l’écosystème de la formation qui est soumis à une pression croissante.

Pour beaucoup d’organismes de formation, ce ne sera pas une seule réforme qui fera basculer leur modèle économique.

Ce sera l’accumulation.


 

Les conséquences pourraient être importantes

Il serait prématuré d’annoncer un effondrement généralisé du secteur.

En revanche, plusieurs risques apparaissent clairement.

 

Des investissements reportés

Les CFA devront différer certains projets immobiliers ou pédagogiques.

Une pression accrue sur les trésoreries

Les établissements les plus fragiles pourraient rencontrer des difficultés de financement.

Une concentration du secteur

Les petites structures risquent d’avoir davantage de mal à absorber ces évolutions que les grands réseaux.

Une offre territoriale plus inégale

Les zones rurales pourraient être les premières touchées si certaines formations disparaissent faute de financement.


 

Les organismes de formation doivent-ils changer de modèle ?

Cette question devient centrale.

Depuis plusieurs années, nous observons déjà plusieurs évolutions :

  • montée du digital ;
  • développement du e-learning synchrone et asynchrone ;
  • diversification des marchés (entreprises, particuliers, collectivités, loisirs) ;
  • mutualisation des locaux ;
  • recherche de nouvelles sources de financement.

Autrement dit, les organismes qui dépendaient d’un seul financeur deviennent plus vulnérables.

La diversification n’est plus un confort.

Elle devient une stratégie de survie.


 

Une vision de court terme ?

C’est probablement le véritable débat.

Personne ne conteste la nécessité de maîtriser les dépenses publiques.

Mais une question mérite d’être posée.

La formation professionnelle constitue-t-elle une dépense… ou un investissement ?

Former un demandeur d’emploi.

Accompagner une reconversion.

Permettre à un salarié d’acquérir de nouvelles compétences.

Soutenir l’apprentissage.

Toutes ces actions représentent un coût immédiat.

Mais elles peuvent également éviter, demain, des dépenses beaucoup plus importantes liées au chômage, à la désinsertion professionnelle ou aux difficultés de recrutement.

L’équation est donc plus complexe qu’une simple réduction budgétaire.


 

Notre analyse

Aux Experts Compétences, nous observons depuis plusieurs mois une succession de décisions qui réduisent progressivement les marges de manœuvre de l’ensemble des acteurs de la formation.

Cette évolution ne signifie pas la disparition de la formation professionnelle.

En revanche, elle annonce probablement la fin d’un modèle économique auquel beaucoup d’organismes étaient habitués.

Les OF qui réussiront demain seront sans doute ceux qui auront :

  • diversifié leurs clients ;
  • développé leurs formations en ligne ;
  • investi dans leur visibilité numérique ;
  • créé plusieurs sources de revenus.

L’avenir du secteur ne dépendra plus uniquement des financements publics.

Il dépendra aussi de sa capacité à se réinventer.


 

Donc

La réduction de 88 % du fonds de soutien aux CFA ne constitue probablement pas un événement isolé.

Elle s’inscrit dans une transformation plus large du financement de la formation professionnelle.

Pour les organismes de formation, une certitude s’impose désormais :

attendre le retour du « monde d’avant » serait probablement une erreur stratégique.

Le temps est venu d’imaginer de nouveaux modèles économiques.

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Mini FAQ : OF : Jusqu’où iront les contractions budgétaires ?

Pourquoi les dotations aux Régions diminuent-elles ?

Le Gouvernement explique cette décision par un contexte budgétaire contraint et une réorganisation des financements de l’apprentissage.

Cette baisse concerne-t-elle uniquement les CFA ?

Oui. Les 33 M€ évoqués concernent le fonds de soutien aux CFA. Les PRIC, le CPF ou les financements des OPCO obéissent à d’autres mécanismes, même si l’ensemble contribue au contexte actuel.

Les organismes de formation sont-ils directement concernés ?

Indirectement, oui. Toute réduction des financements de l’apprentissage ou des politiques régionales peut avoir des répercussions sur l’activité de nombreux OF.

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Le roman, fidèle compagnon des vacances

Le roman, fidèle compagnon des vacances

Les Experts Compétences lisent aussi des romans et se préparent à partir en vacances, aussi donc, ils s’éloignent un peu de leur thème favori pour vous parler « du roman »

Quand les vacances commencent, certains emportent une valise. D’autres emportent un livre. Les plus chanceux emportent les deux.

Les vacances ont ceci de particulier qu’elles nous rendent enfin le temps.

  • Le temps de marcher.
  • Le temps de regarder.
  • Le temps de ne rien faire.

Et surtout…

Le temps de lire.

À une époque où nos journées sont rythmées par les notifications, les écrans et les flux continus d’informations, le roman offre quelque chose de devenu presque exceptionnel : une immersion totale dans une histoire.

Contrairement aux réseaux sociaux qui fragmentent notre attention, un roman nous invite à ralentir.

  • À suivre un personnage.
  • À partager ses doutes.
  • À vivre ses émotions.

Pendant quelques heures, nous quittons notre quotidien pour entrer dans un autre univers.

Ce n’est pas une fuite.

C’est une respiration.

Le roman, fidèle compagnon des vacances

Lire, c’est aussi voyager autrement

On pense souvent que les vacances consistent à changer de lieu.

Un roman démontre qu’il est également possible de changer de regard.

Quelques pages suffisent pour traverser une ville inconnue, découvrir une autre époque, rencontrer des personnages qui finiront parfois par nous accompagner longtemps après avoir refermé le livre.

C’est peut-être là le véritable luxe des vacances : disposer enfin de ce temps que l’on refuse au reste de l’année.

Les recherches récentes montrent d’ailleurs que la lecture de romans contribue à réduire le stress, stimule les capacités cognitives et favorise l’empathie. Lire régulièrement permet également d’entretenir la mémoire, le langage et la concentration.

 

Un roman reste avec nous bien après les vacances

Les meilleurs livres ne s’arrêtent pas à leur dernière page.

Ils continuent de vivre dans notre mémoire.

  • Une phrase.
  • Un personnage.
  • Une rencontre.
  • Une musique.
  • Une image.

Il suffit parfois de quelques mots pour que reviennent immédiatement les émotions ressenties plusieurs années auparavant.

C’est sans doute ce qui distingue un roman d’un simple divertissement.

Il accompagne le lecteur bien après l’été.

 

Et si cet été était celui des découvertes ?

Chaque lecteur possède ses préférences.

  • Roman historique.
  • Polar.
  • Science-fiction.
  • Chronique sociale.
  • Poésie.

L’essentiel est ailleurs.

Trouver un livre qui nous emmène suffisamment loin pour oublier un instant notre quotidien.

À ceux qui apprécient les récits où l’émotion côtoie la réflexion, où la poésie dialogue avec une vision parfois inquiétante de notre société, nous proposons de découvrir Le Petit Coursier des rêves.

Ce roman entraîne le lecteur dans une aventure où les images, la musique, les médias et les technologies interrogent notre rapport aux émotions et aux relations humaines.

Dans un registre différent, La Vengeance du Marron ouvre la porte d’un univers tout aussi singulier, où les personnages affrontent leurs désirs, leurs contradictions et les conséquences de leurs choix.

Ces romans appartiennent à une même fresque littéraire intitulée Désirs et Douleur, qui explore depuis plusieurs récits les liens complexes entre progrès, société et émotions humaines.

Ils sont à découvrir sur :

👉 https://lepetitcoursier.eu

 

Les vacances passent. Les histoires restent.

  • On oublie parfois le nom d’un hôtel.
  • On oublie la météo d’un mois d’août.
  • On oublie même certaines destinations.

Mais il arrive qu’un personnage rencontré au détour d’un roman continue de nous accompagner pendant des années.

C’est peut-être cela, finalement, la plus belle promesse de la lecture.

Les vacances se terminent.

Les histoires, elles, continuent de vivre en nous.

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  • La Vengeance du Marron
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  • lecture plage
  • roman émotion

 

SOURCES

 

Mini FAQ : Le roman, fidèle compagnon des vacances

Pourquoi lire un roman pendant les vacances ?

Les vacances offrent enfin du temps pour une lecture longue et immersive. Contrairement aux contenus numériques courts, un roman permet de ralentir et de vivre pleinement une histoire.

Quel type de roman emporter en vacances ?

Tout dépend de vos goûts : roman historique, policier, aventure, science-fiction ou roman contemporain. L’essentiel est de choisir un livre qui donne envie de tourner la page suivante.

Où découvrir les romans Le Petit Coursier et La Vengeance du Marron ?

Ils sont présentés sur le site officiel de la série Désirs et Douleur :

👉 https://lepetitcoursier.eu

Pourquoi la lecture est-elle bénéfique ?

De nombreuses études montrent que la lecture réduit le stress, améliore la concentration, enrichit le vocabulaire et stimule l’imagination.

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Le CPF va-t-il redevenir un DIF déguisé ?

Le CPF va-t-il redevenir un DIF déguisé ?

Les Experts Compétences  s’interrogent

 

NOS ARTICLES SUR LE MEME SUJET

Le CPF va-t-il redevenir un DIF déguisé ?

Un changement de philosophie plus qu’une simple réforme

Depuis plusieurs jours, une phrase prononcée par le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, fait réagir l’ensemble des acteurs de la formation professionnelle :

« Le P du CPF doit redevenir le P de Professionnel. »

Derrière cette formule se cache une évolution majeure.

L’idée évoquée consiste à instaurer une vérification préalable de la cohérence professionnelle avant qu’un titulaire puisse mobiliser son Compte Personnel de Formation. Selon les situations, cette vérification pourrait associer l’employeur ou d’autres acteurs de l’accompagnement professionnel.

Pour certains, il s’agit d’une simple régulation.

Pour d’autres, c’est un changement de paradigme.


 

Le CPF était justement né pour rompre avec le DIF

Il est utile de se souvenir de l’histoire.

Avant 2015 existait le Droit Individuel à la Formation (DIF).

Le salarié disposait de droits à la formation, mais leur mobilisation dépendait largement de l’accord de l’employeur.

La création du CPF poursuivait un objectif clair :

donner au salarié une autonomie dans la construction de son parcours professionnel, indépendamment des choix immédiats de son entreprise.

La monétisation du CPF en 2019 a renforcé cette logique en permettant une inscription directe via l’application Mon Compte Formation.


 

Pourquoi le gouvernement souhaite-t-il changer les règles ?

Le contexte budgétaire explique largement cette évolution.

Le CPF représente une dépense publique considérable.

Parallèlement, les pouvoirs publics ont dû faire face :

  • aux fraudes massives ;
  • aux démarchages abusifs ;
  • à certaines formations de faible qualité ;
  • à une utilisation parfois éloignée des besoins des entreprises.

Le gouvernement souhaite désormais recentrer les financements sur les compétences jugées utiles à l’emploi et limiter les dépenses.

Sur ce point, l’objectif est compréhensible.

Mais la méthode soulève plusieurs interrogations.


 

Le risque d’un retour en arrière

Si chaque projet de formation doit désormais être validé avant son financement, une question apparaît immédiatement :

Qui décidera qu’une formation est « professionnellement cohérente » ?

L’employeur ?

Le conseiller en évolution professionnelle ?

L’OPCO ?

France Travail ?

Une administration ?

Le risque est évident.

Plus les niveaux de validation se multiplient, plus les délais augmentent.

Et plus la liberté individuelle diminue.


 

Toutes les reconversions commencent par une idée

Prenons un exemple.

Un technicien souhaite devenir développeur informatique.

Son employeur estime que cette formation ne présente aucun intérêt pour l’entreprise.

Devra-t-il renoncer ?

Autre situation.

Une assistante administrative souhaite créer son activité.

Aujourd’hui, le CPF lui permet parfois de préparer cette transition.

Demain, qui décidera de la pertinence de son projet ?

La question dépasse largement le financement.

Elle touche à la liberté de construire son avenir professionnel.


 

Les organismes de formation devront s’adapter

Si cette réforme se confirme, les OF devront probablement revoir leurs pratiques commerciales.

Il ne suffira plus de convaincre un futur stagiaire.

Il faudra démontrer :

  • l’utilité économique de la formation ;
  • son lien avec un projet professionnel ;
  • son impact sur l’emploi ;
  • les compétences réellement développées.

Les dossiers de justification deviendront probablement plus importants.

Les délais pourraient s’allonger.

Le rôle du conseil prendra davantage de poids.


 

Un changement profond du marché

Depuis plusieurs années, le CPF fonctionnait selon une logique relativement simple.

Le titulaire choisissait.

Le financeur payait.

Demain, nous pourrions entrer dans une logique différente.

Le titulaire proposerait.

Un tiers apprécierait la cohérence du projet.

Le financeur déciderait ensuite.

Ce n’est plus seulement une évolution administrative.

C’est une modification profonde de la philosophie du dispositif.


 

Retour au DIF ?

La question mérite d’être posée.

Personne ne souhaite revenir aux lourdeurs administratives du passé.

Mais si la liberté de mobilisation disparaît progressivement au profit d’autorisations successives, nombreux seront ceux qui verront dans cette réforme un retour, au moins partiel, vers l’esprit du DIF.

Naturellement, les situations ne sont pas identiques.

Le CPF conserverait son financement individuel.

Mais son utilisation pourrait devenir beaucoup plus encadrée.


 

Notre analyse

Aux Experts Compétences, nous pensons qu’il existe un équilibre à trouver.

Oui, il est indispensable de lutter contre la fraude.

Oui, les financements publics doivent être mieux orientés.

Oui, les formations doivent répondre à de véritables besoins.

Mais cette régulation ne doit pas conduire à retirer aux actifs ce qui constituait précisément la principale innovation du CPF : la possibilité de devenir acteur de son propre parcours professionnel.

L’avenir dira si cette réforme parvient à préserver cet équilibre.


 

Donc

Pour l’instant, rien n’est définitivement arrêté.

Les annonces du ministre ouvrent un débat qui sera probablement au cœur des discussions sur le budget 2027 et l’avenir de la formation professionnelle.

Une chose est néanmoins certaine.

Les organismes de formation, les entreprises, les OPCO et les bénéficiaires devront suivre avec une très grande attention les textes qui seront publiés dans les prochains mois.

Car derrière une simple modification de procédure pourrait bien se dessiner une nouvelle conception de la formation tout au long de la vie.

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  • réforme CPF 2026
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  • Jean-Pierre Farandou
  • vérification préalable CPF
  • réforme formation professionnelle
  • DIF
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SOURCES

 

Mini FAQ : Le CPF va-t-il redevenir un DIF déguisé ?

La réforme du CPF est-elle déjà adoptée ?

Non. À ce jour, il s’agit d’annonces et d’orientations politiques. Les modalités précises devront être inscrites dans des textes réglementaires ou législatifs.

Que signifie « vérification préalable » ?

L’idée évoquée consiste à vérifier qu’une formation est cohérente avec un projet professionnel avant son financement. Les modalités exactes ne sont pas encore connues.

Le CPF va-t-il disparaître ?

Non. Les annonces portent sur ses conditions d’utilisation, pas sur sa suppression.

Cette réforme concernera-t-elle les organismes de formation ?

Oui. Si elle est mise en œuvre, les OF devront probablement produire davantage d’éléments démontrant la pertinence professionnelle de leurs actions.

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Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions

Vendre des formations ? Quand les clients cherchent des solutions

Les Experts Compétences  attirent votre attention sur une erreur qui coûte cher à de nombreux organismes de formation.

Nos articles sur le sujet

  1. Vendre des formations ? Quand les clients cherchent des solutions
  2. Comprendre les RH pour vendre des formations
  3. Utiliser les financements pour vendre vos formations Qualiopi
  4. Vendre la pédagogie ou la performance ?
  5. Faut-il vraiment se spécialiser ?
  6. Vendre une transformation plutôt qu’une formation
  7. Devenir une marque d’expertise
  8. Devenir Expert Compétences
  9. Les signaux qui annoncent une transformation de la FPC
  10. 7 stratégies qui permettront la prospérité dans les 10 prochaines années

La plupart des organismes de formation consacrent une énergie considérable à construire leur catalogue.

  • Ils créent de nouveaux programmes.
  • Ils mettent à jour leurs référentiels.
  • Ils enrichissent leurs fiches produits.
  • Ils obtiennent des certifications.
  • Tout cela est indispensable.

Mais une question reste rarement posée :

Le client recherche-t-il réellement une formation ?

Dans la majorité des cas…

la réponse est non.

Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions

Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions

Une entreprise n’achète jamais une formation pour le plaisir

Lorsqu’un dirigeant contacte un organisme de formation, il ne se lève pas un matin avec l’envie d’acheter vingt-et-une heures de pédagogie.

Il cherche à résoudre un problème.

Par exemple :

  • ses commerciaux ne vendent plus suffisamment ;
  • son équipe maîtrise mal un nouveau logiciel ;
  • le turnover augmente ;
  • les managers rencontrent des difficultés ;
  • une évolution réglementaire impose une montée en compétences ;
  • une certification devient obligatoire.

La formation n’est qu’un moyen.

Le véritable objectif est la résolution d’une difficulté opérationnelle.


 

Ce que vend réellement un organisme de formation

Prenons quelques exemples.

Un organisme propose une formation Excel.

Le client, lui, souhaite :

  • produire ses tableaux plus rapidement ;
  • réduire les erreurs ;
  • gagner du temps dans ses reportings.

Autre exemple.

Une formation en management.

Le client souhaite :

  • diminuer les conflits ;
  • fidéliser ses collaborateurs ;
  • améliorer la productivité.

Même logique pour une formation en cybersécurité.

L’entreprise n’achète pas une journée de sensibilisation.

Elle cherche à réduire son exposition aux risques informatiques.

Dans tous les cas, la logique est identique.

La formation est un outil.

La solution est l’objectif.


 

Les catalogues rassurent… mais ils ne vendent plus

De nombreux sites Internet d’organismes de formation ressemblent encore à de simples catalogues.

On y trouve :

  • les objectifs pédagogiques ;
  • les prérequis ;
  • les durées ;
  • les modalités ;
  • les programmes détaillés.

Ces informations sont nécessaires.

Mais elles arrivent souvent trop tôt dans le parcours du prospect.

Avant de vouloir connaître le contenu d’une formation, un décideur cherche d’abord à savoir :

« En quoi cette formation va-t-elle améliorer la situation de mon entreprise ? »

Cette question devrait guider toute la communication commerciale d’un organisme.


 

Passer d’une logique de catalogue à une logique de résultat

Prenons un exemple concret.

Approche traditionnelle

Formation « Prise de parole en public ».

Durée : deux jours.

Objectifs :

  • maîtriser les techniques d’expression orale ;
  • gérer son stress ;
  • structurer un discours.

Approche orientée solution

Vos collaborateurs peinent à convaincre en réunion ?

Cette formation leur permettra :

  • de présenter leurs projets avec davantage d’impact ;
  • de gagner en confiance ;
  • de rendre leurs interventions plus efficaces.

Le contenu pédagogique est identique.

Le message commercial est totalement différent.


 

Les entreprises raisonnent en retour sur investissement

Dans un contexte économique tendu, les directions générales et les directions des ressources humaines doivent justifier chaque dépense.

La question devient donc :

Quel bénéfice concret cette formation apportera-t-elle ?

Les organismes qui répondent précisément à cette interrogation prennent une longueur d’avance.

Ils ne vendent plus une action de formation.

Ils proposent une amélioration mesurable.


 

Les financeurs évoluent également

Cette évolution concerne aussi :

  • les OPCO ;
  • France Travail ;
  • les collectivités territoriales ;
  • les entreprises.

Les financeurs s’intéressent de plus en plus :

  • aux compétences acquises ;
  • aux résultats obtenus ;
  • à l’impact sur l’emploi ;
  • aux effets sur la performance.

Cette logique renforce encore l’importance d’une approche orientée résultats.


Le rôle du commercial change profondément

Le commercial d’un organisme de formation n’est plus seulement un vendeur de stages.

Il devient un conseiller.

Avant de proposer une solution, il doit comprendre :

  • le contexte ;
  • les difficultés rencontrées ;
  • les objectifs du client ;
  • les contraintes budgétaires ;
  • les délais.

Autrement dit, il vend d’abord un diagnostic.

Puis seulement une formation.


 

Le marketing doit évoluer lui aussi

Les contenus publiés sur les sites Internet et les réseaux sociaux devraient répondre aux préoccupations des entreprises.

Par exemple :

Au lieu de publier :

« Découvrez notre nouvelle formation Excel. »

Pourquoi ne pas publier :

« Vos équipes passent deux heures par jour à produire leurs tableaux ? Voici comment réduire ce temps de moitié. »

La différence est considérable.

Dans le premier cas, on parle de soi.

Dans le second, on parle du client.


 

Les organismes les plus performants l’ont déjà compris

Les OF qui connaissent aujourd’hui une croissance durable ont progressivement changé leur manière de communiquer.

Ils mettent en avant :

  • les bénéfices ;
  • les gains de performance ;
  • les économies réalisées ;
  • les retours d’expérience ;
  • les résultats obtenus chez leurs clients.

Le catalogue n’a pas disparu.

Il intervient simplement plus tard dans le parcours de décision.


Une évolution qui concerne aussi les formations loisirs

Cette logique ne s’applique pas uniquement à la formation professionnelle.

Une personne qui s’inscrit à un atelier de photographie n’achète pas uniquement un cours technique.

Elle souhaite :

  • réaliser de meilleures images ;
  • partager une passion ;
  • développer sa créativité ;
  • rencontrer d’autres amateurs.

Là encore, la solution dépasse largement le contenu pédagogique.


 

Donc

Le marché de la formation évolue rapidement.

Les organismes qui continueront à présenter uniquement des catalogues risquent de devenir de moins en moins visibles.

À l’inverse, ceux qui replaceront les besoins du client au cœur de leur discours commercial créeront une relation beaucoup plus forte avec leurs prospects.

Une entreprise n’achète pas une formation de deux jours.

Elle achète une amélioration de sa situation.

C’est cette différence de perspective qui fera, demain, la réussite commerciale de nombreux organismes de formation.

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MOTS CLÉS 

  • vendre une formation
  • organisme de formation
  • stratégie commerciale OF
  • vendre des solutions
  • besoins des entreprises
  • formation professionnelle
  • développement commercial OF

 

SOURCES

 

Mini FAQ : Vendre des formations ? … Quand les clients cherchent des solutions

Pourquoi les entreprises n’achètent-elles plus simplement des formations ?

Parce qu’elles cherchent avant tout à résoudre un problème opérationnel ou stratégique, et attendent des résultats concrets.

Un catalogue de formations est-il encore utile ?

Oui, mais il ne doit plus constituer le principal argument commercial. Il doit venir compléter une approche orientée besoins et résultats.

Comment vendre davantage de formations ?

En identifiant précisément les problématiques des clients et en montrant comment la formation proposée apporte une solution mesurable.

Cette approche concerne-t-elle les petites structures ?

Oui. Les organismes de formation de toutes tailles peuvent adopter une communication centrée sur les bénéfices plutôt que sur les seuls contenus pédagogiques.

Cette évolution est-elle compatible avec Qualiopi ?

Absolument. Qualiopi encourage déjà une analyse fine des besoins et une adaptation des actions de formation aux attentes des bénéficiaires.

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