Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

Les Experts Compétences ont rédigés un article sur Qui peut défendre les OF ? Au niveau des instances réformatrices de notre pays. Ils ont travaillé souvent avec « les acteurs de la compétence » ils les ont même critiqué, mais nos lecteurs signalent le Synofdes et le SYCFI

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes

le Synofdes et le SYCFI, sont deux organisations importantes aux côtés des Acteurs de la Compétence dans le paysage patronal de la formation professionnelle en France.

Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

🧱 — Synofdes : le syndicat des organismes de formation de l’économie sociale et solidaire

Le Synofdes est un acteur incontournable du paysage professionnel de la formation en France, positionné comme syndicat patronal représentant une part significative des organismes de formation, notamment issus de l’économie sociale et solidaire.

📌 Origines et rôle

Créé en 2007, le Synofdes (Syndicat national des organismes de formation de l’économie sociale et solidaire) s’est donné pour mission d’accompagner, représenter et défendre les organismes de formation auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux. Il se distingue par une forte orientation vers l’intérêt général, l’autonomie et la citoyenneté via l’acquisition de compétences.

Le syndicat s’attache à :

  • fournir des conseils juridiques et administratifs à ses adhérents,

  • proposer des formations internes (ex. RGPD, qualité, réglementation),

  • organiser des rencontres, webinaires et actions collectives pour mutualiser les expériences,

  • informer ses membres sur les évolutions législatives et réglementaires impactant la formation professionnelle.

🎯 Missions clés

Le Synofdes agit sur plusieurs axes majeurs :

  • Représenter et défendre les intérêts des membres auprès des institutions et des véhicules de décision publics,

  • Accompagner les transitions (numérique, écologique, IA) qui structurent le secteur de la formation,

  • Favoriser les échanges de bonnes pratiques et favoriser des synergies entre organismes, y compris à l’échelle territoriale.

📊 Représentativité et actions

Le Synofdes est reconnu comme organisation représentative de la branche des organismes de formation, ce qui lui permet de jouer un rôle actif dans les discussions sur les politiques publiques et les conditions d’exercice de la profession, aux côtés d’autres syndicats patronaux comme Les Acteurs de la Compétence.

Le syndicat participe également à des initiatives sectorielles telles que le baromètre annuel des organismes de formation, pour dresser un état des lieux économique et social du secteur.

💬 Pourquoi le Synofdes compte pour les OF

Pour un dirigeant d’OF, le Synofdes représente une voix collective et alternative qui peut être plus proche des réalités d’acteurs structurés autour de valeurs sociales. Son influence grandit progressivement, notamment dans les débats concernant la réglementation, la finance de la formation ou l’évolution de la convention collective des organismes de formation.

 

🧭 Le Synofdes : une force significative

 

📊 Représentativité chiffrée

  • Dans les mesures officielles de représentativité, le Synofdes pesait 26,40 % de l’audience patronale dans la branche des organismes de formation.

  • Il a annoncé avoir renforcé sa représentativité ces dernières années, atteignant 31,51 % d’audience patronale selon des données internes (2025).

Ces pourcentages indiquent que le Synofdes est le deuxième acteur patronal le plus important après la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP / Acteurs de la Compétence), qui détient la majorité.

📌 Estimations d’adhérents et profils

Le Synofdes regroupe des OF de différents types, souvent à but non lucratif ou coopératif. Historiquement, il comptait des adhérents représentant des structures diverses, allant de TPE à des organisations plus importantes, avec des chiffres d’adhérents estimés à plusieurs centaines dans les premières années.
Il est également membre d’organismes plus larges, comme l’UDES (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire), ce qui lui donne une portée supplémentaire dans les débats sociaux au-delà de la seule formation professionnelle.

📍 Domaines d’action

  • représentation auprès des pouvoirs publics et partenaires sociaux,

  • négociation d’accords collectifs dans la branche,

  • appui juridique et administratif,

  • participation à des baromètres sectoriels et études.

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Des chiffres avant / après 2018

Des chiffres avant / après 2018

Les Experts Compétences attendent de voir ! Si les fonds formation ne vont plus aux auto-écoles qui doivent trouver d’autres financements, est-ce que l’on va retrouver une situration anté 2018 ? 

  1. CPF et permis de conduire
  2. Utiliser son CPF pour son permis de conduire
  3. Les auto-écoles sont elles des OF comme les autres ?
  4. Permis de conduire et fonds formation
  5. Des chiffres avant / après 2018

Voici une section de chiffres clés et d’analyse qui détermine la polémique du financement du permis de conduire, en contextualisant avant / après 2018, la monétisation du CPF, et les enjeux actuels du débat public.

Des chiffres avant / après 2018

🔁 1. Monétisation du CPF : passage des heures aux euros

Avant 2018, les dispositifs comme le Droit Individuel à la Formation (DIF) étaient exprimés en heures accumulées :

jusqu’à 120 h pour un salarié à plein temps, utilisables pour des formations.
Avec la réforme de 2018, le CPF a été monétisé, c’est-à-dire transformé en valeur monétaire :

chaque droit a été converti à 15 € par heure au 31 décembre 2018, puis

les droits des salariés sont crédités en 500 € par an (plafond 5 000 €) ou 800 € par an pour les moins qualifiés (plafond 8 000 €) .

👉 Conséquence :
🎯 Du “temps de formation” garanti, on est passé à une épargne monétaire, ce qui a ouvert la porte à des usages détournés et à des logiques marchandes du financement.

 

📈 2. L’explosion du financement du permis via le CPF

Depuis l’ouverture du CPF monétisé en 2019, la préparation au permis de conduire est devenue l’une des utilisations les plus massives de ces droits :

Le permis B est devenu la formation la plus financée via le CPF depuis 2019.

En 2023, il représentait environ 23 % des certifications financées par le CPF .

On estime qu’en 2024, près de 1,5 million de permis ont été financés via le CPF, soit environ ¼ des candidats au permis B .

Le **montant engagé chaque année pour le permis atteindrait près de 300 millions € (source : Caisse des dépôts et consignations) .

👉 C’est un basculement spectaculaire par rapport aux usages “classiques” de formation professionnelle :
➡️ un dispositif conçu pour sécuriser des parcours professionnels s’est transformé en une caisse de financement de permis de conduire.

💸 Le débat actuel : arnaque, dérive ou rééquilibrage ?


🎯 Origine des critiques

Plusieurs acteurs dénoncent aujourd’hui :

que des droits financés par les contributions des entreprises (via l’obligation formation) soient massivement utilisés pour des formations non directement liées à un métier ou une qualification professionnelle,

que certains prestataires exploitent ce positionnement CPF comme une machine à CA facile (en particulier dans certaines auto-écoles ou offres packagées),

que cela ait créé un jeu de vases communicants où des fonds autrefois orientés vers des OF classiques (certifications, compétences métiers, reconversions) sont captés par des usages périphériques.

👉 Une députée (et d’autres responsables politiques) ont même évoqué l’idée d’un usage du CPF pour des projets personnels (ex. vacances), ce qui a été largement critiqué comme une détournement de finalité du dispositif.

⚠️ Contexte : les droits CPF sont censés être mobilisés pour des projets professionnels et non pour des dépenses personnelles sans lien direct avec l’employabilité.

📉 Réponse législative : restriction du financement du permis

Face à ces critiques et à la pression médiatique, la Loi de finances 2026 a introduit une mesure judiciaire importante :
👉 le financement du permis de conduire par le CPF sera progressivement supprimé pour les salariés, sauf pour certains cas (notamment les demandeurs d’emploi) à partir de 2026 .

Objectif affiché :

recentrer le CPF sur des usages professionnels plus classiques, comme la reconversion ou les bilans de compétences,

éviter 50+ % des consommations de droits CPF détournées vers le permis,

corriger un effet de dérive qui a vidé une partie des fonds disponibles pour d’autres formations jugées essentielles.

🧠 Où va-t-on ?

Ce débat n’est pas simplement technique, il touche à la compréhension que l’on a de l’État-social et de la finalité d’un dispositif mutualisé :

✔ Le CPF a été conçu pour sécuriser les parcours professionnels.

❓ Quand ce mécanisme permet de financer en masse des dépenses perçues comme « utiles pour la vie quotidienne », mais sans lien direct avec une compétence métier ou une insertion professionnelle, le risque est double :

dilution de l’objectif initial,

appauvrissement des droits pour les usages vraiment professionnels.

👉 C’est ce qui a conduit les décideurs à restreindre ce financement, provoquant colère et débats (certains parlent même de perte de droits), mais aussi un retour attendu au sens originel de l’instrument.

🧩 En résumé
Période Mode de calcul des droits Usage permis financé
Avant 2018 en heures (DIF), converties ensuite en euros possible mais marginal
2019–2025 CPF en euros (monétisé) permis B massivement financé (23 %)
Depuis 2026 restriction réservé principalement aux demandeurs d’emploi
💡 Conclusion pour ton audience dirigeants d’OF

Ce débat met en lumière un point essentiel : les politiques publiques influencent directement l’écosystème de la formation professionnelle. Quand un dispositif comme le CPF est élargi sans garde-fous clairs, des effets de concurrence et de captation peuvent se produire.

La polémique autour du permis de conduire n’est pas un « simple débat politique » :
👉 elle est symptomatique d’un déséquilibre entre finalité sociale et usages marchands d’un dispositif mutualisé financé par les entreprises.

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Permis de conduire et fonds formation

Permis de conduire et fonds formation

Les Experts Compétences  sont tombés de leur chaise quand les politiques ont décidé de financer le permis de conduire sur les fonds de la formation professionnelle. Le débat revient aujourd’hui avec le budget 2026

  1. CPF et permis de conduire
  2. Utiliser son CPF pour son permis de conduire
  3. Les auto-écoles sont elles des OF comme les autres ?
  4. Permis de conduire et fonds formation

Permis de conduire et fonds de la formation professionnelle :
retour sur un détournement silencieux… et sur la récente tentative de correction

Depuis plusieurs mois, une polémique enfle autour du financement du permis de conduire via les fonds de la formation professionnelle.
Pour beaucoup d’acteurs de terrain, ce débat n’a rien de nouveau : il est le symptôme d’un déséquilibre structurel né de la réforme de 2018.

Il est temps de remettre quelques faits et mécanismes au centre du débat.

Permis de conduire et fonds formation

1. Un rappel essentiel : d’où viennent les fonds formation ?

Contrairement à une idée largement répandue, les fonds de la formation professionnelle ne tombent pas du ciel.

Ils proviennent majoritairement :

  • des cotisations des entreprises,

  • historiquement conçues pour former leurs salariés, adapter les compétences, accompagner l’évolution des métiers.

Avant 2018, le principe était relativement clair :

👉 les entreprises contribuaient,
👉 les fonds revenaient aux entreprises et aux actifs,
👉 sous forme de formations professionnelles qualifiantes ou certifiantes.

Un circuit vertueux, imparfait certes, mais lisible.

 


2. La réforme de 2018 : une rupture majeure (et sous-estimée)

La réforme de 2018 (loi « Avenir professionnel ») a profondément modifié ce modèle.

Sous couvert de :

  • simplification,

  • individualisation des droits,

  • modernisation via le CPF,

elle a ouvert la porte à des usages très éloignés de la logique initiale de la formation professionnelle.

Parmi eux : le financement du permis de conduire via le CPF.

 


3. Le permis de conduire : une formation… vraiment professionnelle ?

Soyons clairs :
👉 le permis peut être utile professionnellement,
👉 mais il n’est pas une formation professionnelle au sens économique et stratégique du terme.

Dans la majorité des cas :

  • il ne développe pas une compétence métier,

  • il ne qualifie pas sur un référentiel professionnel,

  • il ne répond pas à un besoin de montée en compétences sectorielles.

Pourtant, il a été financé sur les mêmes enveloppes que :

  • les formations métiers,

  • la reconversion,

  • l’adaptation des compétences.

 


4. Le jeu des vases communicants : OF vs auto-écoles

Les effets ont été rapides et très concrets.

Côté organismes de formation

  • baisse brutale de chiffre d’affaires,

  • raréfaction des financements CPF,

  • concurrence accrue pour des enveloppes devenues limitées.

Côté auto-écoles

  • entrée soudaine dans le champ de la formation professionnelle,

  • explosion du chiffre d’affaires CPF,

  • modèles parfois plus orientés « captation de fonds » que pédagogie.

👉 À enveloppe constante, ce qui finance le permis ne finance plus la formation professionnelle.

C’est un jeu de vases communicants, rarement assumé politiquement, mais parfaitement visible sur le terrain.

 


5. La nouvelle loi : restriction du financement du permis

Bonne ou mauvaise chose ?

La récente loi visant à restreindre le financement du permis via les fonds formation est accueillie de manière contrastée.

✔️ Les points positifs

  • reconnaissance implicite d’un dévoiement du système,

  • tentative de recentrage des fonds sur leur vocation première,

  • signal envoyé aux OF : le sujet est enfin pris au sérieux.

⚠️ Les limites

  • la correction arrive après plusieurs années de dégâts,

  • aucun mécanisme réel de rééquilibrage financier pour les OF,

  • aucune réflexion globale sur la finalité économique des fonds.

👉 On corrige un excès… sans repenser le modèle.

 


6. Le vrai sujet de fond (souvent évité)

La question n’est pas simplement :

« Faut-il financer le permis ou non ? »

La vraie question est :

À quoi doivent servir les fonds de la formation professionnelle ?

  • À financer des besoins individuels de confort ou de mobilité ?

  • Ou à soutenir la compétitivité, l’employabilité et la transformation des entreprises ?

Tant que cette question ne sera pas tranchée clairement,
👉 les arbitrages resteront politiques,
👉 et les acteurs de la formation continueront à subir des décisions déconnectées du terrain.

 

 


Une correction tardive, mais révélatrice

La restriction du financement du permis de conduire est plutôt une bonne chose si elle marque :

  • un retour à la vocation initiale des fonds,

  • une prise de conscience des effets pervers de la réforme de 2018.

Mais elle reste insuffisante tant qu’elle ne s’accompagne pas :

  • d’un rééquilibrage au bénéfice des véritables acteurs de la formation professionnelle,

  • d’une clarification politique sur l’usage des fonds collectés auprès des entreprises.

👉 Les OF ne demandent pas des privilèges.
👉 Ils demandent simplement que les règles du jeu soient cohérentes avec la finalité affichée du système.

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Liste complète des structures régionales

Liste complète des structures régionales

Suite aux articles de cette semaine sur les Carif-Oref Les Experts Compétences vous diffusent la liste et les contacts de tous les Carif-Oref sur toute a France et l’Outre mer

  1. Carif-Oref ça vous dit quelque chose?
  2. Dokelio les erreurs de saisie qui coûtent cher !
  3. Dolekio Île de France vers une nouvelle base offre
  4. Dokelio l’offre formation Francilienne
  5. Parler le langage des Carif-Oref
  6. Liste complète des structures régionales

Quand on dirige un organisme de formation, on entend vite parler des CARIF-OREF, sans toujours savoir :

  • à qui s’adresser concrètement,

  • quel est le bon interlocuteur,

  • ni à quoi servent réellement ces structures au quotidien.

Cette page a un objectif simple et opérationnel :
👉 permettre à un OF de trouver rapidement le CARIF-OREF de sa région, ses contacts et ses outils, notamment pour le référencement de l’offre de formation (Dokelio ou équivalent).

Liste complète des structures régionales

Qu’est-ce qu’un CARIF-OREF (rappel rapide)

Les CARIF-OREF (Centre d’Animation, de Ressources et d’Information sur la Formation – Observatoire Régional Emploi Formation) sont des structures régionales qui ont pour missions principales :

  • la centralisation et la diffusion de l’offre de formation,

  • l’observation emploi-formation à l’échelle régionale,

  • l’information des acteurs (OF, prescripteurs, financeurs, institutions),

  • l’animation de dispositifs régionaux (bases de données, extranets, ressources).

⚠️ Ils ne financent pas les formations et ne vendent rien.
Ils structurent la donnée formation utilisée par les Régions, les prescripteurs et l’écosystème public.

 


Liste des CARIF-OREF par région (France métropolitaine)

🟦 Île-de-France

CARIF-OREF Île-de-France – Défi Métiers


🟩 Hauts-de-France

CARIF-OREF Hauts-de-France – C2RP


🟨 Grand Est

CARIF-OREF Grand Est – Orient’Est


🟫 Provence-Alpes-Côte d’Azur

CARIF-OREF PACA – Espace Compétences

  • Site : https://www.cariforef.fr/

  • Accès OF : rubrique Extranet Organismes de formation

  • Référencement de l’offre régionale (gratuit)


🟧 Normandie

CARIF-OREF Normandie


🟪 Occitanie

CARIF-OREF Occitanie


🟥 Nouvelle-Aquitaine

CARIF-OREF Nouvelle-Aquitaine – Cap Métiers


🟦 Pays de la Loire

CARIF-OREF Pays de la Loire

  • Adresse : 12 boulevard Georges Pompidou, 44200 Nantes

  • Tél : 02 40 20 21 31

  • Email réseau : info@cariforef-pdl.org


🟩 Bourgogne-Franche-Comté

CARIF-OREF BFC – EMFOR


🟨 Centre-Val de Loire

CARIF-OREF Centre-Val de Loire – Étoile

  • Informations accessibles via le réseau national intercariforef.org


CARIF-OREF des territoires d’Outre-mer

🏝️ Guadeloupe

Guadeloupe Formation

🌴 Martinique

AGEFMA (CARIF Martinique)

🥥 Guyane

CARIF-OREF Guyane

🌍 Mayotte

CARIF-OREF Mayotte


Comment utiliser concrètement cette liste quand on est OF

👉 Cas d’usage les plus fréquents :

  • identifier le bon contact pour le référencement de l’offre,

  • accéder à l’extranet OF régional,

  • corriger ou mettre à jour ses données,

  • comprendre les exigences locales (procédures, formats, contrôles).

👉 Conseil terrain :
Chaque CARIF-OREF a ses propres outils, délais et règles.
Ne pars jamais du principe que ce qui est vrai dans une région l’est ailleurs.

 


À savoir (important)

  • Le réseau national des CARIF-OREF est accessible via intercariforef.org, avec une carte interactive.

  • Les CARIF-OREF sont coordonnés mais non homogènes :

    • organisation différente,

    • outils Dokelio ou équivalents variables,

    • exigences régionales spécifiques.


En résumé, côté dirigeant d’OF

  • Les CARIF-OREF sont un passage obligé administratif, pas un partenaire commercial.

  • Être mal référencé = invisibilité pour tout l’écosystème public.

  • Bien les comprendre = gain de temps, moins d’erreurs, meilleure visibilité indirecte.

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Parler le langage des Carif-Oref

Parler le langage des Carif-Oref

Les Carif-Oref font partie du paysage et demeure alors même que Défi-métier a disparu que France Inffo est sur la sellette et que d’autres entités apparaissent bizarrement sur les fonds de la Formation Professionnelle. Les Experts Compétences  essayent d’y voir clair

  1. Carif-Oref ça vous dit quelque chose?
  2. Dokelio les erreurs de saisie qui coûtent cher !
  3. Dolekio Île de France vers une nouvelle base offre
  4. Dokelio l’offre formation Francilienne
  5. Parler le langage des Carif-Oref

Les CARIF-OREF ne sont ni des financeurs, ni des certificateurs, ni des prescripteurs commerciaux. Pourtant, pour beaucoup d’organismes de formation (OF), ils restent une source d’incompréhension, voire de frustration.

Le problème n’est pas tant ce que font les CARIF-OREF, mais la manière dont les OF interagissent avec eux. Très souvent, les erreurs sont liées à un décalage de langage, de posture et d’objectifs.

Voici donc ce qu’un OF doit absolument éviter, et surtout ce qui fonctionne réellement lorsqu’on veut travailler efficacement avec un CARIF-OREF.

Parler le langage des Carif-Oref

  1. Ce qu’il faut éviter absolument

    ❌ Parler “commercial”

C’est l’erreur la plus fréquente.

Les CARIF-OREF :

  • ne vendent rien,
  • ne recommandent pas des OF,
  • ne “mettent pas en avant” des offres.

Donc :

  • slogans marketing,
  • promesses vagues,
  • discours orienté “clients”

👉 tout cela est contre-productif.

À retenir : un CARIF-OREF travaille sur de l’information, pas sur de la promotion.

❌ Négliger la qualité des données (Dokelio, Kairos, etc.)

Pour un CARIF-OREF, une formation mal renseignée est une formation invisible.

Erreurs classiques :

    • intitulés flous,
    • dates non mises à jour,
    • lieux imprécis,
    • objectifs pédagogiques trop courts ou absents,
    • modalités d’accès mal définies.

👉 Résultat : la formation n’est ni fiable, ni exploitable.

Confondre CARIF-OREF et financeurs

Beaucoup d’OF contactent les CARIF-OREF comme s’ils pouvaient :

    • débloquer des financements,
    • orienter des publics,
    • arbitrer des décisions régionales.

Ce n’est pas leur rôle.

👉 Cette confusion décrédibilise immédiatement l’interlocuteur.

❌ Être absent ou passif

    • Ne jamais répondre aux sollicitations,
    • ne pas mettre à jour ses offres pendant des mois,
    • ne pas suivre les évolutions régionales…

👉 C’est le meilleur moyen d’être perçu comme un OF “peu fiable”.

 

2. Ce qui fonctionne vraiment


✅ Parler “données, clarté, conformité”

Le langage des CARIF-OREF repose sur :

  • la lisibilité,
  • la cohérence,
  • l’exploitabilité de l’information.

Un bon discours, c’est :

  • des intitulés normalisés,
  • des objectifs pédagogiques clairs,
  • des prérequis explicites,
  • des modalités précises (présentiel, distanciel, hybride).

👉 Plus c’est clair, plus c’est utilisable.

✅ Comprendre leur logique régionale

Chaque CARIF-OREF agit dans un cadre régional spécifique :

  • priorités emploi-formation,
  • secteurs en tension,
  • publics ciblés,
  • dispositifs territoriaux.

Un OF pertinent est un OF qui :

  • adapte sa présentation au contexte régional,
  • comprend les enjeux locaux,
  • parle le même référentiel.

✅ Être rigoureux dans les bases de données

Dokelio (et autres outils régionaux) est le cœur du lien entre OF et CARIF-OREF.

Bonnes pratiques :

  • mises à jour régulières,
  • informations complètes,
  • cohérence entre site web, catalogues et bases régionales,
  • attention aux champs obligatoires… et à ceux qui ne le sont pas mais comptent vraiment.

👉 La rigueur inspire confiance.

✅ Adopter une posture partenariale

Les CARIF-OREF apprécient :

  • les OF structurés,
  • autonomes,
  • fiables sur la durée.

Cela passe par :

  • des échanges professionnels,
  • des questions pertinentes,
  • une capacité à intégrer leurs recommandations techniques.

👉 On ne “demande” pas à un CARIF-OREF, on travaille avec.

 

3. La bonne posture à adopter, en résumé

Un organisme de formation crédible aux yeux d’un CARIF-OREF est :

  • clair dans son offre,
  • rigoureux dans ses données,
  • aligné avec les enjeux régionaux,
  • conscient du rôle exact de l’organisme.

👉 Ce n’est pas une question de taille ou de notoriété,
👉 c’est une question de professionnalisme informationnel.

 

Parler le langage des CARIF-OREF, ce n’est pas se plier à une contrainte administrative supplémentaire.
C’est s’inscrire durablement dans l’écosystème formation-emploi.

Les OF qui l’ont compris gagnent :

  • en visibilité,
  • en crédibilité,
  • en cohérence institutionnelle.

Et, à terme, cela fait souvent la différence.

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MOTS CLÉS 

  • CARIF-OREF
  • organisme de formation
  • Dokelio
  • offre de formation
  • visibilité des formations
  • données formation
  • écosystème formation emploi
  • réglementation formation professionnelle
  • acteurs régionaux de la formation

SOURCES

  • Réseaux des CARIF-OREF (documents institutionnels régionaux)
  • Centre Inffo – Ressources sur l’écosystème formation
  • Portails régionaux de l’offre de formation (Dokelio, outils régionaux)
  • Ministère du Travail – Formation professionnelle
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Dokelio : Les erreurs de saisie qui coûtent cher !

Dokelio : Les erreurs de saisie qui coûtent cher !

Les Experts Compétences ont rédigé plusieurs articles concernant Dokelio et son importance. L’outil a été rénové et sa nouvelle version est opérationnelle. Les OF qui ont un peu d’ambition côté « formations longues et diplômantes » ne peuvent pas passer à côté de Dokelio pour l’ïle de France et pour les régions il faut trouver l’équivalent la plupart du temps autour des Carif-Oref.

  1. Carif-Oref ça vous dit quelque chose?
  2. Dokelio les erreurs de saisie qui coûtent cher !
  3. Dolekio Île de France vers une nouvelle base offre
  4. Dokelio l’offre formation Francilienne

DOKELIO est souvent perçu par les organismes de formation comme un outil administratif contraignant, chronophage, parfois obscur.
Pourtant, derrière une simple “saisie de données”, DOKELIO joue un rôle structurant dans la visibilité institutionnelle de l’offre de formation.

Et certaines erreurs, très fréquentes, peuvent coûter beaucoup plus cher qu’on ne l’imagine : perte de visibilité, incompréhension des prescripteurs, difficulté d’accès aux financements, voire marginalisation progressive de l’offre.

Décryptage des erreurs les plus courantes… et de leurs conséquences réelles.

Dokelio : Les erreurs de saisie qui coûtent cher !

DOKELIO Ile-de-France est la base régionale de l’offre de formation professionnelle

1. Rappel : DOKELIO n’est pas un outil marketing

Première erreur de fond : considérer DOKELIO comme une vitrine commerciale.

👉 DOKELIO est :

  • une base de données structurée

  • utilisée par des acteurs institutionnels

  • alimentant des outils d’aide à la décision

Ce n’est ni un site web,
ni une plaquette commerciale,
ni un espace de storytelling.

➡️ Une saisie “marketing” est souvent contre-productive.

 


2. Erreur n°1 : des intitulés de formation flous ou “créatifs”

Ce que font beaucoup d’OF

    • Titres accrocheurs

    • Concepts internes

    • Intitulés trop génériques ou trop abstraits

Exemples typiques :

    • “Parcours excellence”

    • “Formation innovante aux compétences clés”

    • “Développer son potentiel professionnel”


Pourquoi c’est un problème

Les acteurs institutionnels raisonnent en :

    • métiers

    • compétences

    • finalités professionnelles

👉 Un intitulé flou :

    • ne permet pas d’identifier la finalité

    • n’est pas correctement indexé

    • devient invisible dans les outils de recherche


Bonne pratique

➡️ Un intitulé doit permettre de comprendre immédiatement :

    • pour quel métier

    • pour quelles compétences

    • pour quel public

 


3. Erreur n°2 : objectifs pédagogiques ≠ objectifs professionnels

Autre confusion très fréquente : mélanger :

    • objectifs pédagogiques (ce que l’on apprend)

    • objectifs professionnels (ce que l’on devient capable de faire)

Exemple problématique

“Acquérir les bases théoriques et pratiques du dessin de paysage”

👉 Pédagogiquement correct
👉 Institutionnellement insuffisant


Ce que cherchent les prescripteurs

  • Compétences mobilisables

  • Capacités opérationnelles

  • Résultats attendus en situation professionnelle


Bonne pratique

➡️ Formuler les objectifs en termes de capacités professionnelles observables.

 


4. Erreur n°3 : incohérences entre les champs

Dans DOKELIO, tout est lié :

    • intitulé

    • objectifs

    • public visé

    • prérequis

    • modalités

    • durée

Erreur classique

    • Public “débutant”

    • Prérequis techniques élevés

    • Objectifs très spécialisés

👉 Pour un humain, ça passe parfois.
👉 Pour un système structuré, c’est incohérent.


Conséquence directe

    • Doute sur la lisibilité de l’offre

    • Difficulté de prescription

    • Méfiance institutionnelle


 

5. Erreur n°4 : sous-estimer l’importance du public visé

Beaucoup d’OF remplissent ce champ rapidement, par défaut.

Pourtant, le public cible est un critère central pour :

  • les prescripteurs

  • les financeurs

  • les politiques régionales

Erreurs fréquentes

  • “Tout public”

  • “Demandeurs d’emploi et salariés”

  • “Adultes”

👉 Trop vague = peu exploitable.


Bonne pratique

➡️ Décrire un public réel, cohérent avec :

  • les objectifs

  • les prérequis

  • les débouchés

  •  

6. Erreur n°5 : données non mises à jour

DOKELIO n’est pas une saisie “one shot”.

Erreurs fréquentes :

  • formations obsolètes toujours visibles

  • dates non actualisées

  • modalités dépassées

  • contacts erronés


Pourquoi c’est pénalisant

  • perte de crédibilité

  • incompréhension des prescripteurs

  • image d’un OF peu fiable

👉 À terme, certaines offres cessent d’être proposées… sans notification explicite.

 


7. Erreur n°6 : ignorer la logique territoriale

DOKELIO s’inscrit dans une logique régionale.

Erreur fréquente :

  • décrire une offre sans lien avec :

    • les besoins locaux

    • les secteurs en tension

    • les priorités régionales


Conséquence

Une offre peut être :

  • techniquement bien décrite

  • pédagogiquement solide

  • mais hors des radars territoriaux

 


8. Ce que DOKELIO “dit” de votre organisme (sans que vous le sachiez)

DOKELIO construit, indirectement, une image de votre OF :

  • rigueur ou approximation

  • professionnalisme ou flou

  • alignement ou décalage avec les besoins du territoire

👉 Ce n’est pas un jugement moral.
👉 C’est une lecture institutionnelle.

 


9. L’état d’esprit à adopter

La bonne approche n’est ni :

  • la soumission administrative

  • ni le rejet du système

Mais une posture lucide et stratégique :

  • comprendre la logique de DOKELIO

  • adapter son discours sans se renier

  • utiliser l’outil comme un levier de lisibilité


 

DOKELIO n’est pas un simple formulaire à remplir.
C’est un outil structurant, dont les effets sont souvent indirects mais durables.

👉 Les erreurs de saisie ne coûtent pas une amende immédiate,
mais elles peuvent coûter de la visibilité, des opportunités et du temps.

Pour un organisme de formation, maîtriser DOKELIO, c’est maîtriser une partie de son environnement institutionnel.

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CARIF-OREF ça vous dit quelque chose ?

CARIF-OREF ça vous dit quelque chose ?

Les Experts Compétences n’ont pas encore évoqué le rôle des Carif-Oref, mais c’est fait aujourd’hui. Ils ont évoqué Centre Inffo et aujourd’hui, les Carif-Oref utile à la profession ou non ?

  1. Carif-Oref ça vous dit quelque chose?
  2. Dolekio Île de France vers une nouvelle base offre
  3. Dokelio l’offre formation Francilienne

Quand on dirige un organisme de formation, on croise tôt ou tard un acronyme un peu flou mais omniprésent : CARIF-OREF.
Souvent perçus comme des structures institutionnelles lointaines, ils jouent pourtant un rôle central dans l’organisation de la formation professionnelle en France.

Comprendre leur fonction, c’est comprendre comment l’offre de formation est rendue visible, lisible et exploitable par les pouvoirs publics et les prescripteurs.

CARIF-OREF ça vous dit quelque chose ?

CARIF-OREF : ces acteurs discrets qui structurent (vraiment) la formation professionnelle

 


1. CARIF-OREF : une double mission historique

À l’origine, deux fonctions distinctes :

  • CARIF
    Centre d’Animation, de Ressources et d’Information sur la Formation
    → structuration, information, ressources sur l’offre de formation

  • OREF
    Observatoire Régional Emploi Formation
    → analyses, données emploi-compétences, prospective territoriale

Dans la majorité des régions, ces deux missions sont aujourd’hui regroupées dans une même structure : le CARIF-OREF.

👉 Il s’agit d’un outil stratégique régional, au service du pilotage des politiques emploi-formation.

 


2. Statut et financement

Les CARIF-OREF sont le plus souvent :

  • des associations loi 1901

  • ou des Groupements d’Intérêt Public (GIP)

Ils sont financés principalement par :

  • les Régions

  • l’État

  • parfois des fonds européens (FSE)

➡️ Ils ne vendent pas de formation
➡️ Ils ne sont pas en concurrence avec les organismes de formation


3. Leur rôle clé : structurer l’offre de formation via DOKELIO

DOKELIO : l’outil central des CARIF-OREF

L’un des rôles majeurs des CARIF-OREF est la gestion de DOKELIO, la base de données régionale de l’offre de formation.

DOKELIO permet :

  • de décrire les actions de formation

  • de normaliser les informations (intitulés, objectifs, publics, modalités)

  • d’alimenter :

    • les catalogues régionaux

    • les outils des financeurs

    • les plateformes d’information

    • certaines briques nationales (dont le CPF, selon les cas)

👉 Pour un OF, DOKELIO est un outil de visibilité institutionnelle, pas un outil marketing.

 


4. Le cas particulier de l’Île-de-France

L’Île-de-France présente une organisation spécifique :

  • le CARIF-OREF francilien pilote la structuration de l’offre

  • DOKELIO Île-de-France est un outil central de référencement

  • les données DOKELIO sont articulées avec KAIROS, utilisé par France Travail

👉 En Île-de-France, un OF doit comprendre :

  • le rôle de DOKELIO (structuration, visibilité)

  • le rôle de KAIROS (prescription, suivi des parcours)

Ce sont deux outils différents, mais complémentaires.

 


5. Production de données et pilotage territorial

Au-delà des bases de données, les CARIF-OREF produisent :

  • des études sectorielles

  • des diagnostics emploi-compétences

  • des analyses territoriales

Ces travaux servent directement à :

  • orienter les politiques régionales

  • cadrer les appels à projets

  • prioriser les financements

👉 Un OF aligné avec ces analyses gagne en lisibilité institutionnelle.

 


6. Ce que les CARIF-OREF ne sont pas

Ils ne sont :

  • ni des apporteurs d’affaires,

  • ni des prescripteurs directs,

  • ni des défenseurs économiques des OF.

👉 Leur logique est collective et territoriale, pas commerciale.


 

Les CARIF-OREF ne sont pas des acteurs visibles du quotidien des organismes de formation, mais ils structurent profondément l’écosystème.

Ignorer leur rôle, c’est risquer :

  • une faible visibilité institutionnelle,

  • un mauvais positionnement territorial,

  • une incompréhension des logiques de financement.

👉 Ils ne décident pas de tout, mais ils structurent beaucoup.

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MOTS CLÉS 

  • CARIF OREF

  • CARIF-OREF formation professionnelle

  • rôle des CARIF-OREF

  • organismes de formation et CARIF-OREF

  • structuration de l’offre de formation

  • politique régionale de formation

  • écosystème de la formation professionnelle

 

SOURCES

– Ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion
– Régions de France
– Réseau des CARIF-OREF régionaux
– DOKELIO (bases régionales de l’offre de formation)
– Publications Centre Inffo

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content pas content : Les critiques !

content pas content : Les critiques !

Les Experts Compétences se demandent comment les organismes de formation peuvent reprendre la main, sur la Formation Professionnelle Continue, qui fait l’objet d’une OPA par le gouvernement. Certes c’est un milieu économique subventionné et des contrôles sont nécessaires mais, est-ce nécessaire d’étouffer les acteurs de la formation. La principale fédération professionnelle du secteur devrait monter au créneau mais elle peine à résister, préférant des collaborations dangereuses. 

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
Les Acteurs de la Compétence occupent aujourd’hui une place centrale dans la filière… mais cette centralité suscite aussi des critiques et un certain nombre de réserves chez des organismes de formation, surtout les plus petits et les plus « périphériques » au cœur du business.
 

content pas content : Les critiques !

Une fédération puissante… et perçue comme très « cœur de marché »

La fédération revendique plus de 1 000 adhérents, 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires cumulé, et un ancrage dans les réseaux patronaux nationaux (Syntec, Medef, CPME, GPS).
Elle rassemble des entreprises de formation, CFA, écoles, acteurs du digital learning, certificateurs et même des acteurs institutionnels (OPCO, régions, France Travail) dans une organisation collégiale.

Vu des OF, cela nourrit deux perceptions ambivalentes :

  • d’un côté, une capacité réelle d’influence et de représentation ;

  • de l’autre, le sentiment que la fédération parle d’abord au nom des acteurs les plus installés du marché, avec des priorités parfois éloignées de celles des petites structures.

 


Critique 1 : une représentation jugée « incomplète » du terrain

Depuis 2019, la fédération a ouvert ses portes à « tous les acteurs de la chaîne de valeur du développement des compétences » et non plus seulement aux organismes de formation déclarés.
Dans les faits, cela signifie que :

  • de grands groupes de formation, des CFA, des écoles, des éditeurs de plateformes et des certificateurs pèsent fortement dans la gouvernance et les prises de position ;

  • des acteurs publics ou para‑publics (OPCO, régions, France Travail) peuvent aussi être partie prenante de la fédération, avec voix au chapitre dans certains collèges.

Pour une partie des OF, surtout indépendants ou petites structures :

  • la fédération est perçue comme peu représentative de leurs réalités économiques (trésorerie fragile, dépendance à un ou deux financeurs, manque de moyens pour se digitaliser massivement) ;

  • le fait d’intégrer des acteurs qui financent, régulent ou labellisent (OPCO, institutions) dans la même maison que des opérateurs privés brouille la frontière entre « représentés » et « partenaires/contrôleurs ».


Critique 2 : une fédération très proche des logiques de régulation qu’elle commente

Les Acteurs de la Compétence se présentent comme un pilier de l’écosystème, impliqué dans la régulation du CPF, la promotion de chartes déontologiques, la RSE, la qualité, etc.
Exemples :

  • charte de déontologie des prestataires CPF en 2021,

  • charte d’engagement pour les certificateurs en 2023,

  • prise de position sur la « régulation du CPF » depuis le point de vue des OF.

Pour certains acteurs du terrain, cela pose deux limites :

  • la fédération est parfois perçue comme coproductrice d’un cadre réglementaire et déontologique qui, en pratique, pèse surtout sur les plus petites structures (coûts de conformité, lourdeur administrative) ;

  • en étant partie prenante des dispositifs (chartes, référentiels, engagements), elle peut être vue comme « trop proche » des logiques de régulation pour incarner une opposition frontale quand les textes deviennent intenables pour les petits OF.

Autrement dit : elle défend un cadre plus éthique et plus régulé, mais une partie du terrain y voit aussi une forme de sur‑normalisation qui favorise surtout les acteurs déjà bien dotés en back‑office.

 


Critique 3 : un coût d’adhésion et un « seuil d’accès » ressentis comme élevés

Les informations publiques indiquent que la cotisation annuelle varie selon la taille et la nature de l’organisation, avec une fourchette typique de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros par an.
Même si ces montants restent dans la norme d’une fédération patronale, plusieurs limites pratiques sont souvent évoquées par des dirigeants de petits OF :

  • rapport coût / bénéfice perçu : pour un OF de 2–5 personnes, sans responsable dédié aux relations institutionnelles, l’accès au réseau et aux commissions est peu exploitable ;

  • difficulté à dégager du temps pour participer aux groupes de travail, événements, commissions, ce qui renforce de fait la visibilité des gros acteurs qui, eux, ont les ressources pour s’y investir.

Résultat : la fédération apparaît comme indispensable pour les gros et moyens acteurs structurés, mais beaucoup moins accessible ou rentable pour le « bas de la pyramide » des OF.

 


Critique 4 : une voix parfois jugée trop « consensuelle » vis‑à‑vis des pouvoirs publics

Les Acteurs de la Compétence affichent une stratégie de dialogue et de co‑construction avec l’État, France Compétences, les régions, les OPCO, etc.
Ils sont régulièrement associés aux consultations (CPF, apprentissage, pactes sectoriels compétences, RSE dans la formation).

Sur le terrain, certains dirigeants d’OF formulent cependant deux reproches :

  • la fédération serait parfois trop conciliante sur des réformes perçues comme destructrices ou instables (ré‑réformes successives du CPF, durcissement des contrôles, complexification administrative), en privilégiant la négociation technique plutôt qu’un bras de fer politique ;

  • les prises de position publiques sont souvent nuancées et techniciennes, moins « offensives » que ce qu’espèrent des OF en grande difficulté, qui voudraient des messages plus clairs du type « stop à l’instabilité » ou « moratoire sur certaines mesures ».

Ce décalage tient en partie au positionnement : une fédération de filière qui veut rester autour de la table doit composer avec les contraintes politiques et budgétaires du moment, ce qui peut frustrer les adhérents les plus exposés.

 


Critique 5 : un risque de dilution de la spécificité « organisme de formation »

Depuis l’ouverture à tous les acteurs de la chaîne de valeur (CFA, écoles, solutions technologiques, certificateurs, acteurs institutionnels), la fédération revendique une approche « écosystème ».
Pour certains OF, cela pose une question simple :

  • qui porte spécifiquement la réalité économique et opérationnelle d’un organisme de formation soumis à Qualiopi, aux contrôles, aux appels d’offres, aux baisses de prise en charge, etc. ?

Le risque perçu :

  • que les priorités des grandes écoles, des plateformes ou des certificateurs, parfois mieux armés financièrement, pèsent plus lourd dans l’agenda que celles des OF « classiques » ;

  • que le discours se déplace progressivement de la « survie du métier de formateur / OF » vers une vision très macro de la compétence, de l’innovation et de la filière, moins connectée au quotidien des petites structures.

 


Pour un dirigeant d’OF : comment se positionner face à ces limites ?

Malgré ces critiques, la fédération reste aujourd’hui l’interlocuteur patronal le plus structuré de la filière.
Un dirigeant d’OF peut en tirer quelques repères :

  • Adhérer en connaissance de cause

    • pour bénéficier de la veille, du réseau, de la capacité de lobbying ;

    • tout en gardant conscience que la fédération défend une filière diversifiée, pas uniquement les petits OF.

  • Compléter par d’autres espaces de représentation

    • chambres de formateurs (CSFC), réseaux associatifs, collectifs régionaux, ou même réseaux informels, qui peuvent porter des discours plus radicaux ou plus ciblés sur le quotidien des petites structures.

  • Peser de l’intérieur

    • en s’impliquant dans les collèges, commissions et délégations régionales, pour que les positions officielles reflètent davantage la réalité des OF « de terrain ».

En résumé, Les Acteurs de la Compétence sont à la fois un atout collectif pour la filière et un objet de frustration pour une partie des organismes, qui attendent une représentation plus « alignée » sur leurs contraintes quotidiennes.

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Histoire d’une fédération vue de l’extérieur

Histoire d’une fédération vue de l’extérieur

Les Experts Compétences ont côtoyé les organismes représentatifs des milieux de la formation professionnelle continue. Le principal « Les acteurs de la compétence » a une histoire que nous vous contons, ici.

  1. Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieure

La FFP, devenue Les Acteurs de la Compétence, raconte en creux l’histoire de la privatisation, de la structuration puis de la « filiarisation » du secteur privé de la formation professionnelle en France, des années 1990 à aujourd’hui.[laformationtoutaulongdelavie]​

Histoire d’une fédération vue de l’extérieur


Aux origines : structurer un secteur privé éclaté (années 1990)

La Fédération de la formation professionnelle (FFP) naît au début des années 1990 pour donner une voix commune aux entreprises privées de formation, dans un paysage alors dominé par les opérateurs publics, paritaires et associatifs.

  • Objectifs initiaux : doter la branche d’une convention collective, professionnaliser les acteurs et valoriser la formation professionnelle comme un investissement stratégique pour les entreprises.

  • La FFP regroupe progressivement des entreprises et associations de formation s’adressant à des publics variés : jeunes (alternance), demandeurs d’emploi, salariés en évolution ou reconversion.

Pendant les années 1990–2000, elle se positionne comme l’interlocuteur patronal de référence pour la formation privée, dans les débats sur la réforme de la formation continue et l’architecture des financements (OPCA, plans de formation, etc.).

 


Années 2000–2010 : reconnaissance et montée en puissance

Au fil des réformes (2004, 2009, 2014), la FFP consolide son rôle de fédération patronale :

  • Elle représente une branche de plus de 70 000 salariés et porte des revendications sur la sécurisation du financement, la qualité des prestations, la reconnaissance du rôle des OF privés dans le service public de l’emploi et de la formation.

  • Elle milite pour que la formation professionnelle soit pensée comme un levier de compétitivité et non comme une simple dépense sociale, influençant les débats autour du DIF puis du CPF.

La fédération devient un interlocuteur régulier des pouvoirs publics, des partenaires sociaux et des régions, participant aux concertations et groupes de travail nationaux sur l’orientation, la certification, la qualité et la gouvernance de la formation.

 


2018–2019 : réforme « Avenir professionnel » et bascule vers la « compétence »

La fédération va complaisemment participer aux travaux qui vont mener à la réforme catastrophique de 2018. Plutôt que défendre les organismes de formation elle va largement contribuer aux ANI qui ont détricotées le système de la Formation Professionnelle Continue.

La loi de 2018 sur la liberté de choisir son avenir professionnel rebat les cartes : CPF monétisé, création de France Compétences, transformation des OPCA en OPCO, réforme de l’apprentissage.
Dans ce contexte, la FFP engage un élargissement de son périmètre :

  • dès 2019, ses statuts sont modifiés pour accueillir l’ensemble des acteurs privés concourant au développement des compétences :

    • CFA et écoles professionnelles,

    • créateurs de solutions pédagogiques numériques,

    • certificateurs,

    • éditeurs de contenu et de plateformes,

    • cabinets de conseil et d’accompagnement.

L’enjeu est de ne plus se limiter aux « organismes de formation » stricto sensu, mais de représenter une filière économique complète du développement des compétences.

A partir de là, commence l’abandon de la défense des intérêts des Organismes de Formation.

 


2021 : de la FFP aux « Acteurs de la Compétence »

Le 31 mars 2021, réunis en assemblée générale extraordinaire, les adhérents de la FFP votent le changement de nom : la fédération devient officiellement Les Acteurs de la Compétence.

  • Ce changement de nom, effectif à partir de l’été/automne 2021, marque les 30 ans de la fédération et consacre l’élargissement amorcé en 2019.

  • Le nouveau nom veut refléter la pluralité des acteurs privés du développement des compétences : entreprises et associations de formation, CFA, écoles professionnelles, créateurs de solutions numériques, certificateurs, cabinets de conseil, éditeurs de contenus, universités d’entreprise.

À cette occasion, la fédération adopte un Manifeste affirmant une vision commune :

  • « offrir les conditions pour que chacun trouve sa place dans les mutations économiques, environnementales, technologiques et sociales, qu’il soit jeune, demandeur d’emploi, salarié ou employeur ».

  • Elle revendique une approche « écosystème », où les différents acteurs coopèrent pour accompagner les transitions professionnelles et les besoins en compétences des entreprises.

  • A l’écoute des pouvoirs publics la fédération avale toutes les manœuvres que l’état met en place pour ruiner la filière

 

Aujourd’hui : une fédération patronale de filière

Sous son nouveau nom, Les Acteurs de la Compétence se présentent comme la fédération patronale de la filière du développement des compétences :

  • Plus de 1 000 à 1 200 adhérents (selon les sources et années récentes) pour un chiffre d’affaires cumulé d’environ 13 milliards d’euros.

  • Une structuration en 13 délégations régionales, permettant une présence dans les CREFOP et les concertations territoriales.

  • Une affiliation aux grandes organisations interprofessionnelles (Syntec, Medef, CPME, GPS), qui lui donne un accès direct aux instances nationales de dialogue social et de représentation patronale.

  • Une réussite pour la fédération, une catastrophe pour le secteur économique de la formation

Ses axes d’action actuels incluent :

  • le plaidoyer sur les réformes (CPF, apprentissage, qualité, financement, régulation de la filière) ;

  • la production d’analyses de conjoncture et de baromètres pour les adhérents ;

  • l’accompagnement des entreprises de la filière dans les transitions (numérique, qualité, certification, innovation pédagogique) ;

  • la défense d’une vision économique de la compétence comme investissement au cœur des stratégies RH et industrielles. 


Pour un dirigeant d’OF : que retenir de cette histoire ?

  • La FFP est née pour structurer et défendre un secteur privé alors éclaté ;

  • Les Acteurs de la Compétence portent aujourd’hui une vision de filière beaucoup plus large que le seul « organisme de formation » ;

  • Le changement de nom de 2021 n’est pas un simple rebranding, mais l’aboutissement de 30 ans de montée en puissance, de professionnalisation et d’élargissement du périmètre vers tous les acteurs privés du développement des compétences.

Si cet article vous a plu, vous pouvez suivre les travaux des experts compétences en rejoignant le blog de la formation et vous inscrire à la Newsletter. Les experts compétences accompagnent tous les projets à forte composante numérique autour du Marketing, du Management et de la Formation. Ceci pour des organismes de formation comme pour les entreprises. Pour les contacter, laissez leur un message

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