CGT, CFDT, FO : leur rôle dans la formation

CGT, CFDT, FO : leur rôle dans la formation

Les Experts Compétences essayent de comprendre comment et par qui les réformes de la formation professionnelle sont pensées ?

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes
  5. Défense des OF, autre syndicat
  6. Qui représente vraiment les organismes de formation
  7. Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ? 
  8. Les cercles d’influence de la formation professionnelle
  9. ANI, là où ça comment et où vous n’êtes pas 
  10. CGT, CFDT, FO, leur rôle dans la formation

Dans le débat sur la formation professionnelle, un malentendu revient souvent :

“Les syndicats bloquent le système.”
“Ils sont contre les organismes de formation.”

La réalité est plus complexe.

Les grandes confédérations syndicales (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC) disposent de véritables départements formation, structurés, experts, et influents.

Mais leur objectif n’est pas de défendre les organismes de formation.
Leur priorité est ailleurs.

CGT, CFDT, FO : leur rôle dans la formation

1. Des services formation puissants et structurés

Chaque grande confédération dispose :

  • d’un département formation professionnelle

  • de juristes spécialisés

  • d’experts du financement paritaire

  • de représentants permanents dans les instances nationales

Ces équipes travaillent toute l’année sur :

  • les Accords Nationaux Interprofessionnels (ANI)

  • les décrets d’application

  • la régulation du CPF

  • la gouvernance de France Compétences

  • les orientations des OPCO

Ce ne sont pas des acteurs périphériques.
Ce sont des acteurs centraux.

 


2. Leur logique : droits, régulation, protection

Contrairement à une logique entrepreneuriale, les syndicats raisonnent principalement en termes de :

  • droits des salariés

  • régulation du marché

  • protection contre les abus

  • sécurisation des parcours professionnels

Leur grille de lecture n’est pas :

“Comment favoriser le développement des organismes de formation ?”

Mais plutôt :

“Comment éviter les dérives du système ?”
“Comment garantir un accès équitable aux droits ?”
“Comment contrôler l’usage des fonds mutualisés ?”

C’est une différence fondamentale.

 


3. Leur rôle dans les ANI

Les syndicats sont co-signataires des Accords Nationaux Interprofessionnels.

Ils négocient notamment :

  • les règles du financement

  • les conditions d’accès au CPF

  • les obligations des entreprises

  • les principes de gouvernance

Exemple majeur :

L’ANI de février 2018 a préparé la loi “Avenir professionnel” :

  • transformation du CPF en euros

  • création de France Compétences

  • refonte du financement

  • renforcement des exigences qualité

Les syndicats ont participé à cette architecture.

 


4. Leur présence dans France Compétences

France Compétences est une instance quadripartite :

  • État

  • Régions

  • Organisations patronales

  • Organisations syndicales

Les syndicats y siègent.

Ils participent aux décisions concernant :

  • les niveaux de prise en charge

  • la régulation du CPF

  • l’enregistrement des certifications

  • l’équilibre financier du système

Ils ne sont pas spectateurs.
Ils co-pilotent.

 


5. Pourquoi ils soutiennent certaines restrictions

Lorsque des mesures de contrôle apparaissent (durcissement du CPF, lutte contre la fraude, encadrement du démarchage, conditions d’éligibilité renforcées), certains organismes de formation les perçoivent comme hostiles.

Mais du point de vue syndical, ces mesures répondent à une logique :

  • protéger les salariés contre les abus

  • préserver les fonds mutualisés

  • maintenir la crédibilité du système

Ils défendent la stabilité et la régulation.

Pas la croissance du marché.

 


6. Pourquoi ils ne défendent pas “les OF”

Les syndicats ne sont pas mandatés pour défendre :

  • les marges des organismes

  • leur modèle économique

  • leur développement commercial

Ils défendent :

  • les salariés

  • les droits individuels

  • l’équilibre du système

Cela ne signifie pas qu’ils sont “contre” les organismes de formation.

Mais les OF ne sont pas leur priorité stratégique.

 


Ce que cela change pour un organisme de formation

Comprendre cela permet de sortir d’une posture conflictuelle.

Les syndicats :

  • ne sont pas des adversaires

  • ne sont pas des alliés naturels

  • sont des régulateurs structurels

Ils raisonnent en architecture du système, pas en développement d’activité.

 


Donc

  • Les syndicats disposent de services formation puissants.

  • Ils participent aux ANI et aux grandes réformes.

  • Ils siègent dans France Compétences.

  • Leur logique est la régulation et la protection des droits.

  • Les organismes de formation ne sont pas leur priorité stratégique.

👉 Ils ne sont pas contre les Organismes de formation
👉 Mais ils ne sont pas là pour les défendre. Ils ne sont pas là pour les aider

 

 

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MOTS CLÉS 

  • formation professionnelle
  • syndicats formation professionnelle
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  • France Compétences gouvernance
  • rôle des syndicats dans la formation
  • réforme CPF
  • paritarisme formation professionnelle
  • partenaires sociaux formation

SOURCES

  • Ministère du Travail — Formation professionnelle
  • Texte de l’ANI du 22 février 2018
  • Loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel
  • Site officiel de France Compétences
  • Sites institutionnels CFDT, CGT, FO (rubriques formation professionnelle)
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ANI, là où ça commence et où vous n’êtes pas !

ANI, là où ça commence et où vous n’êtes pas !

Les Experts Compétences cherchent à comprendre et à vous expliquer pourquoi, vous dirigeant d’OF vous subissez des réformes absurdes qui vous étouffent. Au départ, oui, il y avait ce que l’on appelait les ANI. Voyons voir !

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes
  5. Défense des OF, autre syndicat
  6. Qui représente vraiment les organismes de formation
  7. Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ? 
  8. Les cercles d’influence de la formation professionnelle
  9. ANI, là où ça comment et où vous n’êtes pas 

On entend souvent :
« C’est l’État qui décide de tout en formation professionnelle. »

C’est faux.
Ou plus exactement : ce n’est pas là que tout commence.

Pour comprendre la formation professionnelle en France, il faut remonter à une étape que beaucoup ignorent : les Accords Nationaux Interprofessionnels (ANI).

Et là, surprise : les organismes de formation ne sont pas autour de la table.

ANI, là où ça commence et où vous n’êtes pas !

La formation professionnelle est historiquement… paritaire

Depuis les années 1970, la formation professionnelle continue repose sur un principe fondateur : le paritarisme.

Cela signifie que les grandes orientations ne sont pas décidées unilatéralement par l’État, mais négociées entre :

  • Les organisations patronales (MEDEF, CPME, U2P…)

  • Les organisations syndicales de salariés (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC…)

Ce sont ces acteurs qui structurent les grandes lignes du système.

L’État intervient ensuite.

Mais il n’est pas à l’origine de tout.

 


Qu’est-ce qu’un ANI ?

Un Accord National Interprofessionnel est un texte négocié entre partenaires sociaux au niveau national.

Il fixe :

  • Des orientations politiques

  • Des principes de financement

  • Des règles de gouvernance

  • Des évolutions structurelles du système

Ce n’est pas une loi.

Mais c’est souvent… le brouillon de la future loi.

 


Pourquoi les ANI sont déterminants ?

Parce qu’ils précèdent presque toujours les grandes réformes.

Ils influencent directement :

  • Le financement de la formation

  • Les règles d’éligibilité au CPF

  • La place des certifications

  • La gouvernance du système

  • Le rôle des opérateurs (OPCO, France Compétences…)

En clair :
Quand un ANI est signé, le système va évoluer.

 


Exemple concret : l’ANI qui a tout changé

Revenons quelques années en arrière.

  1. Février 2018 : signature d’un ANI sur la formation professionnelle.

  2. Septembre 2018 : loi “Avenir professionnel”.

  3. Création de France Compétences.

  4. Transformation du CPF en compte monétisé.

  5. Refonte complète du financement.

La loi n’est pas tombée du ciel.

Elle s’appuie sur un ANI négocié en amont.

Ce sont les partenaires sociaux qui ont posé le cadre initial.

 


Et les organismes de formation dans tout ça ?

Ils ne sont pas signataires.

Ils ne participent pas aux négociations.

Ils ne décident pas des orientations.

Ils appliquent un système structuré en amont.

Cela ne signifie pas qu’ils n’ont aucun poids.
Mais le centre de gravité décisionnel est ailleurs.

 


Pourquoi c’est important de le comprendre ?

Parce que beaucoup d’organismes de formation réagissent aux lois…

Alors que le mouvement a commencé bien avant.

Comprendre les ANI, c’est :

  • Anticiper les réformes

  • Lire les signaux faibles

  • Comprendre les logiques politiques

  • Sortir d’une posture uniquement défensive

Les décisions ne tombent pas du ciel.

Elles sont négociées.

Et si on veut comprendre où va le système, il faut regarder où commencent les discussions.


Donc :

  • La formation professionnelle est historiquement paritaire.

  • Les grandes orientations naissent dans les ANI.

  • Les ANI précèdent souvent la loi.

  • Les organismes de formation ne sont pas à la table des négociations.

Et c’est là que tout commence.

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Les cercles d’influence de la formation professionnelle

Les cercles d’influence de la formation professionnelle

Les cercles d’influence de la formation professionnelle

🔹 Cercle 1 — Les fédérations d’OF (Acteurs de la Compétence, Synofdes, SYCFI…)

Elles représentent les OF

Elles négocient, alertent, produisent des notes

Mais leur pouvoir normatif est indirect
👉 Elles réagissent plus qu’elles ne décident

 

🔹 Cercle 2 — Les partenaires sociaux “historiques”

👉 CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, côté salariés
👉 MEDEF, CPME, U2P côté employeurs

👉 Ce sont eux qui signent les ANI (Accords Nationaux Interprofessionnels)

Et là, point clé  :

La formation professionnelle est historiquement une construction paritaire, pas un marché libre.

Avant 2018 :

ANI → lois → décrets → opérateurs

Les OF travaillaient dans un cadre négocié

Depuis 2018 :

l’État a repris la main,

mais les partenaires sociaux restent au cœur du système, notamment via :

  • France Compétences
  • les orientations stratégiques
  • les arbitrages budgétaires implicites

 

🔹 Cercle 3 — L’État

 

  • Il légifère
  • Il plafonne
  • Il recentralise


Mais souvent en s’appuyant sur un consensus ou une absence d’opposition structurée des partenaires sociaux

👉 Et c’est là que l’intuition des Experts Copétences est juste :
les décisions “folles” ne sortent pas de nulle part.

2️⃣ Oui, les départements formation des confédérations syndicales ont un poids énorme

Chaque grande confédération dispose :

  • d’un service formation / emploi / compétences
  • d’experts permanents
  • de relais dans les instances nationales

Ils :

  • participent aux ANI,
  • siègent dans ou autour de France Compétences,
  • influencent les orientations sur :
    1. CPF
    2. certifications
    3. régulation de l’offre
    4. priorités de financement

👉 Beaucoup plus que ne le pensent les dirigeants d’OF.

Et paradoxalement :

  • les OF connaissent par cœur France Compétences,
  • mais ignorent qui écrit réellement la doctrine en amont.

3️⃣ Pourquoi cet article est nécessaire ?

Parce que le public du blog de la formation est :

  • chef d’entreprise d’OF
  • confronté à des décisions incompréhensibles
  • en quête de “qui décide vraiment ?”

Cet article permettrait de :

  • sortir d’une vision naïve “État vs OF”
  • montrer que la formation est un champ de rapports de force
  • expliquer pourquoi certaines réformes passent sans résistance visible
  • remettre les OF face à un fait dur :

ils sont souvent spectateurs d’un jeu qui se joue au-dessus d’eux

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L'abondement, qu'est-ce que c'est ?

CPF 2026 : Un plafonnement silencieux

Les Experts Compétences Voient bien que l’économie de la formation professionnelle est en train d’être redessiner.

  1. Qui achète la formation ?
  2. Plus de précisions sur qui achète la formation ?
  3. Le CPF n’est pas la seule source de financement par les particuliers
  4. L’abondement qu’est-ce que c’est ?
  5. L’abondement vient à la rescousse des plans de formation
  6. CPF et permis de conduire
  7. CPF conditions de prise en charge durcies
  8. CPF Nouvelle réforme qui reconfigure les financements
  9. CPF 2026 : Un plafonnement silencieux

Une réforme du CPF se met en place presque en catimini, alors que la profession est déjà sous tension : elle concerne le plafonnement du CPF et sa mobilisation, et elle va toucher de plein fouet l’ensemble de l’écosystème de la formation professionnelle.
Ce n’est pas une mesure technique : c’est un choc d’arbitrage économique qui influence les prix, les services, le positionnement produit et la stratégie des organismes de formation (OF).

CPF 2026 : Un plafonnement silencieux

Quel sera le montant de votre CPF ? Les versements ont commencé

👉 Premier point : cette mesure ne vient pas d’un débat public large — elle est intégrée dans le Projet de loi de finances pour 2026 (PLF 2026) via l’article 81, qui plafonne certains usages du CPF pour certaines catégories de formation, notamment celles menant à des certifications enregistrées au Répertoire Spécifique (hors exceptions) et d’autres dispositifs.

 

🔎 1. Ce qu’est ce plafonnement du CPF

Le Compte Personnel de Formation (CPF) est un droit monétisé qui permet à chaque actif de financer des formations certifiantes tout au long de sa vie professionnelle. Historiquement, il était alimenté automatiquement en euros, avec un plafond (en général 5 000 € ou jusqu’à 8 000 € pour les moins qualifiés).

 

Mais ce qui change avec ce plafonnement silencieux :

  • le PLF 2026 prévoit de limiter l’usage du CPF pour certaines catégories de formation (certifications spécifiques et autres), ce qui sera précisé par décret,
  • la mesure s’inscrit dans un ensemble de réformes visant à réduire certaines prises en charge, notamment pour le permis de conduire ou d’autres actions jugées “moins prioritaires”.

Autrement dit, toutes les formations ne seront pas égales dans l’usage des droits CPF, et ce plafonnement va reconcentrer le financement sur ce qui est jugé “essentiel” ou “ciblé”.

 

💣 2. Pourquoi cette mesure est potentiellement destructrice

Pour le monde de la formation — déjà fragilisé — ce plafonnement va agir comme un effet ciseau entre revenus disponibles et dépenses possibles :

 

❌ 2.1. Réduction de l’appétence des titulaires

La plateforme Mon Compte Formation deviendra de plus en plus restrictive dans ce qu’elle autorise à financer via le CPF : moins de liberté de choix, plus de sélectivité, plus de plafonds et de limites d’usage.

 

❌ 2.2. Pression accrue sur les prix et les modèles économiques

Avec un plafond d’utilisation du CPF plus strict :

les clients (salariés, indépendants) auront moins de droits monétisés disponibles,

ils seront forcés de choisir des formations moins coûteuses ou de compléter de leur poche,

les OF devront revoir leurs tarifs, formats et segmentation produit pour rester accessibles.

 

❌ 2.3. Signal de réduction du périmètre de financement

Cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large :

participation financière obligatoire au financement du CPF (forfait ~103 € à payer par stagiaire à chaque formation) depuis 2024/2025, ce qui réduit mécaniquement la capacité d’achat des droits CPF.

restrictions envisagées ou votées sur certaines catégories comme le permis ou les bilans de compétences (même si certains ont été finalement maintenus).

👉 Résultat : moins de ressources mobilisables = moins de “paniers achetés” = concurrence accrue sur l’offre restante.

 

😡 3. Ce que pensent les OF sérieux (et à juste titre)

Pour beaucoup de petits et moyens organismes, cette mesure est vue comme :

  • une nouvelle pilule amère après déjà des années de contraintes réglementaires,
  • un signal préoccupant de recentrage budgétaire, pas forcément d’efficacité pédagogique, comme l’ont déjà souligné plusieurs acteurs institutionnels.
  • un dispositif qui fragilise les OF spécialisés dans les formations non certifiantes, mais pourtant essentielles pour de nombreux parcours professionnels.

Autrement dit, ce n’est pas seulement une régulation technique, mais une redéfinition des règles de valorisation économique de l’offre de formation.

 

🎯 4. Ce que cela va changer concrètement pour les OF

Voici les impacts directs et indirects :

📉 a) Arbitrages sur les prix

Avec moins de droits CPF mobilisables par titulaire, les prix devront :

  • être revus à la baisse
  • être déclinés en offres modulaires
  • ou compter davantage sur des cofinancements externes

🧠 b) Réorganisation des offres

Les OF devront segmenter clairement leurs formations selon :

  • utilité professionnelle avérée
  • durée vs. valeur ajoutée
  • capacité à être financé au-delà des plafonds CPF

 

🧭 c) Focus sur la certification utile

Le plafonnement va pousser les OF vers :

des formations certifiantes inscrites au RNCP ou Répertoire Spécifique jugées plus “prioritaires”,

des parcours structurés, plutôt que des micro-formations.

👉 Moins de place pour les formations d’entrée, découverte, sensibilisation, si elles ne débouchent pas sur une certification reconnue.

 

💡 d) Stratégie qualité et preuve d’impact

Plus que jamais, pour rester financé via le CPF, les OF devront :

démontrer efficacité pédagogique mesurable

produire de la preuve d’impact

rassurer les financeurs sur l’utilité réelle de l’action
(surtout dans un contexte de réduction des enveloppes possibles).

 

🧠 5. Stratégies pour survivre et prospérer

Maintenant qu’on a mis à nu les contraintes, voici des leviers stratégiques concrets :

 

✔️ 1. Réviser son catalogue selon les effets métier

Plutôt que des formations “intuitives”, construire des parcours certifiants clairs avec blocs de compétences validés.

👉 Ce sera un critère de choix pour les titulaires et pour l’éligibilité CPF.

 

✔️ 2. Segmenter son offre sur le prix et la durée

Formats courts + modules (évolutifs)

Packs progressifs qui permettent de contourner les plafonds légitimes via des parcours à valeur progressive

Offres hybrides payées partiellement par CPF + cofinancement direct

 

✔️ 3. Fidéliser les financeurs externes (OPCO, entreprises)

Avec les plafonds CPF :

  • les entreprises seront parfois les seuls financeurs viables
  • travailler les abondements directs OPCO / employeurs

C’est un axe sous-exploré par beaucoup d’OF mais qui a un effet stabilisateur.

 

✔️ 4. Retour au territoire et aux publics spécifiques

Certaines niches comme :

  • formations pour publics peu diplômés
  • formations métiers rares
  • formations avec cofinancement social
    sont moins sensibles aux plafonds CPF et deviennent un avantage concurrentiel.

 

✔️ 6. Qualité, régularité, preuve d’impact

Dans un contexte de rationnement :

  • les financeurs ne veulent plus de dépenses “gaspillées”
  • l’impact sur l’emploi, les compétences et l’employabilité deviendra un filtre de financement

produire des indicateurs tangibles sera une compétence stratégique essentielle

 

🧠 7. Une dernière considération politique

Ce plafonnement n’est pas isolé : il s’inscrit dans une logique de priorisation des dépenses publiques, dans un contexte où les ressources sont contraintes. Il reflète une philosophie budgétaire qui considère que certaines formations doivent être “priorisées” (certifiantes, utiles à l’économie) au détriment d’autres.

👉 C’est une question politique autant qu’économique — et qui appelle une prise de parole collective des OF dans les instances représentatives.

 

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MOTS CLÉS 

plafonnement CPF 2026, réforme CPF, économie formation professionnelle, formation certifiante, OF stratégie CPF, impact loi de finances 2026, offre de formation, financement formation, qualité pédagogique CPF, bloc de compétences, financeurs OPCO, transformation CPF.

SOURCES

  • Article sur l’impact du plafonnement du CPF dans le projet de loi de finances 2026.
  • Adoption du budget 2026 incluant le CPF plafonné.
  • Analyse centrale des acteurs du secteur face à cette mesure.
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Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ?

Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ?

Les Experts Compétences continuent leurs réflexions sur les décisions qui sont prises au niveau du dialogue social, qui vont à l’encontre de la santé du secteur économique de la formation professionnelle continue.

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes
  5. Défense des OF, autre syndicat
  6. Qui représente vraiment les organismes de formation
  7. Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ? 

Depuis plusieurs années, un malaise traverse silencieusement le monde de la formation professionnelle :
👉 les petits organismes de formation ont le sentiment de ne pas être entendus.

Charges en hausse, règles de plus en plus complexes, décisions “venues d’en haut”… et pourtant, peu de capacité à infléchir le cadre.
Ce ressenti n’est pas qu’une impression : il est structurel.

Pourquoi les petits OF ne sont pas dans le dialogue social ?

1️⃣ Le dialogue social : comment ça marche vraiment (et pourquoi ça coince)

Le dialogue social dans la branche des organismes de formation repose sur un principe simple en apparence :

  • des organisations patronales représentatives

  • des organisations syndicales de salariés

  • des négociations de branche qui s’imposent à tous

👉 Problème : la représentativité ne se mesure pas au nombre d’organismes, mais à leur poids économique et social.

 

Résultat immédiat

  • 1 grand groupe = plusieurs centaines de salariés = forte pondération

  • 50 petits OF = quelques salariés chacun = poids faible

👉 Le système favorise mécaniquement les structures importantes.

 


2️⃣ Une atomisation extrême du secteur… politiquement handicapante

La formation professionnelle est un secteur paradoxal :

  • des dizaines de milliers d’OF

  • mais une majorité de microstructures

  • souvent isolées

  • peu organisées collectivement

 

Chiffres clés (ordre de grandeur)

  • Plus de 60 % des OF ont moins de 5 salariés

  • Une part significative sont des structures unipersonnelles

  • Faible taux d’adhésion syndicale chez les TPE de la formation

👉 Politiquement, cela donne :

  • peu de coordination

  • peu de voix communes

  • peu de capacité de pression

 


3️⃣ Les règles du jeu favorisent ceux qui savent déjà jouer

Participer réellement au dialogue social suppose :

  • du temps

  • des compétences juridiques

  • des permanents syndicaux

  • des capacités d’expertise

Or, pour un dirigeant de petit OF :

  • le temps est une ressource rare

  • la priorité est la survie économique

  • la veille réglementaire est déjà lourde

👉 Les grands acteurs ont des équipes dédiées.
👉 Les petits OF ont la tête dans le guidon.

Ce n’est pas une question de légitimité, mais de moyens.

 


4️⃣ Le biais institutionnel : “représentatif” ne veut pas dire “représentant”

Un point souvent mal compris :

Une organisation peut être juridiquement représentative sans représenter la réalité vécue par la majorité des OF.

Pourquoi ?

  • Parce que le système mesure :

    • les effectifs salariés

    • les masses financières

    • l’implantation nationale

Pas :

  • la fragilité économique

  • la dépendance au CPF

  • la réalité des indépendants

  • la précarité des TPE

👉 Le cadre est légalement cohérent, mais socialement décalé.

 


5️⃣ La réforme de 2018 : accélérateur de marginalisation

La réforme de la formation professionnelle a accentué le phénomène :

  • monétisation du CPF

  • financiarisation du système

  • complexification réglementaire

  • explosion des contrôles

👉 Les structures capables d’absorber ces chocs :

  • grands OF

  • réseaux

  • plateformes

👉 Les autres :

  • disparaissent

  • se replient

  • ou subissent sans voix collective

 


6️⃣ Pourquoi les petits OF ne “font pas bloc”

Question souvent posée :
« Pourquoi ne se regroupent-ils pas davantage ? »

Plusieurs raisons très concrètes :

  • diversité extrême des modèles économiques

  • concurrence directe entre OF

  • méfiance vis-à-vis des structures nationales

  • fatigue administrative chronique

👉 Le paradoxe :

  • chacun subit les mêmes règles

  • mais séparément

  • donc sans poids collectif réel

 


7️⃣ Le cas des indépendants : visibles, mais pas audibles

Les consultants et formateurs indépendants sont :

  • très nombreux

  • très exposés aux décisions de branche

  • mais faiblement audibles

Même lorsqu’ils sont syndiqués (ex. SYCFI), leur poids reste limité car :

  • peu de salariés

  • peu de masse économique

  • faible impact statistique dans les critères de représentativité

👉 Ils existent dans le paysage, mais pas dans les arbitrages.

 


8️⃣ Ce que cela implique pour un dirigeant d’OF (lucidité stratégique)

Il faut être clair :

  • ❌ le dialogue social ne protège pas automatiquement les petits

  • ❌ la représentativité n’est pas proportionnelle au nombre d’OF

  • ✔️ les règles sont faites par ceux qui ont le plus de poids structurel

Cela n’implique pas de renoncer, mais de :

  • comprendre le système

  • arrêter d’attendre une “défense naturelle”

  • adapter sa stratégie (mutualisation, réseaux, niches, agilité)


Un problème politique… mais aussi économique

La sous-représentation des petits organismes de formation n’est ni un complot, ni une injustice volontaire.
C’est le résultat logique :

  • d’un secteur fragmenté

  • d’un dialogue social fondé sur le poids économique

  • d’une réforme qui a favorisé la concentration

👉 Tant que les petits OF resteront éparpillés, ils resteront structurellement faibles dans les lieux de décision.

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MOTS CLÉS 

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SOURCES

  • Arrêtés de représentativité patronale – branche organismes de formation

  • DARES – Structure du secteur de la formation professionnelle

  • AEF Info – Analyses du dialogue social formation

  • France Compétences – Données sectorielles OF

  •  
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qui représente vraiment les organismes de formation ?

qui représente vraiment les organismes de formation ?

Les Experts Compétences se posent en fait, la véritable question :

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes
  5. Défense des OF, autre syndicat
  6. Qui représente vraiment les organismes de formation

Depuis la réforme de 2018, les organismes de formation ont vu leur environnement profondément transformé : régulation accrue, financement sous tension, multiplication des obligations qualité, recomposition du dialogue social.
Dans ce contexte, la représentation patronale n’est plus un sujet secondaire : elle conditionne l’influence réelle des OF sur les règles qui s’imposent à eux.

Trois organisations sont aujourd’hui régulièrement citées par les dirigeants d’OF :

  • Acteurs de la Compétence (ex-FFP)
  • Synofdes
  • SYCFI

Mais elles ne jouent ni dans la même cour, ni pour les mêmes profils.

qui représente vraiment les organismes de formation ?

2️⃣ Acteurs de la Compétence : la force dominante

Ancienne Fédération de la Formation Professionnelle (FFP), Acteurs de la Compétence est aujourd’hui l’acteur patronal ultra-dominant dans la branche des organismes de formation.

 

Ce que cela signifie concrètement

  • Elle pèse lourdement dans les négociations de branche

  • Elle est audible par l’État, les ministères, France Compétences

  • Elle influence directement :

    • la convention collective

    • les orientations politiques

    • la vision “officielle” du secteur

 

Pour quels OF ?

👉 OF structurés, multi-salariés, réseaux, groupes, CFA importants.

⚠️ Limite souvent exprimée par les petits OF :

sentiment d’un discours éloigné des réalités économiques des TPE et indépendants.

 


3️⃣ Synofdes : une alternative sérieuse et installée

Le Synofdes est le deuxième pilier réel de la représentation patronale dans la formation professionnelle.

Ce qui fait sa force

  • Une représentativité mesurée officielle élevée (environ 26 % à plus de 30 % selon périodes)

  • Une présence constante dans le dialogue social

  • Une articulation avec l’économie sociale et solidaire (ESS) et l’UDES

Pour quels OF ?

👉 OF associatifs, coopératifs, parapublics, mais aussi structures privées cherchant une autre voix que celle des grands groupes.

Le Synofdes est aujourd’hui le seul contre-poids crédible à Acteurs de la Compétence dans la branche.

 


4️⃣ SYCFI : indispensable… mais pas structurant au niveau national

Le SYCFI joue un rôle très spécifique : défendre les consultants et formateurs indépendants.

 

Sa réalité objective

  • Audience patronale très faible dans la branche

  • Peu de capacité d’influence sur les accords nationaux

  • Moyens limités

Mais…

👉 Il est souvent le seul espace de représentation pour des milliers d’indépendants, micro-structures et consultants isolés.

Le SYCFI ne pèse pas sur les règles du jeu, mais il protège ceux qui les subissent.

 


5️⃣ Lecture stratégique pour un dirigeant d’OF

Tu diriges…

  • Un OF structuré / en croissance → Acteurs de la Compétence

  • Un OF ESS ou à gouvernance collective → Synofdes

  • Une activité solo / TPE de conseil-formation → SYCFI

👉 Rien n’interdit d’adhérer à une organisation tout en comprenant que l’influence réelle est très différente.

 


6️⃣ Ce que peu d’OF regardent (à tort)

  • ❌ le nom ne fait pas l’influence

  • ❌ la communication ne fait pas le poids politique

  • ✔️ seule la représentativité mesurée officiellement compte dans les négociations

C’est là que se décident :

  • les obligations sociales

  • les équilibres économiques

  • les marges de manœuvre futures des OF


 

Une question de lucidité, pas d’idéologie

Comparer Synofdes, SYCFI et Acteurs de la Compétence, ce n’est pas opposer des “bons” et des “mauvais”.
C’est comprendre qui parle, pour qui, et avec quel pouvoir réel.

Pour un dirigeant d’OF, c’est un choix stratégique, pas un simple acte d’adhésion.

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MOTS CLÉS 

Synofdes, SYCFI, Acteurs de la Compétence, syndicats organismes de formation, représentation OF, convention collective OF, branche formation professionnelle, dialogue social formation, syndicats patronaux formation, dirigeants organismes de formation.

SOURCES

Arrêtés de représentativité patronale – branche organismes de formation

AEF Info – Représentativité des organisations patronales de la formation

Sites officiels :

  • acteursdelacompetence.fr
  • synofdes.org
  • cnpl.org / sycfi
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Défense des OF, autre syndicat

Défense des OF, autre syndicat

Les Experts Compétences ont mentionné les « Acteurs de la Compétence (ex FFP) » puis signalé par nos lecteurs, ils ont découvert le Synofde et aujourd’hui le SYCFI. Ces articles permettront aux dirigeants d’OF de se positionner, au moment ou le gouvernement achève la destruction de ce secteur économique

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes
  5. Défense des OF, autre syndicat

Le SYCFI (Syndicat des Consultants-Formateurs Indépendants) est une organisation professionnelle qui défend spécifiquement les intérêts des consultants et formateurs exerçant en indépendants ou en petites structures, une catégorie souvent sous-représentée dans les instances patronales traditionnelles.

Défense des OF, autre syndicat

📌 Historique et positionnement

Le SYCFI résulte de la fusion en 2010 de structures historiques comme le SICFOR et la FCF, et est aujourd’hui reconnu comme organisation représentative patronale dans la branche des organismes de formation.

Son positionnement est clair :

  • représenter les indépendants (TNS, auto-entrepreneurs, petites TPE),
  • promouvoir la profession de consultant-formateur dans une posture d’autonomie,
  • défendre les intérêts collectifs et individuels des adhérents auprès des pouvoirs publics, des OPCO et autres acteurs économiques.

🎯 Missions essentielles

Le SYCFI a trois grandes missions :

Promotion et reconnaissance professionnelle
Il valorise la contribution des formateurs et consultants indépendants à la formation professionnelle, en défendant l’importance de leurs expertises spécialisées et leur rôle dans les parcours de compétences.

Soutien juridique, technique et organisationnel
Le syndicat propose à ses adhérents une veille réglementaire, des conseils pratiques, des ressources juridiques et des conférences pour renforcer leurs conditions d’exercice.

Animation d’une communauté professionnelle
Grâce à des ateliers, séminaires, groupes de travail et forums, il favorise l’échange de bonnes pratiques et le développement professionnel de ses membres.

 

📊 Représentativité et influence

Le SYCFI a gagné progressivement en représentativité au sein de la branche des organismes de formation. Sa présence lui permet aujourd’hui de siéger auprès d’instances régionales comme les CREFOP, ainsi que dans des structures de décision comme la CNPL (Chambre nationale des professions libérales).

Selon des données récentes, bien que plus petit que d’autres syndicats patronaux historiques, le SYCFI représente une part importante des formateurs indépendants, ce qui représente un signal fort dans un secteur où ces profils constituent un nombre significatif de professionnels.

💬 Intérêt pour les formateurs et petites structures

Pour un formateur indépendant ou une petite structure de formation, adhérer au SYCFI peut apporter :

  • un accompagnement adapté à leur statut spécifique,
  • une représentation plus ciblée dans les dialogues sociaux,
  • un accès direct à des ressources pratiques, ateliers et réseaux professionnels.

Le SYCFI se positionne comme une alternative ou un complément aux organisations plus généralistes pour les professionnels qui souhaitent un support adapté à leurs réalités quotidiennes.

 

📊 Représentativité et adhérents

Selon des données récentes, le SYCFI compte plus de 500 adhérents, représentant des consultants et formateurs indépendants.
Le SYCFI apparaît également dans certaines communications comme une organisation fédérant jusqu’à environ 4 000 professionnels, ce qui peut inclure sa communauté élargie sur les réseaux et les acteurs formés autour de lui.

En termes d’audience auprès des employeurs au niveau de la branche, il représente environ 0,42 % selon une mesure de représentativité patronale antérieure.

📍 Domaines d’action

  • promotion de la profession de consultant/formateur indépendant,

  • soutien juridique et technique (veille, ateliers, colloques),

  • animation d’une communauté professionnelle,

  • représentation auprès des pouvoirs publics et des institutions.

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Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

Les Experts Compétences ont rédigés un article sur Qui peut défendre les OF ? Au niveau des instances réformatrices de notre pays. Ils ont travaillé souvent avec « les acteurs de la compétence » ils les ont même critiqué, mais nos lecteurs signalent le Synofdes et le SYCFI

  1.  Qui peu défendre les OF contre les instances ?
  2. Histoire d’une fédération vue de l’extérieur
  3. Content vs pas content : Les critiques
  4. Qui peut défendre les OF? Oui, il y a d’autres organismes

le Synofdes et le SYCFI, sont deux organisations importantes aux côtés des Acteurs de la Compétence dans le paysage patronal de la formation professionnelle en France.

Qui peut défendre les OF ? Oui, il y a d’autres organismes

🧱 — Synofdes : le syndicat des organismes de formation de l’économie sociale et solidaire

Le Synofdes est un acteur incontournable du paysage professionnel de la formation en France, positionné comme syndicat patronal représentant une part significative des organismes de formation, notamment issus de l’économie sociale et solidaire.

📌 Origines et rôle

Créé en 2007, le Synofdes (Syndicat national des organismes de formation de l’économie sociale et solidaire) s’est donné pour mission d’accompagner, représenter et défendre les organismes de formation auprès des pouvoirs publics et des partenaires sociaux. Il se distingue par une forte orientation vers l’intérêt général, l’autonomie et la citoyenneté via l’acquisition de compétences.

Le syndicat s’attache à :

  • fournir des conseils juridiques et administratifs à ses adhérents,

  • proposer des formations internes (ex. RGPD, qualité, réglementation),

  • organiser des rencontres, webinaires et actions collectives pour mutualiser les expériences,

  • informer ses membres sur les évolutions législatives et réglementaires impactant la formation professionnelle.

🎯 Missions clés

Le Synofdes agit sur plusieurs axes majeurs :

  • Représenter et défendre les intérêts des membres auprès des institutions et des véhicules de décision publics,

  • Accompagner les transitions (numérique, écologique, IA) qui structurent le secteur de la formation,

  • Favoriser les échanges de bonnes pratiques et favoriser des synergies entre organismes, y compris à l’échelle territoriale.

📊 Représentativité et actions

Le Synofdes est reconnu comme organisation représentative de la branche des organismes de formation, ce qui lui permet de jouer un rôle actif dans les discussions sur les politiques publiques et les conditions d’exercice de la profession, aux côtés d’autres syndicats patronaux comme Les Acteurs de la Compétence.

Le syndicat participe également à des initiatives sectorielles telles que le baromètre annuel des organismes de formation, pour dresser un état des lieux économique et social du secteur.

💬 Pourquoi le Synofdes compte pour les OF

Pour un dirigeant d’OF, le Synofdes représente une voix collective et alternative qui peut être plus proche des réalités d’acteurs structurés autour de valeurs sociales. Son influence grandit progressivement, notamment dans les débats concernant la réglementation, la finance de la formation ou l’évolution de la convention collective des organismes de formation.

 

🧭 Le Synofdes : une force significative

 

📊 Représentativité chiffrée

  • Dans les mesures officielles de représentativité, le Synofdes pesait 26,40 % de l’audience patronale dans la branche des organismes de formation.

  • Il a annoncé avoir renforcé sa représentativité ces dernières années, atteignant 31,51 % d’audience patronale selon des données internes (2025).

Ces pourcentages indiquent que le Synofdes est le deuxième acteur patronal le plus important après la Fédération de la Formation Professionnelle (FFP / Acteurs de la Compétence), qui détient la majorité.

📌 Estimations d’adhérents et profils

Le Synofdes regroupe des OF de différents types, souvent à but non lucratif ou coopératif. Historiquement, il comptait des adhérents représentant des structures diverses, allant de TPE à des organisations plus importantes, avec des chiffres d’adhérents estimés à plusieurs centaines dans les premières années.
Il est également membre d’organismes plus larges, comme l’UDES (Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire), ce qui lui donne une portée supplémentaire dans les débats sociaux au-delà de la seule formation professionnelle.

📍 Domaines d’action

  • représentation auprès des pouvoirs publics et partenaires sociaux,

  • négociation d’accords collectifs dans la branche,

  • appui juridique et administratif,

  • participation à des baromètres sectoriels et études.

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Des chiffres avant / après 2018

Des chiffres avant / après 2018

Les Experts Compétences attendent de voir ! Si les fonds formation ne vont plus aux auto-écoles qui doivent trouver d’autres financements, est-ce que l’on va retrouver une situration anté 2018 ? 

  1. CPF et permis de conduire
  2. Utiliser son CPF pour son permis de conduire
  3. Les auto-écoles sont elles des OF comme les autres ?
  4. Permis de conduire et fonds formation
  5. Des chiffres avant / après 2018

Voici une section de chiffres clés et d’analyse qui détermine la polémique du financement du permis de conduire, en contextualisant avant / après 2018, la monétisation du CPF, et les enjeux actuels du débat public.

Des chiffres avant / après 2018

🔁 1. Monétisation du CPF : passage des heures aux euros

Avant 2018, les dispositifs comme le Droit Individuel à la Formation (DIF) étaient exprimés en heures accumulées :

jusqu’à 120 h pour un salarié à plein temps, utilisables pour des formations.
Avec la réforme de 2018, le CPF a été monétisé, c’est-à-dire transformé en valeur monétaire :

chaque droit a été converti à 15 € par heure au 31 décembre 2018, puis

les droits des salariés sont crédités en 500 € par an (plafond 5 000 €) ou 800 € par an pour les moins qualifiés (plafond 8 000 €) .

👉 Conséquence :
🎯 Du “temps de formation” garanti, on est passé à une épargne monétaire, ce qui a ouvert la porte à des usages détournés et à des logiques marchandes du financement.

 

📈 2. L’explosion du financement du permis via le CPF

Depuis l’ouverture du CPF monétisé en 2019, la préparation au permis de conduire est devenue l’une des utilisations les plus massives de ces droits :

Le permis B est devenu la formation la plus financée via le CPF depuis 2019.

En 2023, il représentait environ 23 % des certifications financées par le CPF .

On estime qu’en 2024, près de 1,5 million de permis ont été financés via le CPF, soit environ ¼ des candidats au permis B .

Le **montant engagé chaque année pour le permis atteindrait près de 300 millions € (source : Caisse des dépôts et consignations) .

👉 C’est un basculement spectaculaire par rapport aux usages “classiques” de formation professionnelle :
➡️ un dispositif conçu pour sécuriser des parcours professionnels s’est transformé en une caisse de financement de permis de conduire.

💸 Le débat actuel : arnaque, dérive ou rééquilibrage ?


🎯 Origine des critiques

Plusieurs acteurs dénoncent aujourd’hui :

que des droits financés par les contributions des entreprises (via l’obligation formation) soient massivement utilisés pour des formations non directement liées à un métier ou une qualification professionnelle,

que certains prestataires exploitent ce positionnement CPF comme une machine à CA facile (en particulier dans certaines auto-écoles ou offres packagées),

que cela ait créé un jeu de vases communicants où des fonds autrefois orientés vers des OF classiques (certifications, compétences métiers, reconversions) sont captés par des usages périphériques.

👉 Une députée (et d’autres responsables politiques) ont même évoqué l’idée d’un usage du CPF pour des projets personnels (ex. vacances), ce qui a été largement critiqué comme une détournement de finalité du dispositif.

⚠️ Contexte : les droits CPF sont censés être mobilisés pour des projets professionnels et non pour des dépenses personnelles sans lien direct avec l’employabilité.

📉 Réponse législative : restriction du financement du permis

Face à ces critiques et à la pression médiatique, la Loi de finances 2026 a introduit une mesure judiciaire importante :
👉 le financement du permis de conduire par le CPF sera progressivement supprimé pour les salariés, sauf pour certains cas (notamment les demandeurs d’emploi) à partir de 2026 .

Objectif affiché :

recentrer le CPF sur des usages professionnels plus classiques, comme la reconversion ou les bilans de compétences,

éviter 50+ % des consommations de droits CPF détournées vers le permis,

corriger un effet de dérive qui a vidé une partie des fonds disponibles pour d’autres formations jugées essentielles.

🧠 Où va-t-on ?

Ce débat n’est pas simplement technique, il touche à la compréhension que l’on a de l’État-social et de la finalité d’un dispositif mutualisé :

✔ Le CPF a été conçu pour sécuriser les parcours professionnels.

❓ Quand ce mécanisme permet de financer en masse des dépenses perçues comme « utiles pour la vie quotidienne », mais sans lien direct avec une compétence métier ou une insertion professionnelle, le risque est double :

dilution de l’objectif initial,

appauvrissement des droits pour les usages vraiment professionnels.

👉 C’est ce qui a conduit les décideurs à restreindre ce financement, provoquant colère et débats (certains parlent même de perte de droits), mais aussi un retour attendu au sens originel de l’instrument.

🧩 En résumé
Période Mode de calcul des droits Usage permis financé
Avant 2018 en heures (DIF), converties ensuite en euros possible mais marginal
2019–2025 CPF en euros (monétisé) permis B massivement financé (23 %)
Depuis 2026 restriction réservé principalement aux demandeurs d’emploi
💡 Conclusion pour ton audience dirigeants d’OF

Ce débat met en lumière un point essentiel : les politiques publiques influencent directement l’écosystème de la formation professionnelle. Quand un dispositif comme le CPF est élargi sans garde-fous clairs, des effets de concurrence et de captation peuvent se produire.

La polémique autour du permis de conduire n’est pas un « simple débat politique » :
👉 elle est symptomatique d’un déséquilibre entre finalité sociale et usages marchands d’un dispositif mutualisé financé par les entreprises.

Si cet article vous a plu, vous pouvez suivre les travaux des experts compétences en rejoignant le blog de la formation et vous inscrire à la Newsletter. Les experts compétences accompagnent tous les projets à forte composante numérique autour du Marketing, du Management et de la Formation. Ceci pour des organismes de formation comme pour les entreprises. Pour les contacter, laissez leur un message

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