Le Cese invite à changer d’échelle en matière de reconversions professionnelles

Dans son dernier avis présenté aujourd’hui 23 mars en assemblée pleinière, le Cese place les reconversions professionnelles au cœur des grandes transformations numériques et écologiques. Selon le conseil économique, social et environnemental, la crise représente une opportunité pour renforcer les moyens, articuler les dispositifs et coordonner le travail prospectif des métiers et des qualifications autour de France Stratégie.

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Le constat est unanimement partagé. La réussite de la relance passe par une politique volontariste de reconversions professionnelles. La crise née de la pandémie de coronavirus aura mis en lumière les forces et les faiblesses de notre système de formation sur ce sujet devenu crucial dans une économie en pleine mutation. L’urgence d’un marché de l’emploi fortement dégradé impose aujourd’hui de changer de paradigme. C’est le message de l’avis du conseil économique, social et environnemental (Cese) rendu public le 23 mars. Sur plus de 80 pages, l’assemblée constitutionnelle dresse un bilan des enjeux, un état des lieux des dispositifs existants et identifie 16 préconisations pour accompagner les transformations des métiers et des qualifications. « La crise ouvre une opportunité d’accompagner les grandes mutations. Pour cela il faut changer d’échelle et investir dans des formations longues », explique Bernard Vivier, membre du Cese et co-rapporteur de l’avis sur les reconversions professionnelles.

Reconversions ou transitions professionnelles ?

 

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Reconversion professionnelle : nos conseils pour la réussir du mieux possible

Comment bien réussir sa reconversion professionnelle ? On est fait pour s’entendre, l’émission animée par Flavie Flament sur RTL a posé la question à Yves Deloison, créateur de toutpourchanger.com et auteur de Réussir sa reconversion et Emilie Devienne, coach.

reconversion

Il y a le stress, l’angoisse, la peur ; mais aussi l’envie, la motivation, la détermination. Entamer une reconversion professionnelle n’est pas chose simple, la réussir non plus. Dans la tête de chacun, ce sont des centaines de questions qui se posent. “Il faut avant tout se demander si le projet qu’on souhaite entamer va nous convenir par la suite“, témoigne Yves Deloison, créateur de toutpourchanger.com et invité de On est fait pour s’entendre à réécouter ici.

La Pro-A, reconversion ou promotion par l’alternance, enfin sur les rails

« Reconversion ou promotion par l’alternance » : c’est le nom de baptême de Pro-A, successeur en 2018 de la période de professionnalisation. Près de deux ans et demi après sa création, le nouveau dispositif est enfin prêt à entrer pleinement en vigueur. La crise sanitaire lui a donné une nouvelle importance et une place attitrée dans le « plan de relance » : la reconversion des salariés est à l’ordre du jour. Mais sa mise en œuvre reste plus complexe que celle de la défunte période de professionnalisation, et elle ne bénéficiera pas, loin de là, à autant de salariés que cette dernière.

Qu’est-ce que la Pro-A ?

La Pro-A, ou « reconversion ou promotion par l’alternance », reprend les principales caractéristiques de la période de professionnalisation en ajoutant deux restrictions importantes :

  • Une restriction de public : la Pro-A est réservée aux salariés dont le diplôme le plus élevé est inférieure au niveau licence (bac+3) ;
  • Une restriction de formations éligibles : les formations ou les VAE financées dans le cadre d’une Pro-A doivent conduire soit :
    • à un CléA (certificat de maîtrise des compétences « socle ») ;
    • à une certification figurant sur la liste élaborée par la branche professionnelle dans le cadre d’un accord collectif, qui doit être étendu par le ministère.

La finalité évolue également : là où la période de professionnalisation visait prioritairement au maintien dans l’emploi, la Pro-A veut promouvoir l’évolution professionnelle ou la reconversion à un autre métier.

 

La Pro-A : carte d’identité

Public : Salariés en poste, en CDI, y compris en activité partielle. Autres cas possibles : CDD sportif, contrat unique d’insertion à durée indéterminée. Les bénéficiaires doivent être titulaires au maximum d’un diplôme bac+2.

Modalité de formation : alternance, avec un minimum de 150 heures et 15% du temps consacré à la formation (évaluation, positionnement et accompagnement compris), et un maximum de 25% (sauf publics spécifiés par accord collectif et pouvant aller au-delà de cette limite). Une partie de la formation peut avoir lieu hors temps de travail avec l’accord du salarié, dans la limite de 30 heures par an.

Durée de la formation : 6 à 12 mois (pas de minimum pour les VAE et CléA). Jusqu’à 24 mois pour certaines catégories spécifiées par accord collectif, 36 mois pour les jeunes non qualifiés.

Formations éligibles : CléA et certifications spécifiées par accord collectif (formation ou VAE).

Prise en charge par l’Opco :

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Un actif sur cinq serait actuellement dans un processus de reconversion professionnelle

Réalisé en janvier 2021 en partenariat avec l’institut CSA, le baromètre de la formation et de l’emploi de Centre Inffo a pour objectif de connaître l’opinion des actifs à l’égard de l’orientation et de la formation en France. Pour cette 2e édition, un focus a été fait sur la perception de ces actifs face aux perspectives de reconversion professionnelle auxquelles ils sont ou seraient susceptibles d’être confrontés.

La filière edtech affiche son poids… et c’est du lourd !

L’année 2020 aura été inédite sur le plan professionnel pour beaucoup d’actifs et on constate que le sujet de la reconversion à l’aune de ces bouleversements prend de plus en plus d’ampleur.

Quid de la reconversion professionnelle ?

Un actif sur cinq est actuellement dans un processus de reconversion professionnelle (20%), un chiffre qui monte à 30% auprès des personnes travaillant en tant qu’indépendants. La volonté de reconversion est plus forte chez les jeunes (34% des 18-24 ans) et parmi les personnes sans emploi (35%). 
Au final, les personnes qui sont en reconversion et celles qui envisagent une reconversion professionnelle représentent 47% des actifs français.
Ces reconversions professionnelles sont motivées d’abord et avant tout par une volonté de se rapprocher de ses valeurs et de vivre davantage de ses passions (86%).

Des actifs qui ont besoin d’un accompagnement pour se reconvertir

Dans ces parcours de reconversion, 62% des personnes sont accompagnées ou conseillées, notamment les personnes sans emploi (71%) et celles qui sont actuellement en reconversion (76% vs 52% pour les personnes qui envisagent une reconversion). Les personnes qui bénéficient d’un accompagnement se révèlent être satisfaites par cette prestation (71% dont 21% se disant très satisfaits).

Parmi les 38% que représentent les personnes en reconversion ou qui envisagent une reconversion et qui ne sont pas accompagnées dans ce projet, 57% d’entre eux souhaiteraient pouvoir bénéficier de conseils, notamment sur les possibilités de financement (47%) et les possibilités de formation (45%). Le CPF et les aides de Pôle Emploi sont les principales sources de financement des formations suivies dans le cadre d’une reconversion professionnelle.

AMMC propose d’accompagner les reconversions et aide les OF à monter des projets de grande ampleur autour de la reconversion