Formations loisirs : Les forums des associations nouveau terrain de chasse

Les Experts Compétences  sont dans la danse.

À la rentrée, les villes se réveillent.

Les écoles rouvrent, les activités reprennent, les équipements municipaux se remplissent et, dans de nombreuses communes, les habitants se rendent au traditionnel forum des associations.

On y vient chercher une activité pour soi, pour ses enfants ou pour ses parents.

Sport, musique, théâtre, peinture, photographie, informatique, danse, bricolage, langues, activités culturelles…

Le principe est simple : chacun cherche quelque chose à faire pendant l’année.

Et pourtant, il y a un acteur qui est souvent absent de cette mécanique : l’organisme de formation.

C’est dommage.

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Car certains OF possèdent exactement les compétences qui peuvent être transformées en activités de loisirs structurées.

  • Un atelier informatique pour les seniors.
  • Un atelier « découvrir l’intelligence artificielle » pour le grand public.
  • Un atelier cybersécurité pour les adolescents.
  • Une initiation au réseau informatique.
  • Un atelier création numérique.
  • Un FabLab.
  • De la photographie ou de la vidéo.
  • De la programmation pour les jeunes.
  • Du dessin, de l’aquarelle ou des techniques artistiques.

Autrement dit : des compétences professionnelles qui peuvent devenir des activités de loisirs.

Nous avions déjà expliqué dans deux précédents articles pourquoi les formations loisirs pouvaient constituer un marché à part entière et pourquoi certains OF auraient intérêt à s’y positionner.

Mais la rentrée apporte quelque chose de nouveau.

Le marché est maintenant devant eux.

Il suffit parfois d’aller le chercher.

Formations loisirs : Les forums des associations nouveau terrain de chasse

Le forum des associations : un marché local déjà constitué

Il y a quelque chose d’assez extraordinaire dans le forum des associations.

La collectivité a déjà fait une partie du travail commercial.

  • Elle a communiqué.
  • Elle a installé les stands.
  • Elle a mobilisé les associations.
  • Elle a attiré les habitants.
  • Elle a créé un rendez-vous identifié.

Et surtout, elle a réuni physiquement des personnes qui sont déjà dans une logique de recherche.

Elles ne viennent pas nécessairement avec une idée précise.

  • Elles viennent regarder.
  • Elles discutent.
  • Elles comparent.
  • Elles prennent des renseignements.
  • Elles cherchent une activité pour elles-mêmes ou pour leurs proches.

C’est exactement le moment où une nouvelle proposition peut trouver sa place.

Le problème est que l’OF raisonne souvent avec ses catégories habituelles :

formation professionnelle / financement / CPF / OPCO / entreprise / salarié / demandeur d’emploi.

Le visiteur du forum raisonne complètement autrement :

« Qu’est-ce que je pourrais apprendre cette année ? »

Et cette différence est fondamentale.

Le premier raisonnement est celui du fournisseur de formation.

Le second est celui du consommateur de loisirs.

Pour pénétrer ce marché, l’OF doit donc apprendre à changer de langage.


 

Une formation professionnelle peut devenir un atelier de loisirs

Prenons un exemple très simple.

Un organisme de formation possède une excellente compétence en informatique.

Son catalogue contient :

  • administration réseau ;
  • systèmes Windows et Linux ;
  • cybersécurité ;
  • bureautique ;
  • cloud ;
  • intelligence artificielle ;
  • maintenance informatique.

Traditionnellement, il cherche des entreprises ou des salariés.

Mais une partie de ce savoir-faire peut être transformée.

Pour les seniors

« Mon ordinateur sans stress »

Un cycle de 6 séances pour apprendre à :

  • organiser ses fichiers ;
  • utiliser une messagerie ;
  • sauvegarder ses photos ;
  • faire ses démarches en ligne ;
  • reconnaître les arnaques ;
  • utiliser son smartphone ;
  • protéger ses comptes.

On n’est plus dans une formation professionnelle.

On est dans l’autonomie numérique.

Et ce besoin est loin d’être marginal.

L’ANCT rappelle que près de 16 millions de personnes en France sont éloignées du numérique et souligne que cet éloignement ne relève pas simplement de l’âge mais également du niveau de compétences et des conditions de vie.

 

Pour les retraités curieux

« Découvrez l’intelligence artificielle »

Pas un cours de programmation.

Pas un cours destiné aux ingénieurs.

Mais six séances pour comprendre :

  • ce qu’est réellement l’IA ;
  • ChatGPT et les autres assistants ;
  • comment poser une bonne question à une IA ;
  • créer une image ;
  • préparer un voyage ;
  • écrire un courrier ;
  • rechercher une information ;
  • identifier les limites et les risques.

L’ANCT référence d’ailleurs des ressources consacrées à des ateliers de type « Café IA », conçus autour d’une découverte conviviale de l’intelligence artificielle.

 

Pour les adolescents

« Les coulisses d’Internet »

Un atelier où l’on découvre :

  • comment fonctionne Internet ;
  • ce qu’est une adresse IP ;
  • comment fonctionnent les réseaux ;
  • pourquoi un site Internet répond ;
  • ce qu’est un serveur ;
  • comment fonctionne le Wi-Fi ;
  • comment se protéger contre les principales attaques.

Et pourquoi pas ensuite :

« Initiation à la cybersécurité »

Le même savoir-faire professionnel.

Mais un autre public.

Une autre pédagogie.

Une autre promesse.


 

Et certains OF peuvent aller beaucoup plus loin : le FabLab

C’est probablement l’une des pistes les plus intéressantes pour les OF qui disposent déjà de compétences techniques.

Un organisme possédant des compétences en :

  • fabrication numérique ;
  • impression 3D ;
  • électronique ;
  • Arduino ;
  • robotique ;
  • conception assistée par ordinateur ;
  • découpe laser ;
  • programmation ;

peut parfaitement imaginer une activité de type FabLab pédagogique.

Pour les enfants :

« Construis ton premier robot »

Pour les adolescents :

« Crée ton objet connecté »

Pour les adultes :

« Découvre l’impression 3D »

Pour les retraités :

« Fabrique et répare autrement »

Pour les familles :

« Un samedi pour fabriquer ensemble »

Ce ne sont plus nécessairement des formations au sens traditionnel.

Ce sont des expériences d’apprentissage.

Et c’est justement ce que le marché des loisirs recherche.


 

Le changement essentiel : ne pas vendre une formation

C’est probablement le point le plus important pour un OF.

Sur un marché professionnel, on peut vendre :

« Formation Excel perfectionnement – 14 heures »

Sur un marché loisirs, cela ne fonctionne pas de la même manière.

Le public n’achète pas des heures de formation.

  • Il achète une expérience.
  • Il achète une progression.
  • Il achète une curiosité satisfaite.
  • Il achète parfois un moment social.
  • Il achète aussi la promesse de devenir plus autonome.

Comparez :

« Formation à la cybersécurité – 21 heures »

avec :

« Apprenez à protéger votre famille contre les arnaques et les piratages »

Ce n’est pas la même proposition.

Pourtant, le contenu technique peut être largement identique.

C’est donc moins une transformation des compétences qu’une transformation de l’offre.


 

Le forum des associations devient alors un laboratoire commercial

L’OF n’a pas nécessairement besoin de louer immédiatement une salle, d’embaucher un commercial et de lancer une campagne nationale.

Il peut commencer beaucoup plus simplement.

Il peut aller voir une mairie.

  • Ou une association locale.
  • Ou une maison de quartier.
  • Ou un centre social.
  • Ou une médiathèque.
  • Ou un centre socioculturel.

Et proposer :

« Nous sommes un organisme de formation spécialisé dans le numérique. Nous souhaiterions proposer quelques ateliers découverte aux habitants de la commune. »

La proposition peut être extrêmement légère.

  • Une démonstration de 30 minutes.
  • Un atelier gratuit.
  • Une présentation de l’intelligence artificielle.
  • Une initiation à la cybersécurité.
  • Une découverte de l’impression 3D.
  • Un atelier « smartphone pour les seniors ».
  • Une animation pour les adolescents.

Le premier objectif n’est même pas de vendre.

Le premier objectif est de mesurer l’intérêt.

  • Combien de personnes s’arrêtent ?
  • Combien laissent leur adresse email ?
  • Combien demandent une date ?
  • Combien acceptent de participer à un atelier découverte ?
  • Combien sont prêtes à payer pour un cycle de six séances ?

À partir de là, l’OF possède enfin des données commerciales.


 

Et c’est là que l’exemple de coursdessin.org devient intéressant

Le cas de Lezar-tistiques, développé autour de coursdessin.org, illustre précisément cette logique.

Le site ne se contente pas de présenter une activité artistique.

Il construit progressivement un véritable univers autour de la pratique : articles, contenus pédagogiques, présentation des techniques, découverte des artistes, propositions d’activités et pages ouvertes aux visiteurs. Les contenus récents autour du carnet de voyage, de l’aquarelle ou du portrait montrent cette volonté de faire entrer le visiteur dans l’univers de la pratique avant même de lui proposer une inscription.

C’est particulièrement intéressant pour un OF.

Car le site devient alors beaucoup plus qu’un catalogue.

Il devient un outil de conversion.

Quelqu’un découvre un article.

  • Il s’intéresse au sujet.
  • Il regarde une activité.
  • Il découvre une proposition.
  • Il reçoit éventuellement une information par email.

Puis il revient.

Et lorsqu’une inscription est proposée, il ne découvre plus une formation sortie de nulle part.

Il connaît déjà l’univers.

C’est exactement la logique que nous avons mise en œuvre avec Lezar-tistiques : le contenu prépare la vente.

Et l’emailing peut ensuite prolonger cette relation.


 

L’OF peut reproduire cette mécanique avec n’importe quelle compétence

Prenons un organisme spécialisé en informatique.

Il pourrait créer une rubrique :

« Les ateliers numériques de proximité »

Avec des contenus tels que :

  • Comment protéger son compte Google ?
  • Comment reconnaître un faux SMS bancaire ?
  • Faut-il avoir peur de ChatGPT ?
  • Comment sauvegarder les photos de son smartphone ?
  • Qu’est-ce qu’un VPN ?
  • Comment fonctionne une box Internet ?
  • Peut-on vraiment pirater un téléphone ?
  • Comment créer une image avec l’IA ?

Chaque article répond à une question.

Chaque article attire un public.

Et chaque article peut renvoyer vers :

« Atelier découverte : venez apprendre avec nous. »

On obtient alors une boucle extrêmement intéressante :

contenu → intérêt → atelier découverte → inscription → fidélisation → nouvel atelier.


 

Les forums donnent même une occasion de construire une base de prospects locale

C’est ici que le raisonnement devient véritablement commercial.

Supposons qu’un OF participe à trois forums associatifs.

Il présente trois ateliers :

IA pour tous

Sécurité numérique pour les seniors

Découverte de la programmation pour les jeunes

Il récupère 150 contacts.

Tout le monde ne s’inscrira pas.

Ce n’est pas grave.

L’OF peut ensuite construire une relation :

  • newsletter locale ;
  • calendrier des prochains ateliers ;
  • invitation à une séance découverte ;
  • mini-guide gratuit ;
  • vidéos pédagogiques ;
  • nouvelles activités ;
  • ateliers pendant les vacances scolaires.

Au bout de quelques mois, l’OF ne possède plus seulement un fichier de prospects.

Il possède une communauté locale intéressée par l’apprentissage.

Et cette communauté peut être beaucoup plus rentable à long terme qu’une succession de prospects CPF acquis au hasard.


 

Les seniors sont un marché particulièrement intéressant

Il faut cependant éviter une erreur.

Parler des « seniors » comme d’un public homogène serait une erreur commerciale.

Entre une personne de 60 ans qui travaille encore, un retraité de 68 ans passionné de technologie et une personne de 82 ans qui rencontre des difficultés avec les démarches numériques, les attentes sont très différentes.

L’ANCT insiste justement sur cette diversité et sur la nécessité d’adapter les accompagnements aux situations et aux besoins.

Il faut donc segmenter.

Niveau 1 : « Je veux me débrouiller »

Smartphone, ordinateur, photos, démarches, sécurité.

Niveau 2 : « Je veux comprendre »

Internet, IA, réseaux, cybersécurité.

Niveau 3 : « Je veux créer »

Photo, vidéo, dessin numérique, IA créative, impression 3D.

Niveau 4 : « Je veux transmettre »

Ateliers intergénérationnels, accompagnement d’autres personnes, projets associatifs.

Ce découpage permet de créer une véritable gamme.


Et pourquoi ne pas créer des ateliers intergénérationnels ?

C’est probablement l’une des idées les plus intéressantes à tester.

Un atelier :

« Grands-parents & petits-enfants : découvrez l’IA ensemble »

Ou :

« Fabriquez votre premier objet connecté en famille »

Ou :

« Apprenez à faire vos photos de famille et à les sauvegarder »

On ne vend plus simplement une compétence.

On crée un moment partagé.

Cette dimension intergénérationnelle est d’ailleurs cohérente avec les expérimentations citées dans les ressources consacrées à l’inclusion numérique des seniors, qui évoquent explicitement l’intérêt d’événements réunissant seniors et jeunes.

Pour un OF, c’est une manière intelligente de sortir du modèle « une personne = une formation ».

On peut vendre à une famille.


 

Attention cependant : ne pas confondre formation loisirs et inclusion numérique

Il y a une nuance importante.

Tous les ateliers numériques ne sont pas nécessairement des produits commerciaux.

Certains répondent à une mission d’inclusion numérique, parfois portée ou financée dans un cadre public ou associatif.

L’ANCT recense aujourd’hui des milliers de lieux d’inclusion numérique : médiathèques, centres sociaux, tiers-lieux, France Services, associations et autres structures locales.

Pour l’OF, cela signifie deux choses.

Premièrement : il existe un écosystème local considérable avec lequel travailler.

Deuxièmement : il faut identifier le bon modèle économique.

L’OF peut être :

  • prestataire d’une collectivité ;
  • partenaire d’une association ;
  • intervenant ponctuel ;
  • organisateur d’ateliers payants ;
  • concepteur d’un cycle d’activités ;
  • prestataire d’une structure sociale ;
  • ou vendeur direct auprès du grand public.

Les modèles ne sont pas les mêmes.

Il ne faut surtout pas tout mélanger.


 

Le véritable enjeu : créer une offre « loisirs » avec une logique d’OF

C’est là que l’organisme de formation possède un avantage sur une association classique.

L’OF sait normalement :

  • construire un programme ;
  • définir des objectifs ;
  • organiser des séances ;
  • créer des supports ;
  • évaluer un niveau ;
  • gérer les inscriptions ;
  • organiser des groupes ;
  • professionnaliser l’intervention ;
  • mesurer la satisfaction.

Il possède donc déjà une grande partie de la mécanique.

Ce qu’il doit apprendre, c’est à déprofessionnaliser le langage commercial.

Le grand public ne veut pas forcément entendre parler de :

« objectifs pédagogiques ».

Il veut savoir :

« Qu’est-ce que je vais savoir faire après ? »

Il ne veut pas nécessairement connaître la durée pédagogique.

Il veut savoir :

« Combien de temps dois-je venir ? »

Il ne demande pas forcément quelle certification est délivrée.

Il demande :

« Est-ce que je vais réussir ? »

C’est cette simplicité qui peut faire toute la différence.


 

Une méthode très simple pour tester le marché dès septembre

Voici une stratégie que nous conseillerions à un OF qui souhaite tester ce marché sans prendre de risque majeur.

Étape 1 — Choisir une compétence

Pas dix.

Une seule.

IA, informatique, photo, cybersécurité, FabLab, dessin…

Étape 2 — Choisir un public

Seniors ?

Jeunes ?

Parents ?

Familles ?

Débutants ?

Étape 3 — Créer une offre découverte

Une séance.

Gratuite ou à petit prix.

Étape 4 — Identifier les forums et événements locaux

Mairies, associations, médiathèques, centres sociaux, maisons de quartier, établissements culturels.

Étape 5 — Proposer une animation

Pas seulement un stand.

Une expérience.

Étape 6 — Collecter les contacts

Avec un cadre clair et conforme aux règles applicables.

Étape 7 — Envoyer une séquence email

Par exemple :

J+1 : merci pour votre visite.

J+4 : un conseil pratique.

J+8 : présentation de l’atelier.

J+15 : ouverture des inscriptions.

J+25 : dernière session disponible.

Étape 8 — Mesurer

Nombre de contacts.

Nombre de participants.

Taux de transformation.

Prix moyen.

Taux de remplissage.

Taux de retour.

Et surtout :

quels ateliers les gens demandent spontanément ?

Voilà la véritable étude de marché.


 

L’erreur serait de croire qu’il faut devenir une association

Non.

Un organisme de formation qui investit le marché des loisirs n’a pas besoin de renoncer à son identité.

Il doit simplement créer une deuxième ligne d’activité.

Son activité professionnelle reste là.

Mais à côté, il peut développer :

les ateliers grand public.

Cette diversification présente un avantage considérable.

Le marché professionnel dépend souvent de décisions budgétaires, de dispositifs de financement, de politiques publiques ou de cycles économiques.

Le marché loisirs repose davantage sur une décision individuelle :

« Cela m’intéresse. Je m’inscris. »

Cela ne signifie évidemment pas que le marché loisirs est automatiquement rentable.

Une salle vide reste une salle vide.

Un formateur coûte toujours de l’argent.

La communication a un coût.

La gestion des petits groupes peut être complexe.

Mais le modèle peut être intéressant si l’OF construit des formats suffisamment simples, récurrents et mutualisables.


 

Et si le forum des associations devenait le « salon professionnel » du grand public ?

C’est finalement notre proposition.

Les OF savent très bien aller sur les salons professionnels.

  • Ils savent rencontrer des DRH.
  • Ils savent prospecter les entreprises.
  • Ils savent répondre aux appels d’offres.
  • Ils savent préparer des argumentaires.

Mais ils ont beaucoup plus rarement le réflexe d’aller là où se trouve le grand public.

Or, à la rentrée, les forums associatifs sont précisément ces endroits-là.

Des milliers de personnes viennent y chercher une activité.

Pourquoi un organisme de formation spécialisé dans l’informatique ne pourrait-il pas y présenter :

« Venez découvrir l’intelligence artificielle en 45 minutes » ?

Pourquoi un OF spécialisé dans les réseaux ne pourrait-il pas proposer :

« Comment fonctionne Internet ? »

Pourquoi un organisme équipé pour la cybersécurité ne proposerait-il pas :

« Les 10 erreurs qui mettent votre famille en danger sur Internet » ?

Pourquoi un OF disposant d’un FabLab ne proposerait-il pas :

« Venez fabriquer votre premier objet en 3D » ?

Et pourquoi un organisme spécialisé dans les métiers créatifs ne pourrait-il pas proposer des ateliers artistiques ?

Le marché est déjà là.

Il faut simplement changer de regard.


 

Le cas Lezar-tistiques : une stratégie qui montre la voie

 

L’intérêt de l’expérience de Lezar-tistiques sur coursdessin.org est précisément de montrer qu’une activité de loisirs peut être structurée comme une véritable activité commerciale et éditoriale.

Le site fait vivre la pratique artistique par les contenus : histoire de l’art, techniques, artistes, conseils, carnets de voyage, aquarelle, portrait…

Les pages consacrées aux activités ne sont donc pas isolées du reste du site.

Elles s’inscrivent dans un univers.

Et l’emailing vient ensuite prolonger cette relation avec le public.

C’est une mécanique que beaucoup d’OF pourraient reproduire.

  • Un OF informatique pourrait publier chaque semaine un conseil.
  • Un OF cybersécurité pourrait publier une alerte pratique.
  • Un OF IA pourrait expliquer une nouvelle utilisation.
  • Un OF FabLab pourrait montrer une réalisation.
  • Un OF artistique pourrait raconter une technique.

Puis, à chaque fois :

« Si vous voulez aller plus loin, venez participer à notre atelier. »

Le contenu attire.

L’atelier transforme.

L’email fidélise.

Le forum fait connaître.

La communauté revient.

Voilà une véritable stratégie de développement.


 

Conclusion : en septembre, il faut sortir du catalogue

Nous avons déjà expliqué pourquoi les formations loisirs pouvaient devenir un marché intéressant pour certains organismes de formation.

La rentrée nous donne maintenant une occasion très concrète de passer de la théorie à l’action.

Les forums des associations ne sont pas seulement des événements municipaux sympathiques où l’on vient choisir une activité sportive ou culturelle.

Ils sont aussi des points de rencontre avec un public local qui cherche à apprendre, pratiquer, découvrir et rencontrer d’autres personnes.

Pour un OF, c’est une opportunité.

Pas nécessairement pour vendre immédiatement une formation de 35 heures.

  • Mais pour tester une idée.
  • Faire découvrir une compétence.
  • Constituer une communauté.
  • Créer une base de contacts.
  • Identifier une demande.
  • Puis construire une offre.

Et parfois, une activité professionnelle apparemment très éloignée du loisir peut devenir une excellente activité grand public.

L’informatique peut devenir un atelier.

  • L’IA peut devenir un atelier.
  • La cybersécurité peut devenir un atelier.
  • Le réseau peut devenir un atelier.
  • Le FabLab peut devenir une activité.
  • La création numérique peut devenir une activité.
  • Le dessin peut devenir une activité.
  • La photographie peut devenir une activité.

La question n’est donc plus vraiment :

« Est-ce qu’un organisme de formation doit faire des formations loisirs ? »

La vraie question est :

« Quelles compétences de notre organisme pourraient devenir des activités que les habitants de notre territoire auraient envie de pratiquer cette année ? »

Et pour trouver la réponse, il n’est peut-être pas nécessaire de commander une nouvelle étude de marché.

Il suffit parfois d’aller au prochain forum des associations.


 

À retenir

1. Les forums des associations constituent un point de contact privilégié avec le public local à la rentrée.

2. Un OF peut transformer certaines de ses compétences professionnelles en ateliers grand public.

3. L’IA, l’informatique, la cybersécurité, les réseaux, la fabrication numérique et les FabLabs offrent de nombreuses possibilités.

4. Les seniors constituent un public important, mais ils doivent être segmentés selon leurs besoins et leurs niveaux.

5. Les collectivités, associations, médiathèques et centres sociaux peuvent devenir des partenaires ou des prescripteurs.

6. Le contenu éditorial et l’emailing permettent de prolonger la relation créée lors d’un événement local.

7. L’expérience de Lezar-tistiques montre comment une activité de loisirs peut être structurée autour de contenus, d’offres et d’une relation régulière avec le public.

8. Le premier objectif n’est pas forcément de vendre : c’est de mesurer la demande.

9. Un OF peut développer les formations loisirs comme une activité complémentaire sans abandonner son marché professionnel.

10. La rentrée 2026 est un moment particulièrement propice pour tester rapidement ce modèle.

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SOURCES

  • Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), données et ressources sur l’inclusion numérique et les lieux d’accompagnement en France.
  • ANCT, données nationales sur les médiateurs numériques et les ateliers collectifs.
  • ANCT, ressources consacrées aux projets d’inclusion numérique et aux ateliers « Café IA ».
  • ANCT, ressources consacrées à l’accompagnement et à l’inclusion numérique des seniors.
  • Coursdessin.org / Lezar-tistiques, contenus éditoriaux et présentation des pratiques artistiques et ateliers.
  •  

Mini FAQ : Formations loisirs : Les forums des associations nouveau terrain de chasse

Un organisme de formation peut-il proposer des activités de loisirs ?

Oui, un OF peut développer une activité destinée au grand public. Il faut toutefois distinguer juridiquement et commercialement les activités de loisirs des actions de formation professionnelle financées par des dispositifs comme le CPF ou les OPCO.

Quels ateliers loisirs peut proposer un OF ?

Cela dépend de ses compétences. Informatique, IA, cybersécurité, programmation, réseau, photographie, vidéo, création numérique, impression 3D, FabLab, dessin ou encore peinture peuvent être transformés en ateliers accessibles au grand public.

Les seniors constituent-ils un bon public ?

Oui, mais il faut éviter de considérer les seniors comme un groupe homogène. Les niveaux, les besoins et les motivations sont très différents. Les ressources de l’ANCT sur l’inclusion numérique montrent l’importance d’un accompagnement adapté aux situations individuelles.

Un OF doit-il participer directement à un forum des associations ?

Pas nécessairement. Il peut également proposer une animation à une association, une médiathèque, un centre social ou une collectivité, ou nouer un partenariat avec une structure déjà présente sur le forum.

Faut-il proposer les ateliers gratuitement ?

Pas obligatoirement. Une première séance gratuite peut servir à tester le marché, mais un atelier à petit prix peut également être un excellent outil pour mesurer la véritable intention d’achat.

Pourquoi l’emailing est-il important ?

Parce que la décision d’inscription n’est pas toujours immédiate. L’email permet de maintenir le contact après une rencontre, de présenter les prochaines dates et de transformer progressivement un simple intérêt en inscription.

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