Le Cese invite à changer d’échelle en matière de reconversions professionnelles

Dans son dernier avis présenté aujourd’hui 23 mars en assemblée pleinière, le Cese place les reconversions professionnelles au cœur des grandes transformations numériques et écologiques. Selon le conseil économique, social et environnemental, la crise représente une opportunité pour renforcer les moyens, articuler les dispositifs et coordonner le travail prospectif des métiers et des qualifications autour de France Stratégie.

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Le constat est unanimement partagé. La réussite de la relance passe par une politique volontariste de reconversions professionnelles. La crise née de la pandémie de coronavirus aura mis en lumière les forces et les faiblesses de notre système de formation sur ce sujet devenu crucial dans une économie en pleine mutation. L’urgence d’un marché de l’emploi fortement dégradé impose aujourd’hui de changer de paradigme. C’est le message de l’avis du conseil économique, social et environnemental (Cese) rendu public le 23 mars. Sur plus de 80 pages, l’assemblée constitutionnelle dresse un bilan des enjeux, un état des lieux des dispositifs existants et identifie 16 préconisations pour accompagner les transformations des métiers et des qualifications. « La crise ouvre une opportunité d’accompagner les grandes mutations. Pour cela il faut changer d’échelle et investir dans des formations longues », explique Bernard Vivier, membre du Cese et co-rapporteur de l’avis sur les reconversions professionnelles.

Reconversions ou transitions professionnelles ?

 

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Top départ pour le plan de modernisation de la formation professionnelle

La haut-commissaire aux Compétences, Carine Seiler, présente ce mercredi le calendrier de mise en oeuvre de ce plan doté de 300 millions d’euros. Un tiers des organismes de formation de moins de 50 salariés n’ont pas évolué, en un an, dans leurs démarches de numérisation.

Lever de rideau pour le chantier de modernisation de la formation professionnelle. Riche de 300 millions d’euros dans le cadre du volet compétences du plan de relance , le chantier a donné lieu à plusieurs mois de concertation, d’expérimentations, de séminaires, le tout conforté par des sondages auprès de la profession. Place désormais au plan d’actions présenté, ce mercredi, par la haut-commissaire aux Compétences, Carine Seiler, en charge du dossier au sein du ministère du Travail.

La réunion doit être d’abord l’occasion de dresser le constat de départ qui justifie la nécessité d’appuyer sur l’accélérateur : un tiers des organismes de formation de moins de 50 salariés – c’est-à-dire le gros des troupes étant donné l’atomicité du secteur – n’ont pas évolué dans leurs démarches de numérisation en un an. Le besoin et l’envie de le faire sont bien là, mais ils se heurtent très souvent à un manque de moyens financiers, de compétences ou de temps, quand ce ne sont pas les modalités d’achat qui ne sont pas adaptées.

Sprint et cours de fond

Lever ces freins relève à la fois du sprint et de la course de fond , résume Carine Seiler, à savoir d’un mélange d’actions de court ou moyen termes. Premier axe du plan, l’Etat va favoriser l’amorçage d’un marché de conseil en modernisation des organismes de formation. Comment ? Via la création d’un label de qualité auquel pourront prétendre les futurs consultants. Leurs prestations seront prises en charge directement ou via les régions – cela fait partie des points restant à trancher par un groupe de travail ad hoc. Premières prestations visées à la fin de l’année.

 

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De l’opposition distanciel/présentiel à la complémentarité synchrone/asynchrone dans la formation professionnelle

La #CriseCovid dans le domaine de la formation professionnelle a remis en jeu l’opposition présentiel/distanciel qui, d’après-moi, s’est transformée en problématique synchrone/asynchrone.

Explications.

Il est devenu en effet inéluctable pour nombre de nos clients et stagiaires de devoir transférer les formations présentielles en distanciel.

Soit.

Mais comment ?

synchrone asynchrone

Développement de l’asynchrone

Plusieurs options : transférer les programmes de formation vers des dispositifs asynchrones (modules e-learning, vidéos, auto-formation) et/ou vers des dispositifs incluant du distanciel synchrone (classe virtuelle, classe à distance, webinaire).

L’année qui vient de s’écouler nous apporte plusieurs enseignements :

– le distanciel asynchrone a été d’avantage sollicité. On parle de +20 à 30% d’activité chez les PurePlayers asynchrones.

Et en effet, solliciter les salariés pour s’auto-former, où ils veulent, quand ils veulent, comme ils veulent, peut être une option attirante. Surtout lorsqu’ils sont en activité restreinte. « Le Netflix de la formation »…

Néanmoins, et nous le savons depuis plus de 15 ans, les taux de complétion de ces dispositifs restent insatisfaisants. Seulement 10 à 25% des apprenants vont au bout d’un dispositif totalement asynchrone. Et je ne vois pas la gamification, l’IA ou le mobile et casual learning (notions éculées bien avant la crise Covid) inverser significativement la tendance dans les 2 ou 5 prochaines années.

Avantages du synchrone

Parallèlement, le distanciel synchrone présente de nombreux avantages :

  • la durée de formation est clairement identifiée.

Beaucoup plus facile en effet de justifier une présence de 7heures en synchrone qu’en asynchrone… (et sérieusement, qui passe 7 heures sur des vidéos et/ou des modules e-learning ??)

  • Le contact humain et les interactions. Une formation synchrone c’est en effet la présence d’un animateur, l’échange de problématiques, de bonnes pratiques. En temps réel. Un temps fort vécu collectivement. 
  • la réduction des coûts de formation. Pas de déplacements, pas d’immobilisation ou de location d’espaces.
  • L’expérience utilisateur. Quel plaisir d’avoir entendu des stagiaires me dire qu’ils avaient préféré la visioformation à la formation en salle. Quelques verbatims : « je me sens plus à l’aise », « je n’ai pas à me déplacer tout en vivant une expérience collective », « les jeux et mises en situation sont plus fluides grâce aux outils mis en place ».

Les défis à relever

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Aide individuelle régionale vers l’emploi – AIRE 2

La Région finance, à travers le dispositif AIRE et en complément de l’offre collective, des formations facilitant le retour, l’accès ou le maintien en emploi sur des secteurs en tension de recrutement en Île-de-France.

AIRE région ile de france

Vous êtes de plus en plus nombreux à déposer des demandes AIRE en ce début d’année 2021 et nous sommes ravis que le dispositif AIRE puisse aider les franciliens en cette période particulièrement difficile. Des délais plus longs de réponse sont donc à prendre en compte pour les demandes déposées. Nous mettons tout en œuvre pour les instruire et vous répondre dans les meilleurs délais. Le délai de réponse de notre service régional actuellement est au minimum de 6 à 8 semaines après la transmission du dossier.

 

Depuis le  vendredi 16 octobre 2020, le télé-service AIRE 2 a évolué: l’organisme de formation déposera la demande AIRE 2 pour le compte du demandeur  

 

Pour quel type de projet ?

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