Auditeur Qualiopi = contrôleur ?

Auditeur Qualiopi = contrôleur ?

La volonté affichée de renforcer rapidement le contrôle de la formation professionnelle pose une question rarement abordée : qui va réellement contrôler les organismes de formation ? Les services de l’État ? Les financeurs ? France compétences ? Les certificateurs Qualiopi ? À force de vouloir faire de Qualiopi un outil de lutte contre les dérives du secteur, ne sommes-nous pas en train de transformer silencieusement le métier de l’auditeur ? C’est ce que pensent nos Experts Compétences 

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Un auditeur Qualiopi nous a récemment écrit à la suite d’un article consacré à la volonté gouvernementale de renforcer l’assainissement du marché de la formation professionnelle.

Son message pourrait se résumer en une phrase :

« On veut transformer les auditeurs en contrôleurs. Mais avec quelle légitimité ? »

La question mérite mieux qu’une réponse en commentaire.

Car quelque chose est effectivement en train de changer dans la formation professionnelle française.

Depuis plusieurs années, à chaque nouvelle affaire de fraude, de sous-traitance incontrôlée, de formation fictive ou de détournement de financements publics, la même réponse revient : il faut renforcer les contrôles.

Personne ne contestera sérieusement cet objectif.

Mais contrôler quoi ? Par qui ? Et avec quels pouvoirs ?

C’est là que les choses deviennent beaucoup moins simples.

Auditeur Qualiopi = contrôleur ?

Qualiopi n’a pas été créé pour traquer les fraudeurs !

Revenons à la fonction initiale de Qualiopi.

Le Code du travail impose aux prestataires qui souhaitent accéder à certains financements publics ou mutualisés d’être certifiés selon des critères définis réglementairement. La certification est délivrée par des organismes certificateurs accrédités ou par certaines instances de labellisation reconnues.

Le référentiel national porte notamment sur l’information du public, la définition des objectifs, l’adaptation aux bénéficiaires, les moyens pédagogiques et techniques, les compétences des intervenants, l’environnement professionnel, le recueil des appréciations ou encore les résultats obtenus.

L’auditeur vérifie donc qu’un organisme répond aux exigences d’un référentiel de certification.

C’est déjà un travail important.

Mais ce n’est pas la même chose que rechercher une fraude.

Un auditeur n’est ni un inspecteur du travail, ni un officier de police judiciaire, ni un agent du service régional de contrôle.

Et surtout, ses moyens d’investigation ne sont pas ceux de l’administration.

Cette distinction risque pourtant de devenir de plus en plus difficile à maintenir.

 

La lutte contre la fraude change complètement la donne

La loi du 30 juin 2025 contre les fraudes aux aides publiques a considérablement renforcé l’arsenal disponible.

Elle vise notamment les organismes ayant intentionnellement utilisé ou établi des documents permettant d’obtenir indûment une déclaration d’activité, une aide publique ou le paiement d’une prestation de formation.

Puis la DGEFP a donné, dans sa circulaire du 17 février 2026, des instructions particulièrement claires aux services de contrôle pour 2026 et 2027.

Il faut cibler les organismes suspects, accélérer les procédures, mieux utiliser les possibilités de suspension, développer le droit de communication et concentrer une partie importante des contrôles sur deux marchés particulièrement exposés : le CPF et l’apprentissage.

Le vocabulaire lui-même a changé.

La circulaire demande des procédures « rapides et efficaces » et évoque des « sanctions exemplaires ». Elle insiste également sur la coopération avec les OPCO et la Caisse des dépôts.

Nous sommes clairement entrés dans une nouvelle période.

Mais précisément : où se situe Qualiopi dans ce nouvel arsenal ?

 

Certification, contrôle, fraude : trois choses différentes

C’est probablement ici que réside le principal danger de la période actuelle.

Nous avons tendance à utiliser le mot « contrôle » pour parler de réalités qui n’ont ni le même objectif, ni les mêmes méthodes, ni les mêmes conséquences.

La certification Qualiopi vérifie la conformité d’un prestataire à un référentiel.

Le contrôle d’un financeur vérifie notamment que les conditions permettant la prise en charge sont respectées et que la prestation financée correspond à ce qui est attendu.

Le contrôle administratif et financier de l’État dispose de prérogatives spécifiques prévues par le Code du travail et peut conduire à des sanctions et au reversement de sommes.

La lutte contre la fraude, enfin, cherche des comportements intentionnels : fausses pièces, prestations fictives, détournements, montages destinés à obtenir indûment des financements.

Ces quatre fonctions peuvent communiquer.

Elles peuvent s’alimenter mutuellement.

Mais elles ne sont pas interchangeables.

Et surtout, les personnes qui les exercent ne disposent ni des mêmes pouvoirs ni des mêmes garanties.

 

Le paradoxe du fraudeur parfaitement conforme

C’est probablement l’une des faiblesses les plus intéressantes du système.

Imaginons deux organismes.

Le premier est une petite structure parfaitement sérieuse.

Elle forme réellement ses stagiaires. Les formateurs sont compétents. Les clients sont satisfaits.

Mais son dirigeant est médiocre administrativement.

Il oublie une formalisation. Une procédure n’est pas suffisamment documentée. Une preuve manque. Un indicateur a été mal interprété.

L’audit peut révéler une non-conformité.

Prenons maintenant un second organisme.

Celui-ci a parfaitement compris le système documentaire.

  • Procédures impeccables.
  • Tableaux impeccables.
  • Questionnaires impeccables.
  • Dossiers impeccables.

Il a acheté un « kit Qualiopi », préparé chaque élément de preuve et sait exactement ce que l’auditeur demandera.

Et pourtant, derrière cette façade documentaire, certaines pratiques peuvent être très différentes de ce que racontent les documents.

Lequel des deux est le plus facile à auditer ?

La réponse n’est pas nécessairement celui que l’on croit.

C’est toute la différence entre prouver sa conformité et être réellement vertueux.

 

Un auditeur peut-il détecter une fraude ?

Évidemment.

Un auditeur expérimenté peut remarquer une incohérence.

  • Une signature étrange.
  • Des documents trop parfaits.
  • Des dates incompatibles.
  • Des procédures manifestement fabriquées pour l’audit.
  • Une organisation qui ne correspond pas à ce qui lui est présenté.

Son expérience professionnelle joue alors un rôle essentiel.

  • Mais que doit-il faire ensuite ?
  • Jusqu’où doit-il investiguer ?
  • Doit-il demander d’autres documents ?
  • Interroger les stagiaires ?
  • Vérifier la réalité d’un emploi ?
  • Contrôler une facture ?

Examiner les relations entre un donneur d’ordre et ses sous-traitants ?

Recouper les informations avec celles détenues par France Travail, un OPCO, la Caisse des dépôts ou l’administration fiscale ?

À un moment, il change de métier.

Et c’est précisément la frontière qu’il va falloir définir.

 

Le problème n’est donc pas seulement de « durcir Qualiopi »

On entend régulièrement qu’il faudrait rendre Qualiopi plus sévère.

Mais ajouter des indicateurs, exiger davantage de documents ou multiplier les preuves ne garantit absolument pas que l’on détectera davantage de fraude.

Cela pourrait même produire l’effet inverse.

Plus le système devient documentaire, plus les organismes sérieux doivent consacrer du temps à produire des documents.

Et plus les fraudeurs professionnels apprennent à produire… les documents attendus.

La fraude n’est pas nécessairement le produit d’une absence de procédure.

Elle peut parfaitement se cacher derrière une procédure irréprochable.

On ne combat donc pas nécessairement une fausse facture en ajoutant une nouvelle procédure qualité.

Cela paraît évident.

Cela mérite pourtant d’être rappelé.

 

Et qui contrôle la qualité pédagogique ?

Une autre confusion apparaît régulièrement dans les débats.

Qualiopi serait censé garantir la « qualité » des formations.

Mais de quelle qualité parlons-nous ?

Le référentiel vérifie bien l’existence d’objectifs, l’adaptation des prestations, les moyens pédagogiques, les compétences des intervenants et l’évaluation des résultats.

Cela ne signifie pas qu’un auditeur assiste pendant trois semaines à la formation pour déterminer si le formateur est excellent.

La certification porte sur un système et des pratiques démontrables.

Inversement, le contrôle administratif et financier de l’État n’est pas une inspection pédagogique générale destinée à attribuer une note à la qualité d’un cours.

Nous avons donc construit un système dans lequel beaucoup d’acteurs contrôlent quelque chose, mais où la notion même de qualité réelle de la formation reste difficile à objectiver.

C’est probablement pourquoi les résultats prennent progressivement davantage de place.

 

Demain, faudra-t-il contrôler les résultats ?

C’est la prochaine étape logique.

Un organisme affiche un taux de réussite exceptionnel ?

Très bien.

Mais comment est-il calculé ?

Il annonce 90 % d’insertion professionnelle ?

Dans quels emplois ?

Combien de temps après la formation ?

Sur quelle population ?

Avec quel taux de réponse ?

Les personnes étaient-elles déjà en emploi avant leur entrée en formation ?

Et surtout : qui vérifie ces données ?

Plus l’État voudra piloter la formation professionnelle par les résultats, plus il faudra dépasser le simple examen des procédures.

Et là encore, l’auditeur Qualiopi risque de se retrouver au milieu du gué.

On lui demandera implicitement davantage d’analyse sans nécessairement lui donner davantage de pouvoirs.

 

La question de la compétence des auditeurs va devenir centrale

Le Code du travail prévoit déjà que l’accréditation des organismes certificateurs doit notamment garantir la compétence des auditeurs Qualiopi selon des exigences définies par arrêté.

Le problème n’est donc pas que rien n’existe.

La vraie question est plutôt :

les compétences exigées aujourd’hui seront-elles suffisantes pour les missions que l’on voudra confier demain aux auditeurs ?

Car détecter une non-conformité au référentiel est une compétence.

Comprendre un dispositif de financement en est une autre.

  • Analyser un modèle de sous-traitance en est une troisième.
  • Repérer une fraude organisée en est encore une autre.
  • Évaluer la pertinence d’un dispositif pédagogique en est une cinquième.

Et apprécier sérieusement les résultats d’insertion suppose encore d’autres compétences.

On ne peut pas simplement empiler toutes ces responsabilités sur le même professionnel et considérer que le problème est réglé.

 

Et l’harmonisation devient alors un enjeu majeur

Tous les organismes de formation connaissent cette conversation.

« Mon auditeur précédent acceptait cela. »

« Chez tel certificateur, ils l’interprètent autrement. »

« L’auditeur de mon confrère n’a pas demandé cette preuve. »

Une part de ces différences est inévitable : un audit comporte nécessairement une appréciation professionnelle.

Mais plus les conséquences d’un audit deviennent importantes, moins une hétérogénéité excessive est acceptable.

Car si Qualiopi devient progressivement l’un des instruments de sécurisation du marché, une non-conformité ne sera plus seulement une discussion entre un OF et son certificateur.

Elle pourra avoir des conséquences économiques considérables.

La question de l’homogénéité des pratiques des certificateurs et des auditeurs devient alors beaucoup plus importante qu’au moment où Qualiopi était principalement présenté comme une certification qualité.

 

Les certificateurs eux-mêmes sont de plus en plus intégrés au système

L’évolution réglementaire est d’ailleurs intéressante.

Depuis 2024, les organismes certificateurs et instances de labellisation doivent transmettre chaque année au ministère un bilan de leur activité de certification. Pour les certificateurs, ce bilan est également transmis à l’instance nationale d’accréditation.

Ce n’est pas encore faire de l’auditeur un contrôleur de l’État.

Il faut être précis.

Mais cela montre que Qualiopi n’est plus un univers totalement séparé de la politique publique de surveillance du marché.

Et la logique actuelle pousse clairement vers davantage de circulation d’informations entre les différents acteurs.

La DGEFP demande elle-même une coordination accrue des contrôles avec les OPCO et la Caisse des dépôts.

Demain, jusqu’où cette circulation ira-t-elle ?

C’est une question déterminante.

 

Le contrôle de demain sera probablement un contrôle par la donnée

C’est peut-être là que se trouve la véritable évolution.

Le système français compte trop d’organismes et trop de prestations pour imaginer que des inspecteurs puissent contrôler physiquement tout le monde en permanence.

  • Le modèle qui se dessine est donc probablement différent.
  • Les données permettront de faire apparaître des anomalies.
  • Un taux inhabituel.
  • Une croissance spectaculaire.
  • Une concentration anormale de financements.
  • Des taux de rupture surprenants.
  • Des résultats incohérents.
  • Des sous-traitances en cascade.
  • Des volumes difficilement compatibles avec les moyens déclarés.

La donnée sélectionnera les organismes à regarder.

Puis différents acteurs interviendront selon la nature du risque : certificateur, financeur, Caisse des dépôts, OPCO, France Travail, services régionaux de contrôle…

C’est d’ailleurs déjà l’orientation retenue par la DGEFP, qui demande aux services régionaux de bâtir leurs plans de contrôle à partir de critères permettant de cibler les organismes suspects.

C’est probablement beaucoup plus efficace que d’essayer de transformer chaque audit Qualiopi en enquête antifraude.

 

Alors, quel doit être le rôle de l’auditeur ?

Peut-être faut-il justement résister à la tentation d’en faire un super-contrôleur.

Son rôle pourrait rester clair :

vérifier la conformité au référentiel, constater les incohérences et signaler, dans un cadre juridique parfaitement défini, les situations qui dépassent son champ de compétence.

Ensuite, à chacun son métier.

  • Aux financeurs de contrôler ce qu’ils financent.
  • Aux certificateurs de garantir la qualité de leur processus de certification.
  • Aux services de l’État d’exercer leurs pouvoirs de contrôle.
  • Aux autorités compétentes de rechercher et sanctionner la fraude.

Et aux organismes de formation de démontrer non seulement qu’ils disposent des bonnes procédures, mais qu’ils délivrent réellement les prestations qu’ils annoncent.

Cette répartition paraît moins spectaculaire qu’un « grand nettoyage » du secteur.

Mais elle serait probablement beaucoup plus solide.

 

Qualiopi V10 ne pourra pas résoudre seul le problème

C’est également pour cette raison qu’il faudra être prudent lorsque la prochaine évolution de Qualiopi arrivera.

Si l’on attend du futur référentiel qu’il garantisse simultanément la qualité pédagogique, l’insertion professionnelle, la conformité administrative, la bonne utilisation de l’argent public, la régularité de la sous-traitance et l’absence de fraude, on lui demandera l’impossible.

Un référentiel qualité peut améliorer les pratiques.

  • Il peut professionnaliser les organismes.
  • Il peut obliger à formaliser des processus.
  • Il peut rendre certaines dérives plus visibles.

Mais il ne remplacera jamais un véritable système de contrôle.

Et surtout, une certification n’est pas une enquête.

Cette distinction devra être protégée.

 

Le véritable enjeu des dix-huit prochains mois

Le débat ne devrait donc peut-être pas porter uniquement sur la sévérité de Qualiopi.

Il devrait porter sur l’architecture complète du contrôle de la formation professionnelle.

  • Qui détecte ?
  • Qui vérifie ?
  • Qui enquête ?
  • Qui sanctionne ?
  • Qui contrôle les contrôleurs ?
  • Qui garantit que les mêmes règles sont appliquées à Lille, Marseille, Paris ou Toulouse ?

Et comment éviter qu’un organisme sérieux soit écrasé sous la preuve documentaire pendant qu’un fraudeur professionnel présente un classeur absolument parfait ?

Ce sont ces questions qui détermineront l’efficacité du dispositif.

Car la difficulté n’est pas de contrôler davantage.

La difficulté est de mieux contrôler.

Et peut-être faut-il ajouter une dernière distinction, fondamentale :

  • Une non-conformité n’est pas une mauvaise formation.
  • Une mauvaise formation n’est pas nécessairement une fraude.
  • Et une certification Qualiopi n’est pas un certificat de moralité.

Si la réforme à venir parvient à préserver ces distinctions tout en permettant aux différents acteurs d’échanger davantage d’informations et de cibler les véritables risques, elle pourra réellement assainir le marché.

Si elle consiste simplement à transformer progressivement les auditeurs Qualiopi en inspecteurs sans leur en donner ni le statut, ni les pouvoirs, ni les moyens, elle créera surtout davantage de procédures.

Et probablement de nouveaux « kits Qualiopi » pour apprendre à y répondre

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SOURCES

  • Ministère du Travail – DGEFP, Circulaire n° DGEFP/MOC/2026/30 du 17 février 2026 relative aux priorités de contrôle dans la formation professionnelle pour 2026 et 2027.
  • Légifrance, Code du travail, articles L.6316-1 à L.6316-5 – qualité des actions de formation professionnelle.
  • Légifrance, Code du travail, articles R.6316-1 à R.6316-9, version 2026.
  • Légifrance, article D.6316-1-1, référentiel national et modalités d’audit Qualiopi.
  • Légifrance, loi n° 2025-594 du 30 juin 2025 contre toutes les fraudes aux aides publiques, notamment son article 20 relatif à la formation professionnelle
  •  

Mini FAQ : Auditeur Qualiopi = contrôleur ?

Un auditeur Qualiopi est-il un contrôleur de l’État ?
Non. La certification est délivrée par des organismes certificateurs accrédités ou par des instances de labellisation reconnues. Les services régionaux de contrôle de l’État disposent de leurs propres compétences et pouvoirs.

Qualiopi permet-il de détecter les fraudes ?
Un audit peut faire apparaître des incohérences ou des non-conformités, mais Qualiopi est d’abord un dispositif de certification fondé sur un référentiel national. La recherche et la sanction des fraudes relèvent d’un arsenal juridique et administratif beaucoup plus large.

Les financeurs ont-ils eux aussi un rôle de contrôle ?
Oui. Le Code du travail leur confie notamment un rôle concernant l’adéquation financière des prestations avec les besoins, l’ingénierie pédagogique, les moyens mobilisés et les tarifs pratiqués.

Les auditeurs Qualiopi doivent-ils être compétents ?
Oui. La réglementation prévoit explicitement des exigences destinées à garantir leur compétence. La question qui se pose désormais est celle de l’adéquation de ces compétences si leur rôle évolue vers des missions de plus en plus proches de la détection des risques et de la fraude.

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MLM est-ce que vous connaissez ?

MLM est-ce que vous connaissez ?

Le marketing de réseau, ou MLM (Multi-Level Marketing), est un modèle commercial qui intrigue autant qu’il suscite des débats. Très utilisé dans des secteurs comme la cosmétique ou la nutrition, le MLM pourrait-il s’appliquer au domaine de la formation professionnelle ? Cet article explore le fonctionnement du MLM, ses avantages et inconvénients, et analyse si ce modèle est adapté aux formateurs indépendants et aux organismes affiliés.

MLM est-ce que vous connaissez ?

MLM est-ce que vous connaissez ?

Qu’est-ce que le MLM en marketing de réseau ?


Définition et principes fondamentaux
Le MLM est un modèle commercial basé sur un réseau de distributeurs ou partenaires. Ces derniers :

  • Vendent directement des produits ou services à une clientèle.
  • Recrutent de nouveaux distributeurs qui forment une « downline ».
  • Gagnent des commissions sur leurs propres ventes et sur celles réalisées par leur réseau.

Fonctionnement typique

Un réseau hiérarchisé : Chaque participant construit son réseau en recrutant d’autres distributeurs.
Commissions à plusieurs niveaux : Les revenus sont générés par la vente directe et une partie des ventes réalisées par les niveaux inférieurs.
Autonomie et motivation : Chaque membre est considéré comme un entrepreneur individuel.


Avantages du MLM pour les entreprises et les indépendants


1. Coût d’entrée faible
Le MLM demande peu d’investissement initial. Pour un formateur ou un organisme de formation, cela signifie :

  • Pas besoin d’ouvrir des locaux ou de financer une grosse structure.
  • Une opportunité pour démarrer rapidement sans contrainte financière importante.

2. Effet de levier sur le réseauLes participants d’un MLM ne sont pas seulement des vendeurs, mais aussi des recruteurs.
Un formateur peut s’appuyer sur d’autres professionnels pour élargir son réseau de prospects ou augmenter les ventes de ses services.


3. Revenus récurrents
En construisant un réseau actif, les participants peuvent percevoir des commissions régulières. Cela peut être intéressant pour des services à abonnement, comme des modules e-learning ou des formations continues.

4. Flexibilité et entrepreneuriat
Le modèle encourage l’autonomie et permet de travailler selon ses propres horaires, un avantage clé pour les indépendants.

 

Les limites du MLM, notamment pour les formateurs indépendants


1. Réputation controversée
Le MLM est souvent confondu avec des systèmes pyramidaux, qui sont illégaux. Cela peut nuire à la crédibilité d’un organisme ou d’un formateur s’il n’explique pas clairement son fonctionnement.
Les prospects peuvent être réticents à l’idée de rejoindre ce type de structure.
2. Dépendance à la performance du réseau
Si les membres recrutés ne sont pas actifs, les commissions diminuent rapidement.
Dans le cadre de la formation, recruter des formateurs motivés et compétents peut être un défi.
3. Complexité de mise en place
Pour un organisme de formation, mettre en place un modèle MLM implique :

    • Des outils de gestion pour suivre les ventes et les commissions.
    • Une stratégie claire pour recruter des formateurs et maintenir leur engagement.

4. Risques financiers
Si les produits ou services ne sont pas adaptés au marché, le modèle peut échouer, entraînant des pertes financières pour les participants.

 

Le MLM est-il adapté aux formateurs et organismes de formation ?


1. Cas des formateurs indépendants
Pour un formateur travaillant pour un organisme, le MLM pourrait s’avérer peu adapté :

  • Les revenus dépendent fortement de la capacité à recruter d’autres formateurs ou clients.
  • Cela peut détourner le formateur de son cœur de métier : enseigner et accompagner les apprenants.

2. Cas des organismes affiliés
Les organismes de formation pourraient envisager le MLM dans les contextes suivants :

Pour vendre des produits éducatifs : E-books, modules en ligne ou accès à une plateforme LMS.
Pour développer un réseau commercial : Les formateurs indépendants deviennent des ambassadeurs du programme, touchant des commissions sur les ventes qu’ils génèrent.


3. Attention au positionnement

L’organisme doit clairement définir son modèle pour éviter toute confusion. Par exemple, un MLM basé sur la qualité des formations et non sur une stratégie purement commerciale sera mieux perçu.

 

Alternatives au MLM pour développer son activité dans la formation


Si le MLM ne semble pas adapté, voici d’autres modèles pour attirer des clients et booster les ventes :

1. Programme d’affiliation
Permet à des partenaires de toucher une commission sur les ventes réalisées grâce à leur réseau ou leurs recommandations.
Moins complexe qu’un MLM et mieux accepté.
2. Référencement et cooptation
Encouragez vos clients satisfaits à recommander vos formations contre des avantages (réductions, accès privilégiés).
3. Partenariats stratégiques
Collaborez avec des entreprises ou institutions pour proposer vos formations à leurs employés ou membres.
4. Marketing de contenu
Créez des ressources gratuites (articles, vidéos, webinaires) pour attirer des prospects et les convertir en clients fidèles.



Le MLM en marketing de réseau peut être une opportunité, mais son application dans le secteur de la formation reste limitée. S’il peut fonctionner pour la vente de produits éducatifs, il présente des défis importants pour les formateurs indépendants et les organismes affiliés. Des alternatives comme l’affiliation ou le marketing de contenu offrent des solutions plus simples et adaptées à la réalité du marché de la formation.

 

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Qualiopi : le rapport certification des organismes de formation

Le rapport  RAPPORT IGAS N°2023-024R/IGESR N°22-23 181A sur la « La qualité de la formation professionnelle » révèle plusieurs points clés concernant le système de qualité de la formation professionnelle en France, ses objectifs, ses défis et les recommandations pour son amélioration.

Qualiopi : le rapport certification des organismes de formation

1. Contexte et Objectifs de la Mission:

– Le rapport, initié par les ministres chargés du travail, de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, vise à analyser le système de qualité de la formation professionnelle en France, son impact, ses limites, la complétude de ses composantes et les possibilités de coordination entre elles.
– La formation professionnelle fait face à des exigences de qualité croissantes, motivées par des enjeux économiques, sociaux et individuels. L’augmentation du nombre de formations et des moyens alloués à l’apprentissage, au plan d’investissement dans les compétences, et au compte personnel de formation soulignent l’importance de répondre à ces exigences.

2. Définition de la Qualité et Système de Vérification:

– La qualité est définie sous trois aspects : la qualité externe (satisfaction des apprenants, évaluation des acquis, impact sur les structures de travail), la qualité interne (caractéristiques des processus et procédures d’une organisation), et le respect des obligations légales et réglementaires pour lutter contre la fraude.
– Le système actuel de vérification de la qualité implique de multiples acteurs et semble complexe, sans garantir l’efficacité escomptée.

3. Certification des Organismes de Formation (Qualiopi):

– Depuis 2018, la certification Qualiopi est obligatoire pour les organismes de formation souhaitant bénéficier des fonds publics et mutualisés. Elle vise à attester de la qualité du processus de délivrance et à rendre l’offre de formation plus lisible pour les usagers et les entreprises.
– Cependant, le pilotage et la supervision des pratiques de certification par Qualiopi sont insuffisants, menant à des disparités et parfois à des fraudes.

4. Contrôles Qualité des Financeurs:

– Les contrôles qualité des financeurs se basent sur des référentiels similaires à Qualiopi, majoritairement axés sur la qualité interne des processus de délivrance. La qualité externe, définie par certaines exigences spécifiques, est contrôlée à travers des suivis périodiques, mais l’analyse de l’impact des formations reste sous-développée.

5. Coordination des Contrôles Qualité:

– La coordination actuelle des contrôles qualité est embryonnaire, manquant de moyens pour une approche globale et coordonnée, surtout en termes de systèmes d’information.

6. Recommandations de la Mission:

– La mission suggère des mises à jour du référentiel Qualiopi, l’harmonisation des procédures d’enregistrement des titres et diplômes, un renforcement des contrôles du cadre légal, la systématisation des dispositifs de suivi des exigences contractuelles, et la structuration des dispositifs de signalement des problèmes de qualité.

7. Méthodologie de la Mission:

– La mission a mené une série d’entretiens et d’enquêtes, notamment sur la certification Qualiopi, impliquant divers acteurs du secteur de la formation professionnelle, incluant des organismes de formation, des apprentis, des stagiaires, des services administratifs et des financeurs.

8. Concepts de Certification:

– Le rapport clarifie les concepts de certification, y compris la certification des titres professionnels, des organismes de formation (Qualiopi), et des apprenants.

Qualiopi : le rapport certification des organismes de formation

En résumé, le rapport souligne la complexité et les défis du système actuel de qualité de la formation professionnelle en France, notamment en termes de pilotage, de supervision, de coordination, et d’analyse d’impact. Les recommandations visent à améliorer l’efficacité et la coordination du système, ainsi qu’à renforcer les contrôles de la qualité.

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Qualiopi : 8 sources de financements à obtenir grâce à Qualiopi

Qualiopi : 8 sources de financements à obtenir grâce à Qualiopi

En tant qu’organisme certifié Qualiopi, l’accès aux financements est une étape essentielle pour assurer le développement de votre activité. Découvrez les solutions de financement et comment y accéder.

 

Lire l’article complet sur : certif-icpf.org

 

 

Qualiopi est une certification de qualité pour les prestataires d’actions concourant au développement des compétences, mise en place par la loi Avenir professionnel en France. Cette certification atteste de la qualité des processus mis en œuvre par les organismes de formation, ce qui leur permet de bénéficier de divers avantages, y compris l’accès à certains financements. Voici quelques-uns des avantages associés à l’obtention de la certification Qualiopi :

Accès aux financements publics : L’obtention de la certification Qualiopi est souvent requise pour accéder à certains financements publics pour la formation professionnelle, tels que les fonds de la formation professionnelle continue. Sans cette certification, les prestataires de formation risquent de ne pas être éligibles à ces financements.

Eligibilité au Compte Personnel de Formation (CPF) : La certification Qualiopi est également souvent exigée pour que les formations dispensées par les prestataires soient éligibles au Compte Qualiopi personnel de Formation (CPF). Cela signifie que les apprenants pourront utiliser leur CPF pour financer ces formations, ce qui peut accroître l’attrait des formations proposées par les organismes certifiés.

Renforcement de la crédibilité et de la confiance : Qualiopi témoigne de la conformité des prestataires de formation aux exigences de qualité fixées par les autorités compétentes. Ainsi, les organismes certifiés gagnent en crédibilité et en confiance auprès des entreprises, des apprenants et des partenaires, ce qui peut conduire à une augmentation de la demande pour leurs services de formation.

Amélioration de la compétitivité : En démontrant leur engagement envers la qualité des services de formation qu’ils proposent, les prestataires certifiés Qualiopi peuvent se démarquer de leurs concurrents et renforcer leur position sur le marché de la formation professionnelle. Cette différenciation peut conduire à une augmentation du nombre d’opportunités de partenariats et de contrats de formation.

Conformité aux exigences légales : Qualiopi permet aux prestataires de formation de se conformer aux exigences légales et réglementaires en matière de qualité des actions de formation. Cela réduit les risques de non-conformité et les éventuelles pénalités liées à des pratiques de formation non conformes.

En obtenant la certification Qualiopi , les prestataires de formation peuvent non seulement prouver la qualité de leurs services, mais également améliorer leur accès à des financements publics, renforcer leur réputation sur le marché et se conformer aux normes et exigences légales en matière de formation professionnelle.

 

L’obtention de la certification Qualiopi ouvre la porte à différents financements publics en France pour les organismes de formation. Voici une liste des principaux financements auxquels les organismes de formation certifiés Qualiopi peuvent prétendre :

Fonds National de l’Emploi (FNE) : Le Fonds National de l’Emploi propose des aides financières aux entreprises pour soutenir leurs projets de formation, notamment pour les formations des salariés en activité partielle ou pour des formations liées à la transition numérique.

Compte Personnel de Formation (CPF) : Les formations dispensées par des organismes de formation certifiés Qualiopi sont éligibles au Compte Personnel de Formation (CPF). Cela signifie que les individus peuvent utiliser leur CPF pour financer ces formations, ce qui ouvre de nouvelles opportunités de financement pour les organismes certifiés.

Plan de développement des compétences des entreprises : Les entreprises peuvent utiliser leur plan de développement des compétences pour financer les formations proposées par des organismes de formation certifiés Qualiopi , ce qui permet aux organismes de bénéficier de ces financements pour leurs programmes de formation.

Contrats de professionnalisation et contrats d’apprentissage : Les organismes de formation certifiés Qualiopi peuvent bénéficier de financements liés aux contrats de professionnalisation et aux contrats d’apprentissage. Ces financements visent à soutenir les formations en alternance et à faciliter l’insertion professionnelle des jeunes et des demandeurs d’emploi.

 

Mais lisez l’article complet  sur certif-icpf.org

Il est important de noter que la liste ci-dessus n’est pas exhaustive et qu’il existe d’autres sources de financement auxquelles les organismes de formation certifiés Qualiopi peuvent accéder en fonction de leurs activités, de leur secteur d’activité et de leurs partenariats avec d’autres acteurs du marché de la formation. Il est donc conseillé aux organismes de se renseigner auprès des autorités compétentes et des organismes de financement pour connaître toutes les possibilités de financement disponibles.

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Qualiopi : Ce qui à changé en 2023

Accédez au RNQ 8 avec annotation pour les changements

Téléchargez le Guide de lecture Qualiopi version 8 avec les annotations des spécialiste pour découvrir les différences entre la version 7 et la nouvelle version

 

Qualiopi : Ce qui à changé en 2023

 

Qualiopi : Ce qui à changé en 2023

 

Le Référentiel National Qualité (RNQ) QUALIOPI est un cadre de référence créé par le Ministère du Travail, de l’Insertion Professionnelle et de l’Emploi en 2016 afin de contrôler la qualité des organismes de formation en France. Le RNQ QUALIOPI est un référentiel unique qui permet de certifier la qualité des prestataires d’actions de formation. Il est composé de 7 critères et 32 indicateurs.

La version 8 du guide de lecture du RNQ QUALIOPI a été publiée en novembre 2023. Ce guide apporte des précisions sur les modalités d’audit associées au référentiel de certification qualité des organismes prestataires d’actions concourant au développement des compétences, visés à l’article L. 6351-1 du Code du travail. Il permet d’apporter des informations sur les 7 critères et 32 indicateurs qualité. Le guide mentionne pour chaque indicateur du référentiel le niveau attendu du prestataire pour valider l’indicateur, des exemples de preuves et d’éventuelles précisions, notamment en fonction des catégories d’actions (action de formation, bilan de compétences, validation des acquis de l’expérience, apprentissage) ou concernant les formations certifiantes.

Le guide de lecture du ministère apporte des précisions sur les modalités d’audit Qualiopi, sur site ou à distance. Il précise pour chaque indicateur du référentiel : le niveau attendu du prestataire pour valider l’indicateur, des exemples de preuves et d’éventuelles précisions, notamment en fonction des catégories d’actions (action de formation, bilan de compétences, validation des acquis de l’expérience, apprentissage) ou concernant les formations certifiantes. Les termes en gras sont définis dans un glossaire.

En somme, la version 8 du guide de lecture du RNQ QUALIOPI apporte des précisions sur les modalités d’audit associées au référentiel de certification qualité des organismes prestataires d’actions concourant au développement des compétences, visés à l’article L. 6351-1 du Code du travail. Il permet d’apporter des informations sur les 7 critères et 32 indicateurs qualité.

 

Des retouches en 2023

 

Qualiopi : Ce qui à changé en 2023

La durée d’un audit initial Qualiopi varie entre une journée et cinq journées (environ) selon la taille de l’organisme et ses activités.

Lire l’article complet sur : www.digiformag.com

Dernières informations en provenance de Qualiopi :

Le coût d’un audit Qualiopi dépend de sa durée. Et sa durée dépend d’une liste de critères, détaillés ci-dessous, qu’il est indispensable de s’approprier pour éviter les mauvaises surprises. Les règles de calcul de la durée de l’audit sont majoritairement stables depuis la publication de l’arrêté du 9 juin 2019 qui en a posé le cadre. Certains changements ciblés sont intervenus au 1er juin 2023 ou vont intervenir au 1er septembre 2023 pour des situations particulières. Notamment : les organismes multisites et les nouveaux entrants.

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Enquête Qualiopi auprès des OF

France Compétences a récemment mené une enquête approfondie sur le dispositif Qualiopi et son impact sur les organismes de formation (OF). Cette étude vise à recueillir les avis des OF concernant les contraintes et les avantages du Référentiel National Qualité (RNQ). Dans cet article, nous explorerons les résultats de cette enquête, les perceptions des organismes de formation, et les implications pour le secteur de la formation professionnelle en France. Enquête Qualiopi auprès des OF

1. Contexte de l’Enquête

1.1. Introduction à Qualiopi

Qualiopi est la marque de certification qualité des prestataires d’actions de formation en France, rendue obligatoire par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Cette certification vise à garantir la qualité des processus mis en œuvre par les organismes de formation, afin d’améliorer l’offre de formation et de renforcer la confiance des bénéficiaires.

1.2. Objectifs de l’Enquête

L’enquête de France Compétences a été conçue pour évaluer l’impact de la certification Qualiopi sur les OF, identifier les principales contraintes rencontrées et recueillir des suggestions pour améliorer le dispositif. Elle vise également à comprendre comment les OF perçoivent la valeur ajoutée de Qualiopi en termes de qualité et de reconnaissance.

2. Résultats de l’Enquête

2.1. Participation et Méthodologie

L’enquête a recueilli les réponses de plus de 1 000 organismes de formation à travers la France. Les participants ont été interrogés sur divers aspects de la certification Qualiopi, y compris les coûts, la charge administrative, les bénéfices perçus et les défis rencontrés.

2.2. Contraintes du RNQ

2.2.1. Coûts Financiers

Un des principaux points de préoccupation pour les OF est le coût de la certification Qualiopi. Environ 70% des répondants ont indiqué que les coûts associés à l’obtention et au maintien de la certification sont élevés. Cela inclut les frais de certification, les coûts de mise en conformité et les dépenses liées à l’audit.

2.2.2. Charge Administrative

La charge administrative est un autre aspect critique souligné par les OF. Près de 60% des répondants ont estimé que la gestion des exigences documentaires et procédurales de Qualiopi est lourde et chronophage. Cette contrainte est particulièrement ressentie par les petits organismes de formation qui disposent de moins de ressources.

2.2.3. Complexité des Exigences

La complexité des exigences du RNQ a également été mentionnée comme une contrainte majeure. Les OF ont exprimé des difficultés à comprendre et à appliquer certains critères de manière cohérente, en raison de l’ambiguïté des exigences et des interprétations variées des auditeurs.

2.3. Bénéfices de la Certification Qualiopi

2.3.1. Amélioration de la Qualité

Malgré les contraintes, la majorité des OF reconnaissent que la certification Qualiopi a contribué à améliorer la qualité de leurs processus. Environ 75% des répondants ont indiqué que la mise en conformité avec les critères du RNQ a permis de professionnaliser leurs pratiques et d’assurer une meilleure traçabilité des actions de formation.

2.3.2. Reconnaissance et Crédibilité

La certification Qualiopi est perçue comme un gage de sérieux et de qualité par les bénéficiaires et les partenaires. Près de 80% des OF ont constaté une amélioration de leur image et de leur crédibilité auprès des clients et des financeurs. Cela a également facilité l’accès à des financements publics et à des appels d’offres.

2.3.3. Alignement avec les Politiques Publiques

Les OF apprécient également l’alignement de Qualiopi avec les politiques publiques en matière de formation professionnelle. La certification permet de répondre aux exigences des financeurs publics et d’aligner les pratiques des OF avec les objectifs de qualité définis par l’État.

3. Suggestions et Recommandations

3.1. Simplification des Procédures

Les OF ont suggéré plusieurs améliorations pour rendre le dispositif Qualiopi plus accessible. Une des recommandations principales est la simplification des procédures administratives et documentaires. Cela inclut la clarification des critères du RNQ et la réduction des exigences documentaires pour alléger la charge administrative.

3.2. Soutien Financier

Les répondants ont également proposé la mise en place de soutiens financiers pour aider les petits organismes de formation à couvrir les coûts de certification. Des subventions ou des aides spécifiques pourraient encourager davantage d’OF à se certifier sans craindre les répercussions financières.

3.3. Formation et Accompagnement

Pour mieux accompagner les OF dans le processus de certification, des formations spécifiques et des outils pédagogiques pourraient être développés. Ces ressources aideraient à mieux comprendre et appliquer les critères du RNQ, réduisant ainsi la complexité perçue.

4. Implications pour le Secteur de la Formation

4.1. Renforcement de la Qualité

Les résultats de l’enquête montrent que, malgré les contraintes, la certification Qualiopi contribue significativement à l’amélioration de la qualité des actions de formation. Cette tendance est positive pour l’ensemble du secteur, car elle élève les standards et assure une meilleure satisfaction des bénéficiaires.

4.2. Évolution des Pratiques

Les suggestions des OF indiquent une volonté d’évolution des pratiques et des processus. En répondant aux préoccupations exprimées, les autorités peuvent rendre le dispositif Qualiopi plus efficace et inclusif, favorisant ainsi une adoption plus large et un impact plus important.

4.3. Pérennisation des OF

En fin de compte, la pérennisation des OF passe par une adaptation continue aux exigences de qualité et une gestion efficace des ressources. La certification Qualiopi, bien que contraignante, représente une opportunité de structuration et de professionnalisation pour les OF, leur permettant de se positionner favorablement sur le marché de la formation.

Conclusion

L’enquête de France Compétences sur Qualiopi révèle des aspects contrastés du dispositif : des contraintes financières et administratives significatives, mais également des bénéfices en termes de qualité et de crédibilité. Les suggestions des organismes de formation pour améliorer le système sont précieuses et doivent être prises en compte pour rendre la certification plus accessible et efficace. En s’adaptant et en évoluant, le secteur de la formation professionnelle en France peut continuer à se renforcer et à répondre aux besoins changeants des apprenants et des entreprises. Pour plus d’informations et pour suivre les dernières actualités concernant la certification Qualiopi, n’hésitez pas à consulter notre site web ou à contacter nos conseillers spécialisés.

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France compétences confirme l’alignement de l’enseignement supérieur sur les exigences de Qualiopi

La conférence annuelle « qualité de la formation » organisée par France compétences le 3 novembre dernier établit la convergence entre les référentiels du Hcéres (Haut conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et de la CTI (Commission des Titres d’Ingénieurs) avec la nouvelle certification Qualiopi.

conférence qualiopi

Le déploiement de la nouvelle démarche qualité inscrite dans la loi du 5 septembre 2018 franchit une nouvelle étape dans le champ de l’enseignement supérieur. Comme prévu par la loi, France compétences a organisé le 3 novembre dernier la conférence annuelle « qualité de la formation » avec le Hcéres et la CTI. Cette conférence a confirmé la correspondance des référentiels des deux instances de régulation de l’enseignement supérieur avec les exigences de Qualiopi.

 

La convergence est-elle totale?

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Qualiopi : retour d’expérience!



QUALIOPI : une simple formalité ? Hum !…

La démarche QUALIOPI risque d’être au cœur des préoccupations des organismes de formation et les prochains mois peuvent s’avérer crispants pour beaucoup. Petit retour d’expérience sur le sujet avec un objectif: dédramatiser !

Qualiopi

1 – QUALIOPI: c’est quoi déjà ?

Qualiopi c’est  la deuxième couche qualité (certains parlent de double peine 😅) après le décret n° 2015-790 du 30 juin 2015 relatif à la qualité des actions de la formation professionnelle continue qui avait conduit à la création du Datadock.

Qualiopi prend ses origines dans la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui pose le principe d’une certification délivrée par un organisme tiers sur la base d’un référentiel unique : ce sera finalement QUALIOPI, un savant mélange de QUALITAS et de CALIOPEE. Quand on sait que cette dernière était la déesse de la poésie épique, cela pose les ambitions ! La qualité comme une musique douce ? Dans tous les cas, QUALIOPI correspond à la fois à :

  • une marque déposée auprès de l’INPI qui peut être délivrée par des organismes certificateurs retenus par le Comité français d’accréditation (COFRAC);
  • une attestation de la qualité du processus mis en œuvre par les prestataires d’actions concourant au développement des compétences (PAC), qu’il s’agisse d’actions de formation, de bilans de compétences, d’actions de VAE ou d’actions de formation par apprentissage;
  • une obligation afin de bénéficier des fonds publics et mutualisés et par conséquence le système qui vient se substituer au Datadock à partir du 1er janvier 2022.

2 – QUALIOPI : il n’y a pas le choix

 Aller vers la certification QUALIOPI ne coule pas forcément de source, et pourtant ! En effet, il ne s’agit pas d’une obligation générale pour un OF/PAC, mais simplement la voie d’accès à certaines sources de financement. Mais quel OF peut aujourd’hui se passer des financements de la formation professionnelle continue : Aucun!

Les OF travaillent forcément avec les OPCO et participent à de nombreux appels d’offre publics. C’est aussi une garantie apportée aux clients sur le professionnalisme même si par ailleurs il existe d’autres démarches via l’ISO 9001 ou l’OPQF et autre).

3 – QUALIOPI : choisir son certificateur ?

C’est une des particularités de la certification. Elle est basée sur un référentiel unique, mais délivrée par plusieurs certificateurs accrédités par le COFRAC, l’instance française de référence. Aujourd’hui 24 certificateurs font partie des heureux élus. Du coup, ca ne facilite pas la tâche pour le choix …

Le mieux est d’envisager cette démarche comme une prestation classique. Dans ce cadre qu’est-ce qui fait la différence, et précède la prise de décision ?

  1. Le coût. Ne va pas se mentir c’est un des freins à la démarche, et encore plus pour des structures de taille modeste qui n’ont pas toujours une trésorerie extensible. Les prestataires sollicités ont des tarifications comprises entre 800 et 1200 euros par journée d’audit (mais il y a sans doute au dessus et en dessous sur le marché), soit pour une petite structure autour de 1 500 à 3000 euros environ sur l’ensemble du cycle de 3 ou 4 ans (voir plus loin).
  2. L’information et le conseil apportés. La relation de confiance se crée par la capacité du certificateur à rassurer et apporter les éléments clés et adapter son discours à la spécificité de l’organisation qui le sollicite.
  3. La réactivité. En particulier dans cette période, des réponses rapides aux questions, un chiffrage dans un délai court peuvent rapidement faire pencher la balance au profit d’un certificateur.
  4. La planification de l’audit. La possibilité d’avoir un choix large de dates d’audits et dans des délais restreints s’avère aussi importante. C’est d’autant plus vrai qu’avec le décret n° 2020-894 du 22 juillet 2020, les organismes certifiés avant fin 2020 auront une certification valable 4 ans au lieu de 3 !

Le choix d’ISQ est souvent lié à l’obtention de l’OPQf historiquement relié à la FFP

4 – QUALIOPI : Il faut s’y préparer?

C’est ici que ça se complique. Pourquoi ? Eh bien parce que l’affaire dépend de l’existant et de l’historique de chaque organisation et qu’il n’y a donc pas de recette miracle. Voici quelques  éléments pour la mise en place, qui pourront donner des idées.

Petite précision, ceux qui ont un  label, par exemple OPQF ou ISO 9000 qui sont reconnus par l’ancienne liste du CNEFOP, et à ce titre nous n’étions pas audités sur certains indicateurs du référentiel. Cela dit, cela ne change pas grand chose à la méthode, simplement au volume de travail.

1.Inventaire de l’existant. Réunir les personnes couvrant l’ensemble des activités concernées par le référentiel. Cela va de la partie accueil, à l’ingénierie pédagogique, le marketing ou encore les fonctions commerciales, comme les responsables du web et les fonctions administratives.

Parcourir chaque indicateur (tous les indicateurs). L’idée : associer une couleur à chacun d’entre eux en comparant le référentiel à ce qui est fait en pratique.

  • VERT : L’indicateur ne pose pas de problème, il est documenté et intégré dans les pratiques de l’organisation
  • ORANGE : L’indicateur comporte une petite zone de risques, car il n’y a pas assez d’éléments pour répondre complètement au référentiel.
  • ROUGE : Il y a clairement un manque ou l’absence totale d’éléments. La non-conformité guette !

2.Plan d’action. Une fois les indicateurs critiques isolés (oranges et rouges), il s’agit de passer à l’action ! Une gestion de projet classique sommes toute :

  • un ou plusieurs livrables (documents, mise à jour, création de processus, réalisation d’une formation ou d’une sensibilisation idoine…)
  • un responsable de l’action
  • une date de livraison

3.Pilotage et validation. Dans l’absolu, il s’agit ici de désigner un responsable du pilotage de la démarche (le gérant, un chef de projet, le responsable qualité…) qui va superviser la livraison dans les délais et qui pourra également être le référent technique en cas de question sur un des indicateurs. Le pilote valide que le plan d’action global est bien conduit.

L’objectif est clairement d’éviter toute non-conformité majeure qui empêcherait la délivrance de la certification.

Cela est compliqué dans le contexte actuel. Adopter une stratégie de « limitation des risques » en se concentrant sur les indicateurs qui nécessitaient le plus de travail et d’attention, tout en ayant conscience qu’être parfait lors de l’audit est un objectif bien difficile à atteindre, mais il est possible de prouver que le travail est  engagé sur tous les chantiers. L’objectif est clairement d’éviter toute non-conformité majeure qui bloque la délivrance de la certification.

 

5 – QUALIOPI : Le jour de l’audit arrive ?

L’audit peut se dérouler sur deux jours, si le périmètre de certification concerne les actions de formations, mais également le bilan de compétences et l’apprentissage.

Il est possible d’organiser un roulement des personnes en fonction du plan d’audit transmis en amont par l’auditeur. Plusieurs salariés peuvent participer à l’exercice : directeurs, managers ou opérationnels, mais dans tous les cas, il faut que les documents soient immédiatement accessibles pour éviter de perdre du temps dans la recherche d’une preuve ou d’un document.

Les indicateurs sont abordés de manière croissante, du premier au dernier. Le travail peut être triple, si chaque indicateur est soumis aux 3 types d’actions de développement de compétences.

Généralement

  1. L’auditeur a une posture bienveillante et cherche à comprendre l’écosystème plutôt qu’essayer de faire rentrer des ronds dans des carrés.
  2. Les audités professionnels connaissent leur travail. L’exercice peut être déstabilisant pour certains habitués aux audits ISO 9001, beaucoup plus axés processus. Toutefois après avoir assimilé le côté beaucoup plus terre à terre de QUALIOPI les échanges sont fluides.
  3. Les pistes d’amélioration qui sont soulevées par l’auditeur sont intéressantes et méritent attention.

6 – QUALIOPI : ce n’est pas si terrible !

« Facile » n’est pas le mot qui convient.  

En fait, cette démarche a un côté déstructurant. En effet, les OF font beaucoup de choses dans leurs activités aujourd’hui de manière machinale, sans s’interroger. Le fait de passer à des indicateurs et des éléments de preuves très terre à terre interrogent sur la valeur créée qui délivrée aux clients.

Il faut y aller de toute façon. Il y a sans doute pas mal de boulot, et se faire accompagner est une solution, même si on en revient toujours à cette fichue contrainte financière qui est limitante. Le ratio coût/gain est alors à peser mais il  y a tant de chose à faire, surtout après cette crise du Covid19a

L’autre option, c’est d’y aller seul et de prendre un peu plus de temps en lissant son effort (comme un Marathon). Il y a encore 16 mois pour atteindre le graal, une activité à relancer, d’autres priorités. Rien ne sert de se précipiter, mais il faut savoir que, sauf gros revirement, la plupart des OF devront se résigner à y aller. Toutefois, la démarche peut être structurante, tout comme avait pu le faire DATADOCK à une époque. De là à dire que la certification pourrait même être bénéfique, il y a un pas …. Prêt à le franchir ?

 

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Comment se faire recaler à Qualiopi

Comment se faire recaler à Qualiopi ?

Les experts compétences accompagnent les organismes formation et les auto-école dans les démarches Qualiopi. 

Suivez les articles concernant Qualiopi.

  1. Le dispositif Qualiopi
  2. Qualiopi retour d’expérience
  3. Accompagnement Qualiopi
  4. Datadock et Qualiopi : quelles différences en 2023 ?

Qualiopi : Ce qui à changé en 2023

 
 
 

Julien Santerre 🚀 ARGALIS

 
 
 
 

Nombreux sont les articles à nous proposer un décryptage des exigences du référentiel Qualiopi et c’est une excellente chose, mais nous allons ici employer une démarche à contre-pied et nous demander comment nous y prendre si nous voulions être certains d’échouer à notre premier audit de certification. Pour ce faire, nous avons sollicité les conseils et retours d’expérience de Fabrice LAUMAY, auditeur Qualiopi pour différents organismes certificateurs et spécialiste de la qualité au sein des organismes de formations.

Fabrice, êtes-vous prêt à relever le challenge et nous dire comment un responsable d’organisme de formation devrait s’y prendre pour essuyer un échec à coup sûr à son audit initial Qualiopi ?

F.L. : « Avec plaisir ! On me demande plutôt l’inverse d’habitude, mais allons-y. Je dirais qu’il est possible de se concentrer sur 4 volets particulièrement problématiques. Ce sont des écueils liés à la préparation de la certification que je retrouve régulièrement. »

Erreur #1. Penser que passer à la certification Qualiopi quand on est déclaré DATADOCK relève de la simple formalité

F.L. : « L’erreur ici est de penser que les exigences, voire même l’esprit, derrière DATADOCK et Qualiopi se recouvrent à 80 %. Il y a certes un socle commun, mais il y a de nombreuses différences et notamment celui du cadre d’audit. La logique passe d’un audit documentaire et déclaratif à un audit sur site avec échantillonnage à la discrétion de l’auditeur. Sur cette base déclarative, certains process ont été déposés sur la plateforme DATADOCK, mais n’ont parfois jamais été mis en œuvre ou appliqués sur un plan opérationnel. Cela rend l’écart entre ce que l’on pense avoir mis en œuvre pour DATADOCK et les constations réelles relevées lors de l’audit initial encore plus grand ! »

Erreur #2. Négliger le temps de préparation

F.L. : « Ne pas préparer son audit ou le préparer sans l’appui du référentiel et attendre que l’auditeur vous établisse une liste des non-conformités pour les rectifier. Ça peut paraître gros, mais c’est assez fréquent ! Le référentiel est exigeant, il touche à de nombreux aspects de l’organisation du prestataire et bien souvent à des démarches jusqu’alors passées sous silence telles que la gestion du handicap ou la veille réglementaire. Il s’avère difficile d’improviser sur ce genre d’exigences. De même, il est nécessaire de faire vivre le système qualité suffisamment en amont de l’audit afin de pouvoir prouver la bonne application des dispositions mise en œuvre. L’absence d’anticipation et la prise en compte tardive ou incomplète du référentiel constituent donc des facteurs clés qui feront le succès ou l’échec de la certification. »

Erreur #3. Opter pour un « Kit Qualiopi » préconçu

F.L. : « C’est réellement la fausse bonne idée. Les outils et process présents dans ces kits correspondent rarement aux besoins et organisations réels du prestataire. On observe par conséquent un décalage parfois important entre les outils standardisés achetés et ce qui est effectivement exploité ou exploitable au sein de la structure. Rappelons-nous que la certification n’est pas une épreuve de sprint, mais une course de fond. Cette dernière s’inscrit dans la durée par les audits de surveillances et de renouvellement. Il est par ailleurs important que le prestataire continu d’adapter son système qualité afin de concilier les exigences du référentiel avec les réalités opérationnelles et cela dans une démarche d’amélioration continue. »

Erreur #4. Sous-estimer l’impact de la sous-traitance

F.L. : « Certains prestataires sous-traitent une part plus ou moins importante de leur activité de formation (parfois jusqu’à l’intégralité de leurs actions de formations !) et en oublient leur obligation de conserver une parfaite maîtrise des prestations sous-traitées. Le référentiel Qualiopi n’interdit pas la sous-traitance, mais le prestataire reste garant de la qualité et du respect du référentiel auprès de son sous-traitant. Penser que la certification Qualiopi de son sous-traitant dispense le prestataire de toutes actions d’évaluation ou de contrôle est une erreur. Le prestataire doit s’assurer que les process qualité de sa structure soient bien mis en œuvre au sein de la structure sous-traitante. Jeu d’équilibriste ; cette exigence n’exonère pas de veiller à la délicate application des règles inhérentes au recours à la sous-traitance ! »

« En somme, éviter de faire une évaluation diagnostique vous permettant de repérer les axes de travail, de mettre en place un plan d’action de mise en conformité préalable à l’audit et commencer le tout au dernier moment ! »

Merci pour ces conseils Fabrice ! Une dernière recommandation peut-être pour être absolument certain de ne pas obtenir sa certification lors du premier audit ?

F.L. : « Et bien, en complément de ceux déjà cités, je dirais “jouer la montre” le jour de l’audit ! Effectuer de nombreuses pauses café, emmener l’auditeur déjeuner dans un restaurant particulièrement éloigné ou mettre trente minutes à trouver chaque document demandé. Cela n’aura que pour seul effet une journée d’audit bien plus longue pour tout le monde et le sentiment d’un dispositif qui n’est pas maîtrisé ! »

 

 
 

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